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Le rôle de la qualité dans les exportations agricoles : une vérification empirique pour la Méditerranée

Pages 109 à 136

Citer cet article


  • Belhaj Hassine, N.
  • et Mohamed Salah, M.
(2006). Le rôle de la qualité dans les exportations agricoles : une vérification empirique pour la Méditerranée. Économie internationale, no 106(2), 109-136. https://doi.org/10.3917/ecoi.106.0109.

  • Belhaj Hassine, Nadia.
  • et al.
« Le rôle de la qualité dans les exportations agricoles : une vérification empirique pour la Méditerranée ». Économie internationale, 2006/2 no 106, 2006. p.109-136. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-economie-internationale-2006-2-page-109?lang=fr.

  • BELHAJ HASSINE, Nadia
  • et MOHAMED SALAH, Mahmoud,
2006. Le rôle de la qualité dans les exportations agricoles : une vérification empirique pour la Méditerranée. Économie internationale, 2006/2 no 106, p.109-136. DOI : 10.3917/ecoi.106.0109. URL : https://shs.cairn.info/revue-economie-internationale-2006-2-page-109?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ecoi.106.0109


Notes

  • [1]
    Auteur correspondant : Nadia Belhaj Hassine, Maître assistante, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Nabeul, LAREQAD (nadia@ hbhgts. com).
    Mohamed Salah Matoussi, Professeur, Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Tunis, LAREQAD.
  • [2]
    Plusieurs études s’accordent sur le fait que la libéralisation agricole conduit à une croissance nette des importations de produits de base (céréales, viandes, sucres…) pour lesquels les pays communautaires possèdent d’importants avantages comparatifs (Regnault, 1997 ; Chemingui et Dessus, 1999 ; Corrons, 2000 ; Corrons et Borda, 2000 ; Akesbi, 2000 ; Legrand, 2002).
  • [3]
    Les accords de Marrakech en 1994 sont contestés par certains pays méditerranéens pour qui l’offre européenne au GATT n’a fait qu’accentuer le dispositif protectionniste européen notamment à l’égard de certains produits sensibles comme les fruits et les légumes (Akesbi, 2000 ; Corrons, 2000 ; CIHEAM, 2002).
  • [4]
    Différentes modélisations prévoient un accroissement des exportations agricoles, notamment des fruits et légumes, des pays tiers méditerranéens vers l’Union européenne avec la libéralisation agricole (Chemengui et Dessus, 1999 ; Corrons, 2000 ; Jabarin, 2001 ; Muaz, 2004).
  • [5]
    La qualité dans le contexte des politiques de l’UE est définie par plusieurs dimensions : respect de la sécurité alimentaire, de l’environnement, des préférences des consommateurs (goût, aspect)… (CIHEAM, 2002). La qualité peut être considérée comme une combinaison des caractéristiques physiques et des attributs intangibles d’un produit (Hallak et Schott, 2005 ; Khandelwal, 2005).
  • [6]
    De nombreux travaux empiriques assimilent la compétitivité qualité à la compétitivité hors-prix (Erkel-Rousse et le Gallo, 2002 ; Hallak et Schott, 2005 ; Khandelwal, 2005). Chevassus-Lozza et Gallezot (1995) ont donné une définition précise de la compétitivité hors-prix et ont assimilé cette forme de compétitivité à la différenciation des produits.
  • [7]
    Une méthodologie similaire a été utilisée par Aiginger (2001).
  • [8]
    Où les différents segments correspondent aux notations suivantes : Q : une bonne compétitivité qualité, P : une bonne compétitivité prix, M : une faible compétitivité prix et S : des problèmes structurels.
  • [9]
    Hallak (2003, 2005) utilise une version modifiée de l’indice de Fisher pour calculer l’indice des quantités moyennes.
  • [10]
    Voir Hickman et Lau, 1973.
  • [11]
    Cette équation est basée sur les modèles gravitationnels (Hallak et Schott, 2005).
  • [12]
    Le groupe cl est celui auquel appartiennent les différentes variétés du produit k ; par exemple les agrumes englobent un groupe de variétés : mandarines, tangerines, clémentines, oranges…, les poissons englobent les poissons marins, poissons d’eau douce, poissons fumés…
  • [13]
    Ces approches ne diffèrent pas entièrement étant donné que la spécialisation d’un pays est étroitement liée à sa taille.
  • [14]
    Fontagné et Mimouni ont également utilisé cet indicateur pour mesurer la diversification des produits.
  • [15]
    Hallak et Schott (2005) expriment le sentier de la qualité relative des produits par un trend quadratique.
  • [16]
    Les résultats des tests confirment notamment l’endogénéité de l’indice qualité calculé à partir de la méthodologie d’Erkel-Rousse et Le Gallo.
  • [17]
    Nous avons également décelé une colinéarité partielle entre l’indice de spécialisation et l’indice qualité d’Erkel-Rousse et Le Gallo.
  • [18]
    Cette difficulté a été soulevée par différents travaux empiriques portant sur l’analyse des exportations agricoles (Tangerman, 2001 ; Bureau et Salvatici, 2002).
  • [19]
    Bureau et Salvatici (2002) ont également développé une approche permettant de déterminer une mesure agrégée des différents tarifs douanier TRI, la méthode de Corrons est toutefois plus appropriée pour les besoins de notre analyse.
  • [20]
    Approximés par les distances géographiques moyennes.
  • [21]
    Nous nous sommes basés sur l’indicateur de l’avantage commercial relatif défini par Voltrah (1991).
  • [22]
    Nous avons affecté les pondérations 0,3, 0,4 et 0,3 aux différentes années pour capter un effet structurel (Erkel-Rousse et le Gallo, 2002).

