La science, les sciences. Approche épistémologique, enjeux philosophiques
- Par Michel Morange
Pages 39 à 49
Citer ce chapitre
- MORANGE, Michel,
- NETZER, Michel,
- Morange, Michel.
- Morange, M.
- M. Netzer
https://doi.org/10.3917/elec.netz.2017.01.0039
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- Morange, M.
- M. Netzer
- Morange, Michel.
- MORANGE, Michel,
- NETZER, Michel,
https://doi.org/10.3917/elec.netz.2017.01.0039
Notes
-
[1]
Jean Ladrière, article « Rationalité » dans Dominique Lecourt (dir.), Dictionnaire d’histoire et de philosophie des sciences, Paris, Presses universitaires de France, 1999, p. 799.
Bien que l’on parle souvent de « la » science, le plus frappant pour un observateur extérieur est certainement la diversité des sciences et des scientifiques. Quoi de commun entre un archéologue, un informaticien et un chimiste ?
On distingue traditionnellement les sciences humaines et sociales, histoire, sociologie, linguistique, géographie, sciences juridiques, etc. et les sciences dites exactes, physique, chimie, biologie, etc. Les mathématiques, utiles à toutes les sciences, ont une place « à part », d’autant plus que la nature des objets mathématiques reste problématique. Une autre distinction sépare les sciences dites générales, comme la physique valable pour tous les objets de l’Univers, et les sciences dites spéciales qui ne s’intéressent qu’à une catégorie d’objets, telle la biologie qui étudie les êtres vivants. À l’intérieur même de la biologie, on peut distinguer différentes sous-disciplines par les types d’organismes qu’elles étudient, les questions qu’elles posent ou les méthodes qu’elles utilisent. La microbiologie s’intéresse aux organismes de petite taille, et la génétique étudie les gènes, leur transmission et leurs mécanismes d’action. Une autre distinction a été introduite dès le xixe siècle entre les sciences historiques d’un côté, et de l’autre les sciences non historiques dont la nature et les propriétés des objets étudiés sont indépendantes du temps. Même si les éléments chimiques se sont progressivement formés longtemps après le Big Bang, on ne considère cependant pas la chimie comme une science historique, au contraire de la biologie depuis Darwin : une fois que les éléments chimiques étaient là, leurs propriétés n’ont pas varié…
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