Vivre dans le pluralisme
- Entretien avec Charles Taylor,
- Propos recueillis par Clémence Lalaut,
- Marc-Olivier Padis,
- Jean-Louis Schlegel
Pages 22 à 31
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- Entretien avec TAYLOR, Charles,
- Propos recueillis par LALAUT, Clémence,
- PADIS, Marc-Olivier,
- SCHLEGEL, Jean-Louis,
- Entretien avec Taylor, Charles.,
- et al.
- Entretien avec Taylor, C.,
- Propos recueillis par Lalaut, C.,
- Padis, M.-O.,
- Schlegel, J.-L.
https://doi.org/10.3917/espri.1410.0022
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- Entretien avec Taylor, C.,
- Propos recueillis par Lalaut, C.,
- Padis, M.-O.,
- Schlegel, J.-L.
- Entretien avec Taylor, Charles.,
- et al.
- Entretien avec TAYLOR, Charles,
- Propos recueillis par LALAUT, Clémence,
- PADIS, Marc-Olivier,
- SCHLEGEL, Jean-Louis,
https://doi.org/10.3917/espri.1410.0022
Notes
-
[*]
Philosophe, il a récemment publié en France l’Âge séculier, traduit de l’anglais par Patrick Savidan, Paris, Le Seuil, coll. « Les livres du Nouveau Monde », 2011. Voir le compte rendu de Jean-Louis Schlegel, « Les avenirs incertains de la sécularisation », dans Esprit, juin 2011.
-
[1]
Pierre Rosanvallon, la Société des égaux, Paris, Le Seuil, 2011.
-
[2]
Charles Taylor, “Perils of Moralism”, dans Dilemmas and Connections, Cambridge, Harvard University Press, 2011, p. 347-366.
-
[3]
Paul Ricœur, « Éthique et morale », dans Soi-même comme un autre, Paris, Le Seuil, 1990.
-
[4]
John Rawls, Théorie de la justice, Paris, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2009 (initialement publié en 1971 aux États-Unis).
-
[5]
Jürgen Habermas, De l’éthique de la discussion, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1992.
-
[6]
J. Habermas, « Les fondements prépolitiques de l’État démocratique », trad. de l’allemand par Jean-Louis Schlegel, Esprit, juillet 2004, p. 4-18.
Esprit – Alors que la laïcité semblait faire partie des valeurs consensuelles peu discutées sur le fond, elle est de plus en plus souvent débattue comme s’il fallait la remettre en cause ou, au contraire, réaffirmer ses principes. Comment comprenez-vous cette évolution ?Charles Taylor – Au Québec, comme, je crois, en France, il s’agit avant tout d’une réaction identitaire face à l’afflux d’immigrants d’origines et de cultures très différentes. Le Québec est depuis longtemps une terre d’accueil, mais jusque dans les années 1960, les nouveaux venus étaient largement assimilés du côté anglais. Constatant une chute du taux de natalité, la société francophone a peu à peu compris qu’elle n’avait aucun avenir à moins de faire un effort d’intégration. Cela s’est traduit de manière assez drastique avec la Loi 101, également appelée « Charte de la langue française », adoptée en 1977. Ce texte fait du français la langue officielle du Québec et s’appuie sur ce principe pour notamment obliger toutes les personnes issues de l’immigration à envoyer leurs enfants dans des écoles francophones. Parallèlement, le Québec revendique le droit fédéral à participer à la sélection des immigrants sur son territoire. Les candidats à l’immigration doivent passer des tests de connaissances linguistiques, et la maîtrise du français est un des principaux critères dans la grille de sélection établie par le ministère de l’Immigration. Commencent alors à arriver des populations francophones originaires du Maghreb ou de l’ancienn…
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