1Dans le cadre du renforcement de l’ouverture et de la libéralisation de leurs économies, de nombreux pays sud-méditerranéens ont signé des accords de partenariat avec l’Union européenne. Ces accords font partie d’un vaste projet européen, convenu lors de la conférence de Barcelone en novembre 1995, et visant à créer une Zone de Libre-Échange (ZLE) euro-méditerranéenne à l’horizon 2010. Différents pays comme l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Turquie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban et la Syrie ont signé leur adhésion à la ZLE. Les accords d’association ne concernent pour l’heure que le démantèlement tarifaire des produits industriels, le commerce des produits agricoles est temporairement exclu du bénéfice du libre-échange et reste régi par des concessions spécifiques établies pour chaque pays en fonction des accords bilatéraux conclus (Legrand, 2002 ; CIHEAM, 2002 ; Corrons et al., 2004). La déclaration de Barcelone constitue toutefois un pas important vers la libéralisation des échanges agricoles et un accord sur un cadre de négociation a déjà été signé entre les États membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève (Bouët et al., 2004).

2Préalablement au processus de Barcelone, le cycle de l’Uruguay a marqué la volonté de l’Union européenne et des pays sud-méditerranéens d’élargir l’ouverture des marchés agricoles à travers la conversion des protections non-tarifaires en mesures tarifaires et la mise en place d’un calendrier de réduction progressive de ces tarifs, ainsi que la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) vers une baisse graduelle du soutien interne à l’agriculture et des subventions à l’exportation (Tangerman, 2001 ; Legrand, 2002 ; Bureau et Matthews, 2005).

3Le secteur agricole est un des plus importants pour les pays sud-méditerranéens où il représente une part élevée de leurs échanges internationaux et de l’emploi. Il est caractérisé par sa dualité : une agriculture moderne orientée vers l’exportation et une agriculture vivrière traditionnelle caractérisée par des niveaux de productivité relativement faibles, principale activité dans les milieux ruraux (Corrons, 2000 ; Corrons et al., 2004). L’ouverture des marchés agricoles sud-méditerranéens aux importations de l’UE constitue une sérieuse menace pour les petits agriculteurs de ces pays qui pourraient difficilement soutenir la concurrence provenant des producteurs du Nord nettement plus performants et soutenus par des subventions publiques importantes [2].

4Les pays du Sud disposent, par ailleurs, de fortes potentialités dans le commerce de certaines productions typiquement méditerranéennes tels que l’huile d’olive, le poisson et les fruits et légumes (Corrons, 2000 ; CIHEAM, 2002 ; Muaz, 2004). Ces produits sont actuellement soumis à une protection douanière forte, la PAC impose notamment aux exportations non communautaires jugées sensibles comme les fruits et les légumes un système de tarifs complexe ; celui-ci prévoit un prix minimum d’entrée et des tarifs mixtes, ad valorem et spécifiques, qui tendent à être plus élevés durant la haute saison de commercialisation des productions de l’UE [3]. Les pays sud-méditerranéens qui disposent d’avantages comparatifs dans l’exportation de ces produits et dont les périodes de récolte se recoupent avec les saisons de productions méditerranéennes, pourraient être fortement favorisés par la mise en place d’une zone de libre commerce et le démantèlement des protections tarifaires [4]. Avec la réduction des barrières douanières, l’accès au marché deviendra de plus en plus dépendant de la qualité des produits offerts et de la capacité des pays du Sud de satisfaire les exigences de la consommation européenne (Bureau et Matthews, 2005). La question est donc de savoir si l’agriculture sud-méditerranéenne est en mesure de relever ces défis internationaux. La réponse passe par une analyse économique approfondie des déterminants de la compétitivité des produits agricoles et agroalimentaires exportés.

5Des travaux récents ont souligné le rôle de la qualité des produits dans les flux commerciaux [5] (Debonneuil et Delattre, 1987 ; Chevassus-Lozza et Gallezot, 1995 ; Fontagné, Freudenberg et Péridy, 1998 ; Erkel-Rousse et le Gallo, 2002 ; Jatib, 2003 ; Hallak, 2003 ; Verhoogen, 2004 ; Hallak et Schott, 2005 ; Hummels et Klenow, 2005). L’omission de cette composante dans les modèles empiriques du commerce extérieur pourrait conduire à des estimations biaisées des élasticités-prix ainsi qu’à une analyse erronée des effets des politiques commerciales.

