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Des emplois plus précaires

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  • Maurin, L.
(2016). Des emplois plus précaires. Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 44(9), 22-22. https://doi.org/10.3917/gdsh.0044.0022.

  • Maurin, Louis.
« Des emplois plus précaires ». Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2016/9 N° 44, 2016. p.22-22. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/magazine-les-grands-dossiers-des-sciences-humaines-2016-9-page-22?lang=fr.

  • MAURIN, Louis,
2016. Des emplois plus précaires. Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2016/9 N° 44, p.22-22. DOI : 10.3917/gdsh.0044.0022. URL : https://shs.cairn.info/magazine-les-grands-dossiers-des-sciences-humaines-2016-9-page-22?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/gdsh.0044.0022


La précarité se développe, en particulier chez les salariés les moins diplômés et ceux dont l'emploi est déjà fragile.

1Selon l’Insee, fin 2014, la France compte 3,2 millions de personnes (soit 12,3 % des salariés) qui ont un emploi précaire, le plus souvent les peu qualifiés et les jeunes. Il s’agit le plus souvent de contrats à durée déterminée, en particulier dans le secteur privé, et des intérimaires.

2Cette définition est discutable. Les apprentis et une partie des contrats aidés reçoivent une formation, il est possible de les compter à part, même si leur contrat de travail est bien précaire. En revanche, elle n’intègre pas les précaires non salariés (par exemple, les indépendants, notamment les autoentrepreneurs), dont on sait pourtant qu’un certain nombre vivote au gré des contrats. Elles masquent aussi le fait que, malgré leur CDI, une partie des salariés les moins qualifiés, notamment dans les PME, sont très peu protégés des fluctuations économiques. Par exemple, le CDIC (contrat à durée indéterminée de chantier) est un contrat indéterminé… le temps des travaux pour un ouvrage déterminé. Dès que les travaux sont finis, le contrat s’arrête. Enfin, ces données moyennes cachent l’impact de la précarité pour les jeunes.

3Dans une période de chômage de masse, le statut de la fonction publique et le diplôme constituent des protections essentielles, qui permettent de se projeter dans l’avenir. La précarisation ne frappe pas l’ensemble du marché du travail. Celui-ci se fissure en deux univers opposés : des instables qui passent de CDD en intérim (surtout des jeunes peu qualifiés) et des salariés qui occupent des emplois stables (fonctionnaires, salariés qualifiés).

L'évolution de la précarité de l'emploi

4Le taux de précarité (CDD, intérim et apprentissage rapporté à l'emploi total des 15 ans et plus) a essentiellement augmenté entre 1982 et 1990, avec un taux qui est passé de 5,3 à 7,7 %, puis de 1993 à 2000 (de 8 à 11,9 %). Après avoir baissé d'un point jusqu'en 2003 pour atteindre 10,9 %, il est en 2013 de 12 %. Il faut noter qu'en période de crise conjoncturelle, l'emploi précaire diminue dans un premier temps (11,4 % en 2009) : les intérimaires et les contrats à durée déterminée ne sont pas renouvelés et les personnes se retrouvent au chômage. C'est dans les premiers temps des périodes de reprise, ou quand l'emploi se fait rare de façon structurelle, que la précarité se développe : le taux s'élève à 12 % depuis 2011. 

Description de l'image par IA : Graphique montrant l'évolution du taux de chômage en France de 1990 à 2010, avec une augmentation générale suivie de fluctuations.

Mots-clés éditeurs : emploi, marché du travail, Maurin, précarité, sociologie, sociologie du travail, travail

Date de mise en ligne : 30/11/2016

https://doi.org/10.3917/gdsh.0044.0022