Les groupes de « Soutien au Soutien » : enjeux et processus psychiques
- Par Martine Lacour
Pages 267 à 287
Citer ce chapitre
- LACOUR, Martine,
- GIUST-OLLIVIER, Annie-Charlotte
- et OUALID, Florence,
- Lacour, Martine.
- Lacour, M.
- A. Giust-Ollivier
- et F. Oualid
https://doi.org/10.3917/eres.oual.2014.01.0267
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- Lacour, M.
- A. Giust-Ollivier
- et F. Oualid
- Lacour, Martine.
- LACOUR, Martine,
- GIUST-OLLIVIER, Annie-Charlotte
- et OUALID, Florence,
https://doi.org/10.3917/eres.oual.2014.01.0267
Notes
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[1]
Jacques Lévine (1923-2008), ancien collaborateur d’Henri Wallon, docteur en psychologie, psychanalyste français, a fondé en 1993 avec Jeanne Moll, docteur en sciences de l’éducation, et quelques autres collaborateurs d’alors, l’Association des groupes de soutien au soutien.
-
[2]
Pour une approche des dispositifs d’analyses de pratique se référant à Balint, le lecteur pourra se reporter à l’analyse comparative de quatre de ces dispositifs (dont le « Soutien au Soutien ») réalisé par le Groupe de formation à la recherche de l’université de Reims sous la direction de Marie-Laure Huet en 2005 ainsi qu’aux nombreuses recherches dans le domaine de l’app Cliopsy réalisées par Claudine Blanchard-Laville.
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[3]
J. Vidit (1999) définit le Moi-professionnel comme « ce qui résulte de la construction de “l’identité professionnelle” faite par remaniements successifs de l’articulation entre ce qui est de l’ordre de la problématique personnelle, fondement du sujet, et ce qui résulte des apports liés aux contenus didactiques et professionnels qu’il reçoit à différents niveaux, et selon de multiples modèles qui sont autant de supports identificatoires ».
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[4]
Frère du psychanalyste Jean Oury, Fernand Oury (1920-1996) est l’un des fondateurs de la pédagogie institutionnelle qui s’efforce d’articuler, dans l’organisation de la classe, le désir et la loi. R. Bénévent, C. Mouchet, L’école, le désir et la loi. Fernand Oury et la pédagogie institutionnelle, Champ social, 2014.
-
[5]
Ce cas clinique est une nouvelle élaboration à partir de présentations antérieures (cf. Lacour, 2009).
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[6]
Le Moi-maison est fondé sur la trilogie – ça/moi/surmoi – et joue avec le Moi de la cave, le Moi-social dont le Moi-scolaire et le Moi du grenier en tant que Moi-ludique et Moi-mythique (Lévine, Moll, 2000).
Au début des années 1970, le psychanalyste Jacques Lévine imagine un espace de contenance, en s’inspirant des « groupes Balint », appelé avec une pointe d’ironie « Groupe de Soutien au Soutien » car il est persuadé qu’il faut « soutenir les enseignants qui doivent soutenir leurs élèves ». Ce qui était vrai il y a quarante ans est encore d’actualité aujourd’hui tant les comportements de certains élèves troublent les éducateurs qui en ont la responsabilité. En s’éloignant de la nosographie actuelle des « troubles du comportement » et des regards qui classent, figent et péjorent, les participants d’un « Groupe de Soutien au Soutien » (gsas) se donnent le défi éthique de passer d’un regard obnubilé par les troubles du comportement à un regard ouvert sur les comportements qui troublent.
De ma place d’animatrice-psychanalyste de gsas, je commencerai par présenter le cadre puis je prendrai appui sur une vignette clinique pour expliciter en quoi ce dispositif cherche à être à la fois un outil de pratique relationnelle et un outil de formation. L’objectif de cette première partie de l’article est de permettre au lecteur d’entrer dans le processus d’un groupe, d’en lire certaines des prises de parole et de montrer le positionnement des uns et des autres, animateur comme participant.
De ma place de chercheur, j’exposerai en quoi « le processus empathique » mis en œuvre dans le gsas préfigure une position psychique réceptive que j’appelle la « posture empathique » en référence à l’empathie en psychanalyse telle que la définit Didier Houzel (Houzel, 2003) et à celle que Stefano Bolognini (Bolognini, 2006) appelle « l’empathie psychanalytique »…
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