6Malgré la multiplication des standards et des labels sur l’origine ou le contenu des produits qui procurent une information sur leur qualité, il reste difficile d’obtenir des mesures fiables de la qualité pour la plupart des pays, produits et années. Plusieurs auteurs se sont penchés sur cette question et ont tenté de définir une mesure de la qualité des produits à partir des observations sur les valeurs unitaires et les quantités à l’exportation (Abd-el-Rahman, 1991 ; Aiginger, 1995, 1997, 2001 ; Fontagné, Freudenberg et Péridy, 1998). Ils se basent sur l’idée que les prix à l’exportation (généralement approximés par les valeurs unitaires des exportations) varient considérablement entre les pays pour des produits très similaires suggérant une différence dans la qualité des produits exportés. Si les produits exportés par l’Espagne sont deux fois plus chers que les produits exportés par l’Égypte, alors ils sont supposés être doublement de meilleure qualité.

7Des travaux plus récents ont démontré que la variation des prix à l’exportation entre les différents pays pourrait être influencée également par des facteurs autres que la qualité des produits. En particulier, une variation dans les prix ajustés par la qualité ou prix “purs” résulterait des avantages comparatifs des pays qui génèrent des différences dans les coûts de production. Hallak, (2003, 2005) et Hallak et Shott (2005) ont développé une méthodologie permettant de décomposer les prix à l’exportation en composante qualité et composante prix “pur”. Même si cette approche ne tient pas compte directement des caractéristiques sous-jacentes des produits, elle suppose que ces attributs influencent l’évaluation du produit par le consommateur et peuvent être captés à travers la demande d’exportations. Cette méthodologie a permis de définir une mesure de la qualité pour un large éventail de pays, produits et années.

8D’autres études ont cherché à évaluer la qualité par la part des exportations de produits compétitifs par la qualité (Aiginger, 2001 ; Erkel-Rousse et le Gallo, 2002). Leur approche repose sur la classification des flux d’exportation en terme de performance prix et performance qualité à partir d’une analyse croisée des valeurs unitaires et des parts de marché. Les produits favorablement positionnés sur les marchés extérieurs et offerts à des prix relativement élevés sont considérés comme jouissant d’une bonne notoriété et donc compétitifs par leur qualité.

9L’objectif du travail présenté ici consiste à analyser les déterminants de la compétitivité des produits agricoles et agroalimentaires exportés. Nous proposons plus précisément une évaluation du poids de la compétitivité prix et de la compétitivité qualité dans les performances commerciales par un modèle économétrique [6]. Nous avons utilisé deux mesures différentes pour évaluer la qualité des produits agricoles exportés. Nous avons d’abord adopté une méthodologie similaire à celle développée par Erket-Rousse et le Gallo (2002) pour mesurer la qualité à partir d’une analyse descriptive des performances à l’exportation de chacun des pays inclus dans l’échantillon. Nous avons ensuite utilisé l’approche développée par Hallak (2003, 2005) pour définir une mesure de la qualité à partir des valeurs unitaires à l’exportation. Ces indicateurs de qualité ont été ajoutés aux facteurs explicatifs d’une équation de parts de marché que nous avons estimées en utilisant les données de panel. La comparaison des résultats des estimations en utilisant les différents indices de qualité permet de tester la fiabilité des mesures utilisées et la robustesse des résultats.

10Cette étude étant destinée à appréhender les conséquences éventuelles d’une libéralisation agricoles sur les exportations agricoles sud-méditerranéennes, nous avons jugé utile d’inclure dans notre analyse empirique un panel de pays méditerranéens concernés par une politique de rapprochement avec l’Union européenne, comme le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban et Israël ; ainsi que divers pays de l’Union européenne présentant un fort potentiel en matière d’exportations agricoles tels que l’Espagne, la France, l’Italie, la Grèce, le Portugal, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique-Luxembourg. L’investigation des poids respectifs des compétitivités prix et qualité dans les performances commerciales est réalisée à partir de l’estimation d’une équation de parts de marché sur un panel de 17 pays exportateurs × 57 produits × 35 années (1970-2004).

11L’article présente d’abord les méthodologies de construction des indices qualités ainsi que le modèle économétrique utilisé. Puis il expose les données, les techniques d’estimation et les résultats empiriques, avant de résumer les principales conclusions de l’étude.

Procédures de mesure de la qualité et spécification économétrique

12Nous cherchons dans cette section à quantifier les effets respectifs des prix et de la qualité dans les performances commerciales à partir d’un modèle économétrique. Notre méthodologie consiste d’abord à définir une mesure de la qualité que nous ajoutons aux facteurs explicatifs d’une équation de parts de marché. L’estimation du modèle permet d’apprécier le poids effectif de la qualité dans la concurrence et de dissocier l’influence positive de la qualité de l’effet prix “pur” négatif.

