Le « genre » chez les cathos
À propos de Penser avec le genre. Sociétés, corps, christianisme
- Par Paul Thibaud
Pages 146 à 155
Citer cet article
- THIBAUD, Paul,
- Thibaud, Paul.
- Thibaud, P.
https://doi.org/10.3917/espri.1705.0146
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- Thibaud, Paul.
- THIBAUD, Paul,
https://doi.org/10.3917/espri.1705.0146
Notes
-
[1]
Ouvrage collectif dirigé par Hervé Legrand et Yann Raison du Cleuziou, Perpignan, Artège/Lethielleux, 2016.
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[2]
Précédemment publiée dans Esprit en janvier 2015. La réflexion du père Laurent Lemoine est très proche de celle de Jean-Philippe Pierron. D’un style plus « flamboyant », elle oscille pareillement entre l’acceptation des thèses examinées et l’expression de réticences.
-
[3]
Pourtant, à propos de la loi Taubira, c’est la majorité « progressiste » de l’Assemblée qui s’est obstinée à étouffer le débat.
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[4]
Dans Sylviane Agacinski, Femmes entre sexe et genre, Paris, Seuil, 2012.
-
[5]
Cité par S. Agacinski, ibid., p. 25.
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[6]
Il en résulte une tendance croissante à légiférer contre les mauvaises pensées, depuis la loi Gayssot jusqu’à celle qui met le droit d’avorter, et l’avortement lui-même, à l’abri de toute critique possible.
-
[7]
Mona Ozouf, Mots des femmes, Paris, Gallimard, coll. « Tel », 2001.
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[8]
Sur la méthodologie de Bourdieu, voir Pierre Grémion, « De Pierre Bourdieu à Bourdieu » Études, janvier 2005 et, récemment, Jean-Louis Fabiani, Pierre Bourdieu, Paris, Seuil, 2015.
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[9]
Joan W. Scott, De l’utilité du genre, Paris, Fayard, 2012, p. 41.
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[10]
S. Agacinski, Femmes entre sexe et genre, op. cit., p. 58.
-
[11]
J. W. Scott, De l’utilité du genre, op. cit., p. 92.
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[12]
M. Ozouf évoque à ce propos Une fille d’Ève, nouvelle dans la préface de laquelle Balzac imagine une société qui rendrait les femmes invisibles (postface à la réédition des Mots des femmes, op. cit.).
-
[13]
Citation d’un père de l’Église, p. 287.
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[14]
Témoignage de Romain Gary à la fin du Sens de ma vie, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2016.
Issu de colloques organisés par Confrontations, association d’intellectuels catholiques, ce livre annonce d’emblée son enjeu : « Rompre le front qui semblait se tracer entre le catholicisme et les sciences sociales » après la Manif pour tous. Des formules analogues reviennent à plusieurs reprises. Elles impliquent deux choses : premièrement, il ne s’agit pas d’une défense ou d’une critique de la (des) théorie(s) du genre, mais du rapport de la pastorale catholique avec des sciences sociales qui la déstabilisent et devant lesquelles elle a tendance à se rétracter. Deuxièmement, à distance des pôles qui se sont cristallisés, il s’agit de tracer une voie d’échanges possibles. C’est pourquoi certains contributeurs dénoncent comme une habitude pernicieuse chez les catholiques de « surciter » les « vedettes théoriques » et médiatiques du « genre » (comme Judith Butler, Beatriz Preciado, Marcela Iacoub…) dont les thèses provocatrices sont pour eux une cible trop facile.
Rassemblant treize contributions, ce livre n’est pas homogène. L’anthropologue David Le Breton y fait par exemple de la théorie du genre une présentation aussi proche que possible de ce que pourraient souhaiter ses pires adversaires. « Le corps devient la prothèse d’un moi en quête d’une incarnation provisoire […]. Le corps est une sorte de brouillon à corriger par un travail adéquat, l’habitacle provisoire d’une identité qui refuse toute fixation […]. Le rêve est d’inventer sa singularité. » Tout cela dans le seul premier paragraphe…
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