Chapitre d’ouvrage

XIII. Alfonso Gambardella

Choix stratégiques et business models des entreprises innovantes à l’aune des marchés des technologies

Pages 251 à 274

Citer ce chapitre


  • Ayerbe, C.
  • et Azzam, J.-E.
(2023). XIII. Alfonso Gambardella Choix stratégiques et business models des entreprises innovantes à l’aune des marchés des technologies. Dans
  • T. Burger-Helmchen,
  • C. Hussler
  • et P. Cohendet
Les grands auteurs en management de l'innovation et de la créativité : Tome 2. Économie et management de l'innovation en pratique(s) (p. 251-274). EMS Éditions. https://doi.org/10.3917/ems.burge.2023.02.0251.

  • Ayerbe, Cécile.
  • et al.
« XIII. Alfonso Gambardella : Choix stratégiques et business models des entreprises innovantes à l’aune des marchés des technologies ». Les grands auteurs en management de l'innovation et de la créativité Tome 2. Économie et management de l'innovation en pratique(s) EMS Éditions, 2023. p.251-274. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-grands-auteurs-en-management-de-l-innovation-et-de-la-creativite--9782376877783-page-251?lang=fr.

  • AYERBE, Cécile
  • et AZZAM, Jamal Eddine,
2023. XIII. Alfonso Gambardella Choix stratégiques et business models des entreprises innovantes à l’aune des marchés des technologies. In :
  • BURGER-HELMCHEN, Thierry,
  • HUSSLER, Caroline
  • et COHENDET, Patrick,
Les grands auteurs en management de l'innovation et de la créativité Tome 2. Économie et management de l'innovation en pratique(s) Caen : EMS Éditions. Grands auteurs, p.251-274. DOI : 10.3917/ems.burge.2023.02.0251. URL : https://shs.cairn.info/les-grands-auteurs-en-management-de-l-innovation-et-de-la-creativite--9782376877783-page-251?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ems.burge.2023.02.0251