13Deux approches ont été notamment proposées dans les études récentes pour mesurer la qualité. La première consiste à extraire une mesure à partir de la classification des exportations en terme de performance prix et de performance qualité. L’indice qualité est défini par la part des exportations compétitives par la qualité dans les exportations totales (Erkel-Rousse et le Gallo, 2002) [7]. La deuxième approche évalue la qualité à partir de la décomposition des prix à l’exportation (Hallak, 2003, 2005). Nous nous sommes basés sur ces deux approches pour mesurer la qualité. La comparaison des estimations des équations de parts de marché en utilisant les différents indices de qualité permet de tester la fiabilité et la robustesse des résultats obtenus.

Construction d’un indice qualité à partir de la classification des exportations

14La méthodologie utilisée pour mesurer la qualité est similaire à celle développée par Erkel-Rousse et Le Gallo (2002). L’idée consiste à dresser une typologie des exportations agricoles des pays concernés par l’étude selon leurs performances en terme de compétitivité qualité et de compétitivité prix et de mesurer la qualité par la part des exportations classées dans le segment Q[8]. La procédure de classification est exposée plus en détail en annexe 1.

15Chaque catégorie de produit k est composée d’un certain nombre de produits élémentaires p. Nous avons commencé par classer les flux d’exportation élémentaires dans les différents segments s : Q, P, M, S, (tableau A2.2, annexe 2). La classification du flux d’exportation agrégé de la catégorie k originaire du pays i, Description de l'image par IA : X majuscule indice k i position de base égale sommation début souscript p appartient à k fin scripts X majuscule indice p i position de base

repose sur le principe suivant :
  • le calcul du flux d’exportation agrégé appartenant au segment s par : Description de l'image par IA : X majuscule indice k i exposant s position de base égale sommation début souscript p appartient à k divisé par X majuscule indice p i position de base appartient à s fin scripts X majuscule indice p i ;
  • l’allocation, ensuite, du flux agrégé Xki au segment correspondant à la valeur maximale de Xski par : Description de l'image par IA : X majuscule indice k i position de base appartient à s exposant opérateur étoile position de base double flèche bilatérale X majuscule indice k i exposant s sup-exposant opérateur étoile position de base égale maximum début souscript s égale Q majuscule virgule P majuscule virgule M majuscule virgule S majuscule fin scripts X majuscule indice k i exposant s
L’indice qualité est défini par :

16

Description de l'image par IA : thêta indice k i position de base égale début fraction X majuscule indice i i exposant 0 position de base sur sommation début souscript s fin scripts X majuscule indice k i exposant s position de base fin fraction parenthèse gauche 1 parenthèse droite

Construction d’un indice qualité à partir de la décomposition des prix à l’exportation

17Dans l’échange international de biens différenciés, la variation des prix à l’exportation entre les différents pays, pour des produits similaires, suggère une disparité dans la qualité de ces produits. Deux variétés d’un même produit, originaires de deux pays distincts ont souvent des prix différents. Dans la catégorie des agrumes par exemple, les clémentines originaires de l’Espagne qui ont un prix trois fois plus élevé que celles originaires de l’Égypte peuvent être considérées comme étant de meilleure qualité. Nous cherchons à évaluer dans quelle mesure cette hétérogénéité des prix entre les pays reflète une variation dans la qualité des produits exportés. Nous supposons que les différences dans les prix à l’exportation reflètent une différence proportionnelle dans la qualité, les prix observés peuvent donc être décomposés en composante qualité et en composante prix sous la forme suivante :

18

Description de l'image par IA : rhô indice h i position de base égale thêta indice h i position de base suscrire rhô avec tilde indice h i position de base

19phi représente le prix à l’exportation de la variété h originaire du pays i, ?hi la qualité et Description de l'image par IA : suscrire rhô avec tilde indice h i

le prix commun ajusté par la qualité ou prix “pur”. Cette formulation capte l’idée selon laquelle, pour une variété donnée d’un produit, les consommateurs font face à une multitude de combinaisons qualité-prix et une variété de meilleure qualité engendre forcément un prix plus élevé (Bils et Klenow, 2001 ; Hallak, (2003, 2005) ; Gould et Dong, 2004 ; Hallak et Schott, 2005 ; Khandelwal, 2005).

20Étant donné que ?hi et Description de l'image par IA : suscrire rhô avec tilde indice h i

ne sont pas observables, nous nous sommes basés sur la méthodologie développée par Hallak (2003, 2005) pour induire une mesure de la qualité à partir des bases de données sur les statistiques du commerce extérieur.

21Ces statistiques contiennent des informations détaillées sur la répartition des échanges en valeur et en quantité par catégorie de produit et par pays d’origine. Ces informations permettent de calculer les prix (ou valeurs unitaires) par catégories de produit. Si une catégorie donnée d’un produit contient différentes variétés, la différence entre les valeurs unitaires reflète non seulement une différence entre les prix mais aussi une différence dans la composition de la catégorie. Pour pallier ce problème, il est utile de recourir à des observations à un niveau très désagrégé de produits.

