Inscriptions libyco-berbères en milieu rupestre au Maroc : bilan et perspectives de recherche
- Par Ahmed Skounti
- et Abdelkhalek Lemjidi
Pages 115 à 130
Citer cet article
- SKOUNTI, Ahmed
- et LEMJIDI, Abdelkhalek,
- Skounti, Ahmed.
- et al.
- Skounti, A.
- et Lemjidi, A.
https://doi.org/10.3917/edb.047.0115
Citer cet article
- Skounti, A.
- et Lemjidi, A.
- Skounti, Ahmed.
- et al.
- SKOUNTI, Ahmed
- et LEMJIDI, Abdelkhalek,
https://doi.org/10.3917/edb.047.0115
Notes
-
[1]
Le PNPR relève de la Direction du patrimoine culturel, département de la Culture. Il avait été créé en 1994 à Tahannaout, au pied du Haut Atlas de Marrakech. Rebaptisé Centre national du patrimoine rupestre (CNPR), il fut transféré en 1999 au siège de la délégation de la Culture au palais Dar El Bacha à Marrakech puis en 2010 à son siège actuel à Agadir.
-
[2]
A. Lemjidi et M. Nami avaient été affectés au PNPR depuis sa création tandis que A. Skounti y fut muté depuis la Direction du patrimoine culturel en septembre 1999. Par la suite, le GRIAM devait cesser d’exister en raison du rattachement de A. Lemjidi et A. Skounti à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP) et de Mustapha Nami à la Direction du patrimoine culturel à Rabat.
-
[3]
Nos vifs remerciements vont à notre collègue Abdelhadi Ewague, enseignant chercheur au département d’histoire et civilisation à l’Université Chouaïb Doukkali (FLSH) à El-Jadida, pour avoir mis à notre disposition la liste des inscriptions des numéros : 4, 6, 7, 8, 9,11, 12, 14, 17, 18, 19, 21, 24, 25, 29, 31, 33 et 38 du Tableau 2.
-
[4]
On sait la division des chercheurs au sujet de l’origine de l’écriture libyco-berbère. Voir la synthèse récente de Dominique Casajus (2015).
L’écriture amazighe ancienne, qualifiée de « numidique », « libyque », « libyco-berbère » ou encore tifinagh a suscité des avis discordants parmi la communauté scientifique. On y distingue deux types d’inscriptions : des inscriptions « antiques » appartenant au domaine d’influence méditerranéenne et des inscriptions « rupestres » d’influence continentale africaine. Au départ, on a attribué une origine allochtone à cette écriture. Depuis plus de deux décennies, les recherches s’orientent vers une origine autochtone de cette écriture et de ses lointains et non moins dérivés, le tifinaghe et le néo-tifinaghe. Cette avancée a été permise par le développement des recherches sur l’art rupestre auquel des milliers d’inscriptions sont associées. Dans cet article, nous dressons un état des recherches sur les inscriptions libyco-berbères associées à l’art rupestre au Maroc. Nous commençons par rappeler les résultats des corpus réalisés à ce jour sur l’ensemble des inscriptions libyco-berbères, qu’elles soient « antiques » ou « rupestres ». Nous nous attardons ensuite sur le corpus Tirra publié par l’Institut royal de la Culture amazighe en 2003. Comme un certain nombre d’inscriptions rupestres ont été découvertes depuis la publication de Tirra, il est temps d’en faire l’inventaire ainsi que la description. Enfin, nous esquissons quelques perspectives futures de la recherche en matière d’inscriptions libyco-berbères.
Mots-clés :
- écriture
- épigraphie
- inscriptions libyco-berbères
- art rupestre
- Maroc
Mots-clés éditeurs : art rupestre, écriture, épigraphie, inscriptions libyco-berbères, Maroc
Cet article est en accès conditionnel
Acheter ce numéro
20,00 €
Acheter cet article
5,00 €