Notes

  • [1]
    Les auteurs tiennent à remercier très chaleureusement Alfonso Gambardella pour sa disponibilité et ses commentaires lors de la rédaction de ce chapitre.
  • [2]
    Markets for technology repris dans la suite de ce chapitre par l’acronyme répandu de MFT.
  • [3]
    Nous utiliserons par la suite le terme de licensing.
  • [4]
    Ces facteurs sont à rajouter à ceux mis en exergue par d’autres travaux, et en particulier, l’influence des difficultés de financement des petites entreprises innovantes. Par exemple, Lamoureaux et Sokoloff (1998) ont montré que les inventeurs, peinant à obtenir des financements pour développer leurs technologies, acceptaient des emplois au sein des laboratoires de R&D des grandes entreprises avec la promesse d’un contrat de travail leur assurant une sécurité financière en échange d’un renoncement à la propriété de leurs inventions au profit de l’employeur.
  • [5]
    Plusieurs travaux en économie ont à ce titre montré que le brevet est un moyen de résoudre le paradoxe d’Arrow et d’encourager le transfert de technologies : il facilite la vente de connaissances hautement codifiées tout en assurant la protection de l’exploitation par le détenteur des droits.
  • [6]
    Unlike physical tests, simulations require that one first develop software program that mimics the condition under which the object is tested in the real world. But to do so, one must first understand the static and dynamic properties under which the process takes place and translate them into mathematical and software language. By its very nature, this means articulating and codifying these properties-and the underlying knowledge embodied in individual or their organizations – into general and abstract forms. Similarly, better theoretical understanding of problems means elucidating them, thereby making the underlying knowledge of phenomena more explicit. These are powerful forces in making knowledge less context-dependent, and therefore more amenable to interorganizational transfer.” (Arora et al., 2001b, p. 99)
  • [7]
    L’idée selon laquelle la codification résulte d’un arbitrage entre coûts et bénéfices est présente dans d’autres analyses. Par exemple, Cowan et Foray (1997, p. 597) suggèrent que la “codification is a strategic instrument available at a certain cost for agents (or groups of agents) to pursue any strategy”.
  • [8]
    Parmi les secteurs documentés, Gambardella et McGahan (2010) montrent par exemple que dans les biotechnologies dans les années 1990 des firmes telles que Affymetrix, ECI Biotech se sont spécialisées dans l’octroi de licences sur des techniques de bio-informatique, technologies de contrôle, outils de simulation pour le tests de médicaments ou plus généralement les techniques dites « laboratories-on-a-chip ».
  • [9]
    L’ouvrage de 2001 mentionne ainsi explicitement « knowledge as an economic commodity ».
  • [10]
    The effectiveness of patents also depends on the extent to which the new ideas and knowledge can be articulated in terms of universal categories, cheaply and effectively. As knowledge can be expressed in more general and universal categories, the object of a patent, and its scope and applicability, can be defined more precisely. Hence, general and abstract knowledge would also enhance the ability to use patents to protect innovations.” (Arora et Gambardella, 1994a, p. 530)
  • [11]
    Progress in information, design and manufacturing technologies have given a great impetus to the de-composition of knowledge, products, and technologies into relatively standardised elementary components ( modules ). In turn, this has encouraged greater variety in the production of innovations as basic modules can be mixed and matched in several ways to design and produce many variants of given products or technologies at low incremental costs. The separation between production and combination of modules has important implications for the locus of inventive activities. The production of standardised modules benefits from economies of scale, and therefore it is carried out more efficiently by specialised firms that sell the modules to many downstream users. By contrast, the combination of modules is carried out more efficiently by the users themselves, or by firms that are close to them.” (Arora et al., 1997, p. 138)
  • [12]
    The de-composition of knowledge into standard modules implies that production of basic knowledge will be concentrated worldwide. But at the same time, there will be a considerable diffusion of inventive activities in many local contexts, markets and regions that will specialise in the application of this knowledge to local needs.” (Arora et al., 1997, p. 139)
  • [13]
    On peut voir dans ces travaux des fondements des capacités d’absorption et notamment de la base analytique sur laquelle Zahra et Georges (2002) ont construit leur célèbre modèle où ils distinguent entre capacité d’absorption potentielle et capacité d’absorption réalisée.
  • [14]
    Business-model innovation occurs when a firm adopts a novel approach to commercializing its underlying assets.” (Gmabardella et McGahan, 2010, p. 263)
  • [15]
    Upstream innovators are now focusing on areas of scientific discovery in efforts to develop pentable insights that can form the basis of technology licenses for commercialization in market niches by dowstream partners.” (Gambardella et McGahan, 2010, p. 266)
  • [16]
    Whether to invest (or not) in upstream resource generality and whether to trade the services or products deriving from these resources in intermediate markets (versus use them to enter downstream) are endogenous and interrelated choices, generating potential complementarities.” (Conti et al., 2019, p. 128)
  • [17]
    Les « enabling technologies » sont considérées comme de « jeunes GPTs » (Gambardella et al., 2021).
  • [18]
    Chersbrough le définit ainsi : Open Innovation is a paradigm that assumes that firms can and should use external ideas as well as internal ideas, and internal and external paths to market, as the firms look to advance their technology.” (Chesbrough, 2006 p. XXIV) Il convient ici de mentionner l’influence des travaux de Gambardella sur ceux de Chesbrough. En effet, ce dernier avait rédigé une Book Review dans The Journal of Economic Literature (2002) relatif à l’ouvrage Markets for Technology: The Economics of Innovation and Corporate Strategy et cite ce dernier dans Open Innovation: The New Imperative for Creating and Profiting from Technology (2003).

Les premiers travaux de Gambardella portent sur l’économie des transactions technologiques et le positionnement des entreprises qui y est associé. Dédiés à l’essor des marchés des technologies, ils montrent comment de tels marchés influencent (et sont influencés par) les changements d’organisation et de modèles d’affaires des entreprises innovantes. Son ouvrage Markets for Technology: The Economics of Innovation and Corporate Strategy a été édité deux fois par le MIT Press et est largement cité (plus de 800 citations pour la première édition et plus de 2 000 citations pour la deuxième). Son article “The Market for Patents in Europe” a été récompensé par le Richard Nelson Award pour le meilleur article publié par la revue Research Policy entre 2005 et 2008. Loin de se limiter à la compréhension des logiques transactionnelles des transactions technologiques, les travaux de Gambardella ont très tôt appréhendé leurs enjeux sur les logiques sectorielles et les positionnements d’acteurs. Cela lui a sans conteste permis d’associer son nom aux logiques d’intégration et de désintégration verticale, fruit de la division du travail d’innovation. Ce déplacement du regard vers les acteurs l’a amené à une analyse fine des choix stratégiques des firmes, de l’analyse de leur modèle d’affaires, de la gestion et du transfert des connaissances qui en fait un auteur majeur du management stratégique de l’innovation. Ses travaux les plus récents portent sur les incitations des inventeur…


Date de mise en ligne : 08/11/2023

https://doi.org/10.3917/ems.burge.2023.02.0251

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