22Considérons une catégorie de produit k composée de h : 1… nk variétés, originaires d’un pays i. Le prix de la variété h est obtenu en divisant la valeur des exportations par les quantités exportées. Hallak (2003, 2005) propose de décomposer la valeur des exportations en indice quantité et indice prix à partir de l’égalité suivante :

23

Description de l'image par IA : X majuscule indice k i position de base égale sommation début souscript h appartient à k fin scripts p indice h i position de base q indice h i position de base égale P majuscule indice k i position de base Q majuscule indice k i position de base

24Xki représente la valeur des exportations du produit k à partir du pays i, phi et qhi les prix et quantités respectifs de la variété h du produit k, Pki et Qki les indices prix et quantité du produit k.

25Les indices prix peuvent être interprétés comme une approximation des indices qualités à partir de :

26

Description de l'image par IA : X majuscule indice k i position de base égale sommation début souscript h appartient à k fin scripts rhô indice h i position de base q indice h i position de base égale sommation début souscript h appartient à k fin scripts thêta indice h i position de base suscrire p avec tilde indice h i position de base q indice h i position de base égale sommation début souscript h appartient à k fin scripts thêta indice h i position de base suscrire q avec tilde indice h i position de base égale thêta indice h i position de base suscrire Q majuscule avec tilde indice k i position de base parenthèse gauche 4 parenthèse droite

27L’indice moyen des quantités Description de l'image par IA : suscrire Q majuscule avec tilde indice k i

est obtenu en utilisant l’indice idéal de Fisher [9].

28L’indice qualité pour chaque produit k et pays i est calculé en divisant la valeur des exportations Xki par l’indice moyen des quantités Description de l'image par IA : suscrire Q majuscule avec tilde indice k i

.

Le modèle économétrique

29Notre approche est basée sur un modèle de concurrence imparfaite dans lequel nous considérons I > 2 pays, produisant et échangeant K produits différenciés.

30La demande d’exportation du bien k : 1… K adressée au pays i par le pays j, {i et j : 1… I} est dérivée à partir de la maximisation de la fonction d’utilité du consommateur représentatif dans le pays j. Nous supposons que la fonction d’utilité dans chaque pays j est séparable, et nous notons par Ukj la fonction de sous-utilité dérivée de la consommation du produit k. Ukj est une fonction de type CES spécifiée sous la forme suivante :

31

Description de l'image par IA : U majuscule indice k sub-indice k position de base égale crochet gauche sommation début souscript i égale 1 début suscript l fin scripts sommation début souscript i égale 1 début suscript n indice k sub-indice i sub position de base fin scripts parenthèse gauche thêta indice k sub-indice k sub exposant j sup-indice k sup position de base G majuscule indice k sub-indice i j sub position de base parenthèse droite exposant début fraction sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup moins 1 sur sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup fin fraction position de base crochet droit exposant début fraction sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup sur début valeur absolue sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup fin valeur absolue fin fraction position de base crochet gauche sommation début souscript i égale 1 début suscript l fin scripts sommation début souscript i égale 1 début suscript l fin scripts parenthèse gauche thêta indice k sub-indice k sub barre verticale exposant j sup-indice k sup barre verticale position de base G majuscule indice k sub-indice i j sub barre verticale position de base parenthèse droite exposant début fraction sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup sur début valeur absolue sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup fin valeur absolue fin fraction position de base crochet droit exposant début fraction sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup sur début valeur absolue sigma sup-indice k sup-sub-indice i sup-sub sup fin valeur absolue fin fraction

32où :

  • qhij représente la quantité de la variété h du produit k provenant du pays i et consommée dans le pays j,
  • ?kj > 1 l’élasticité de substitution entre les produits domestiques et les produits importés de différentes origines,
  • nki le nombre de variétés du produit k originaires du pays i,
  • ?hi la qualité intrinsèque de la variété h produite par le pays i et
  • ?hj un paramètre mesurant l’intensité de préférence pour la qualité du pays i qui permet de capter l’impression purement subjective du consommateur représentatif dans le pays j pour le produit k du pays i, laquelle impression peut différer d’un pays importateur à un autre (Erkel-Rousse et Le Gallo, 2002 ; Hallak, 2003).
Nous considérons que chaque pays exportateur utilise la même technologie pour produire les différentes variétés d’un même bien, ce qui conduit à l’égalité des prix, des quantités et des paramètres de préférence pour toutes les variétés du produit k originaires d’un même pays i (Crozet et Erkel-Rousse, 2000 ; Erkel-Rousse et le Gallo, 2002 ; Hallak et Schott, 2005). Nous avons de ce fait :

33

Description de l'image par IA : thêta indice h i exposant Y majuscule sup-indice h i sup position de base égale thêta indice k i exposant Y majuscule sup-indice k i sup position de base virgule q indice h i position de base égale q indice k i position de base e t p indice h i position de base égale p indice k i position de base

34La valeur de la demande totale pour le produit k adressée au pays i par le pays j, dérivée à partir de la condition de premier ordre de maximisation de la fonction d’utilité Ukj sous la contrainte budgétaire Description de l'image par IA : sommation début souscript i égale 1 début suscript l fin scripts n indice k i position de base p indice k j position de base q indice k i j position de base égale R majuscule indice k j

