4. Les rapports sociaux de sexe : un cadre d’analyse pour des questions de santé ?
Pages 97 à 116
Citer ce chapitre
- DEVREUX, Anne-Marie,
- AÏACH, Pierre,
- CÈBE, Dominique,
- CRESSON, Geneviève
- et PHILIPPE, Claudine,
- Devreux, Anne-Marie.
- Devreux, A.-M.
- P. Aïach,
- D. Cèbe,
- G. Cresson
- et C. Philippe
https://doi.org/10.3917/ehesp.aiach.2001.01.0097
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- Devreux, A.-M.
- P. Aïach,
- D. Cèbe,
- G. Cresson
- et C. Philippe
- Devreux, Anne-Marie.
- DEVREUX, Anne-Marie,
- AÏACH, Pierre,
- CÈBE, Dominique,
- CRESSON, Geneviève
- et PHILIPPE, Claudine,
https://doi.org/10.3917/ehesp.aiach.2001.01.0097
Notes
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[1]
On trouvera un exemple « idéal typique » de cette position dans l’ouvrage déjà cité La domination masculine de Pierre Bourdieu qui fait de l’amour « une sorte de trêve miraculeuse où la domination semble dominée ou, mieux annulée, et la violence virile apaisée » (…) « C’en est fini, dit-il, de la vision masculine, toujours cynégétique ou guerrière, des rapports entre les sexes ; fini du même coup des stratégies de domination (…) ». Ce qui amène l’auteur à faire de « la dyade amoureuse » une « unité sociale élémentaire », résultat tout à fait surprenant chez un sociologue habituellement féru de distance au sens commun ! (Bourdieu, 1998, 116-119).
-
[2]
Monique Haicault est sociologue au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST-CNRS) à Aix-en-Provence. Sans avoir écrit précisément sur le thème du statut de l’amour dans les rapports sociaux de sexe, elle a beaucoup contribué à la réflexion sur les relations entre l’idéel et le matériel dans ces rapports. Elle a produit divers travaux dont une intéressante étude sur le travail à domicile (1982) et une autre sur la charge mentale des femmes (1984).
-
[3]
Si le « genre » est une terminologie utile puisqu’elle contracte en un seul terme le « sexe socialement construit », et qu’en outre, elle permet de dialoguer plus facilement avec les sciences sociales étrangères, et toute particulièrement anglo-saxonnes, la (jeune) tradition française qui préfère parler de « rapport social de sexe » met, quant à elle, l’accent sur le fonctionnement du rapport social lui-même, son antagonisme et sa dynamique, plutôt que sur ses effets au niveau des groupes sociaux.
Ce texte présente un panorama des manières dont les rapports hommes-femmes ont été et sont aujourd’hui appréhendés par la sociologie française. Dans un premier temps, il restitue l’évolution des constructions théoriques élaborées à propos de la question de la définition sociologique des deux catégories de sexe et des rapports qu’elles entretiennent. Puis il décrit et essaie d’illustrer le cadre théorique construit autour du concept de rapport social de sexe.
À dire vrai, depuis l’article « De la condition féminine aux rapports sociaux de sexe » paru il y a maintenant une quinzaine d’années (Devreux, 1985), une grande partie de ce qui suit sur la genèse du concept de rapport social de sexe et sur ses usages dans la recherche sociologique contemporaine a déjà été exposée, à plusieurs reprises, oralement ou par écrit, seule ou en collaboration. Il a paru cependant important d’inclure dans le présent ouvrage un texte retraçant la généalogie des concepts sociologiques qui parlent des femmes et des rapports entre les sexes, en portant toutefois une attention particulière aux modalités que pourrait suivre la prise en compte de cette question de la différence des sexes dans le champ de la santé et de la médecine.
Condition féminine, rôles de sexe, patriarcat, oppression des femmes, sexage, domination masculine, rapports sociaux de sexe, rapport social de sexe, qu’y a-t-il derrière ces notions, en quoi sont-elles ou non équivalentes ? Les rapports entre les hommes et les femmes ont été l’objet, dans la sociologie française, d’une succession — en fait, l…
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