, est définie sous la forme suivante :

35

Description de l'image par IA : X majuscule en gras indice k i j position de base égale n indice k position de base p indice k j position de base q indice k j position de base égale sigma parenthèse gauche début fraction p indice k i position de base sur P majuscule indice k j position de base fin fraction parenthèse droite exposant k sigma sup-indice k j sup position de base parenthèse gauche début fraction n indice k i position de base parenthèse gauche q indice k i exposant gamma sup-indice k i sup position de base parenthèse droite exposant sigma sup-indice k i sup moins 1 position de base sur sommation début souscript j égale 1 début suscript r fin scripts n indice k j position de base parenthèse gauche q indice k i exposant gamma sup-indice k i sup position de base parenthèse droite exposant sigma sup-indice k i sup moins 1 position de base fin fraction parenthèse droite R majuscule en gras indice k j position de base pour tous k virgule i j

36Rkj représente la part du revenu allouée à la consommation qkij du produit k par le consommateur représentatif du pays j, et Pkj le prix moyen du produit k sur le marché j et défini par [10] :

37

Description de l'image par IA :

38La demande du produit k adressée au pays i peut être exprimée par rapport à la demande adressée à son concurrent i? sous la forme suivante :

39

Description de l'image par IA : début fraction X majuscule indice k suscrire j sans point avec macron position de base sur X majuscule indice k suscrire j sans point avec macron position de base fin fraction égale parenthèse gauche début fraction P majuscule indice k suscrire j sans point avec macron position de base sur P majuscule indice k suscrire j sans point avec macron position de base fin fraction parenthèse droite exposant k moins suscrire j sans point avec macron position de base parenthèse gauche début fraction n indice k suscrire j sans point avec macron position de base sur P majuscule indice k suscrire j sans point avec macron position de base fin fraction parenthèse droite parenthèse gauche début fraction thêta indice k suscrire j sans point avec macron exposant suscrire j sans point avec macron sup-indice k sup position de base sur thêta indice k suscrire j sans point avec macron exposant suscrire j sans point avec macron sup-indice k sup position de base fin fraction parenthèse droite exposant suscrire phi avec macron sup-indice k suscrire j sans point avec macron sup moins 1

40On introduit l’effet prix “pur” à partir de l’égalité Description de l'image par IA : suscrire p avec tilde indice k i j position de base égale début fraction p indice k j position de base sur thêta indice k i position de base fin fraction

définie dans l’équation (2) et on pose Description de l'image par IA : p sans empattement o sans empattement s sans empattement e sans empattement suscrire rhô avec tilde indice k i j position de base égale suscrire rhô avec tilde indice k i position de base tau indice k j position de base t indice k j j position de base avec ?kij les coûts de transport et tkij le tarif douanier moyen imposé par le pays j sur le produit k en provenance du pays i :

41

Description de l'image par IA :

42Nous supposons que les coûts de transports sont déterminés par la relation suivante [11] :

43

Description de l'image par IA : L majuscule o g parenthèse gauche tau indice k suscrire xi avec macron position de base parenthèse droite égale mû indice k position de base log parenthèse gauche D majuscule i s indice i j position de base parenthèse droite xi indice k position de base parenthèse gauche 1 0 parenthèse droite

44DISij représente la distance bilatérale entre les pays i et j.

45L’équation (9) peut être écrite sous la forme logarithmique suivante :

46

Description de l'image par IA :

47avec :

48

Description de l'image par IA : début tableau 1re rangée  p en normal a en normal r en normal t en normal s en normal indice k j position de base égale début fraction X majuscule indice k j position de base sur sommation début souscript j prime pas égal à i fin scripts X majuscule indice k prime j position de base fin fraction virgule p en normal r en normal i en normal x en normal indice k j position de base égale début fraction suscrire rhô avec tilde indice k j position de base sur P majuscule de ronde fin fraction indice k prime j position de base virgule o en normal p en normal u en normal a en normal r en normal t en normal i en normal b en normal e en normal indice k j position de base égale début fraction thêta indice k j position de base sur thêta indice k j sub-exposant prime sub position de base fin fraction virgule v en normal a en normal r en normal i en normal c en normal i en normal t en normal i en normal c en normal indice k j position de base égale début fraction tau indice k j position de base sur suscrire n avec macron indice k j sub-exposant prime sub position de base fin fraction virgule 2e rangée  t en normal a en normal r en normal i en normal f en normal indice k j position de base égale début fraction tau indice k j position de base sur suscrire t avec macron indice k prime j position de base fin fraction virgule f en normal i en normal c en normal t indice k j position de base égale début fraction D majuscule de ronde S majuscule indice k j sub-exposant prime sub position de base sur D majuscule de ronde S majuscule indice k j prime j position de base fin fraction point fin tableau

49et Description de l'image par IA : suscrire P majuscule avec barre horizontalle indice k l sub-exposant sub j position de base égale produit début souscript i prime pas égal à j fin scripts suscrire p avec tilde indice k i sub-exposant sub j exposant a sup-indice k l prime j sup position de base virgule suscrire thêta avec barre horizontalle indice k l sub-exposant sub position de base égale produit début souscript i prime pas égal à j fin scripts thêta indice k i sub-exposant prime sub exposant a sup-indice k l prime j sup position de base virgule suscrire n avec barre horizontalle indice k l sub-exposant sub position de base égale produit début souscript i prime pas égal à i fin scripts n indice k i sub-exposant prime sub exposant a sup-indice k l prime j sup position de base virgule suscrire t avec barre horizontalle indice k l sub-exposant sub j sub-exposant prime sub position de base égale produit début souscript i prime pas égal à i virgule j fin scripts t indice k i prime j sub-exposant prime sub exposant a sup-indice k i prime j sup-sub-exposant prime sup-sub sup position de base point

50et Description de l'image par IA : suscrire D majuscule l S majuscule avec barre horizontalle indice k l sub-exposant opérateur point sub j position de base égale produit début souscript i exposant opérateur point position de base pas égal à j fin scripts D majuscule l S majuscule indice i sub-exposant opérateur point sub j exposant a sup-indice k i sup-sub-exposant opérateur point sup-sub j

représentant respectivement le prix moyen à l’exportation, la qualité intrinsèque, le nombre moyen de variétés des produits originaires de l’ensemble des concurrents I’, le tarif douanier moyen et la distance moyenne. aki?j indique la valeur de la part de marché du pays exportateur i? par rapport à celle de ses principaux concurrents.

51?kijI? représente une combinaison linéaire des divers effets fixes englobant l’ensemble des facteurs institutionnels invariants tels que le progrès technique, la taille du pays, les liens culturels… avec les marchés de destination, déterminant les parts relatives de marché.

Estimation du modèle

Présentation des données

52Nous avons tenté d’estimer les élasticités prix et qualité des exportations à partir de l’équation (11) du modèle. Les données utilisées proviennent des bases de données de la FAO (FAOSTAT), de la Banque mondiale, du CEPII et AMAD ainsi que des différents rapports du FEMISE et de la ESCWA. Nous avons utilisé un panel de 17 pays exportateurs × 57 produits × 35 années (1970-2004) soit un total de 33 915 observations.

53Les données sur les pays inclus dans l’étude concernent les pays méditerranéens impliqués dans l’accord de libre-échange avec l’Union européenne, comme le Maroc, la Tunisie, la Turquie et l’Égypte, l’Algérie, la Jordanie, la Syrie, le Liban et Israël ; et divers pays de l’Union européenne présentant un fort potentiel en matière d’exportations agricoles tels que la France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique-Luxembourg.

54Notre analyse étant destinée à mesurer les effets éventuels d’une libéralisation agricole sur les économies sud-méditerranéennes, nous avons considéré les catégories de produits représentant un poids relativement important dans le total des exportations agricoles de ces pays soit : fruits, fruits à coque, agrumes, maraîchages, jus de fruit, huiles, vins, coquilles et crustacés, mollusques et poissons. Le tableau A2.1 résume les parts moyennes de ces produits dans les exportations agricoles de chaque pays (annexe 2).

55Le modèle comprend des variables explicatives non observables. Nous avons remplacé ces variables, pour les besoins de l’estimation, par des Proxy. Nous avons approximé les prix à l’exportation par les valeurs unitaires. La base de données de la FAO fournit des observations détaillées sur les valeurs et les quantités exportées par produit et par pays. Les valeurs unitaires à l’exportation sont obtenues en divisant la valeur des exportations par les quantités. Nous nous sommes basés ensuite sur les approches d’Erkel-Rousse et Le Gallo et de Hallak, exposées supra, pour évaluer les indices qualités et prix réels pour chaque catégorie de produit et chaque pays.

56Le nombre de variétés par catégories de produits et pays d’origine est approximé par la combinaison linéaire de deux facteurs :

57

Description de l'image par IA :

58où :

  • speki représente la spécialisation relative mesurée par la part du produit k dans les exportations totales du pays i comparée à la part de ses principaux concurrents :
    Description de l'image par IA : g sans empattement p sans empattement e sans empattement indice k l position de base égale début binomiale début début fraction parenthèse gauche X majuscule indice k i position de base parenthèse droite exposant Phi majuscule en normal sup-indice l i sup position de base sur sur début fraction X majuscule indice k i position de base sur X majuscule indice i i position de base fin fraction fin fin fraction parmi début début fraction début fraction X majuscule indice k i position de base sur X majuscule indice i position de base fin fraction sur sur début fraction X majuscule indice k i position de base sur X majuscule indice i position de base fin fraction fin fin fraction fin binomiale
  • spreadki un indicateur du degré de diversification des produits, défini par :
    Description de l'image par IA : s en normal p en normal r en normal e en normal a en normal d en normal indice k r y position de base égale crochet gauche début fraction début racine carrée sommation début souscript k égale 1 début suscript d fin scripts parenthèse gauche X majuscule indice k l point position de base moins suscrire X majuscule avec macron indice c l point position de base parenthèse droite au carré fin racine carrée sur N majuscule parenthèse gauche suscrire X majuscule avec macron indice c l t position de base parenthèse droite fin fraction crochet droit
avec :

59Xki. : les exportations du produit k par le pays i,

60X.i. : les exportations totales du pays i,

61Description de l'image par IA : suscrire X majuscule avec macron indice d en normal i en normal

 : la valeur moyenne des exportations du pays i pour le groupe cl[12],

62N : le nombre de produits inclus dans le groupe cl.

63Le nombre relatif de variétés est approximé dans les modèles de concurrence monopolistique par la taille relative du pays (Krugman, 1980 ; Dixit et Norman, 1980). Des études plus récentes considèrent toutefois que cette approximation comporte des imperfections liées à la négligence des inégalités d’accès des pays aux marchés internationaux et estiment que l’indicateur de spécialisation est plus approprié pour appréhender la diversification des produits (Crozet et Erkel-Rousse, 2000 ; Erkel-Rousse et Le Gallo, 2002) [13].

64Afin d’évaluer l’influence de l’intensité de spécialisation des différents pays, dans chaque catégorie de produit, sur leurs performances commerciales, nous avons rajouté à l’indicateur de spécialisation un indicateur du degré de diversification des produits qui mesure la distribution des produits exportés par rapport à leur moyenne [14]. Il permet de différencier les pays présentant une très forte spécialisation dans une variété donnée de produits, des pays présentant une uniformité dans leurs sentiers de spécialisation.

Méthodologie d’estimation

65Nous avons remplacé, dans l’équation (11), la variété des produits par son expression définie en (12). Le modèle à estimer se présente donc sous la forme suivante :

66

Description de l'image par IA : début tableau 1re rangée  L majuscule o g parenthèse gauche p en normal a en normal r en normal t en normal s en normal indice k i j position de base parenthèse droite égale parenthèse gauche 1 moins sigma indice k i position de base parenthèse droite L majuscule o g parenthèse gauche p en normal r en normal i en normal x en normal indice k i j position de base parenthèse droite gamma indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche q en normal u en normal a en normal r en normal t en normal i en normal t en normal e en normal indice k i j position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche s en normal p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche s en normal p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite êta indice k j position de base L majuscule o g parenthèse gauche p en normal o en normal r en normal indice k i position de base parenthèse droite point fin tableau

67En raison des différentes approximations utilisées, des problèmes de multicollinéarité et de corrélation entre certaines variables explicatives et les termes d’erreurs risquent de biaiser les résultats des estimations.

68L’estimation de l’équation (13) en panel à effets fixes par les méthodes usuelles conduit inéluctablement à des résultats biaisés du fait de la présence d’erreurs de mesures sur certaines variables explicatives d’une part, et d’une éventuelle corrélation entre les effets spécifiques individuels et certains régresseurs d’autres parts. Il est également difficile de supposer que les effets spécifiques ?kijI? ne sont pas corrélés avec les prix et la qualité. Par ailleurs, les approches utilisées pour calculer les indices qualités présentent quelques limites, les erreurs de mesure sur ces indices conduisent également à une corrélation entre les perturbations et les variables explicatives et donnent des résultats biaisés.

69La technique des variables instrumentales permet, dans ce cas, d’obtenir des estimations convergentes. La principale difficulté liée à cette technique consiste dans la sélection des instruments. Nous nous sommes notamment basés sur la méthode d’Hausman Taylor (voir Sevestre, 2002) pour pallier ce problème et avons réalisé différents groupes d’estimations : nous avons évalué d’abord les élasticités prix et qualité à partir des équations de parts de marché en utilisant les données empilées par groupe de produits sur l’ensemble des pays inclus dans le panel et les différents indices de qualité présentés dans la section précédente ; ensuite, nous avons empilé les différents produits dans un même modèle estimé par les méthodes des variables instrumentales et des moments généralisés.

Résultats des estimations

70Nous avons estimé l’équation (13) du modèle pour chaque groupe de produits en panel avec effets fixes par les méthodes des Moindres Carrés Ordinaires (MCO) et des Variables Instrumentales (VI) en corrigeant les problèmes d’hétéroscédasticité et d’autocorrélation des erreurs. Les instruments utilisés sont le taux de change réel, un trend temporel, un trend quadratique et certaines variables explicatives du modèle décalées d’une période [15]. Deux groupes de résultats on été obtenus, le premier utilise l’indice qualité calculé à partir de l’approche développée dans la section II-1 (Qualité A), et le deuxième utilise l’indice qualité déterminé dans la section II-2 (Qualité B). Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux 1.1 et 1.2.

Tableau 1.1

Estimation des équations de parts de marché par groupes de produits

Tableau de coefficients économiques pour différents groupes de produits avec significations statistiques.
Fruits Fruits à coque Agrumes Maraîchages Jus de fruits Huiles Vins Crustacés Mollusques Poissons MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI Prix – 0,023** – 0,18** – 0,067 ** – 0,15*** – 0,06*** – 0,16*** – 0,02*** – 0,13 *** – 0,08*** – 0,18*** – 0,07** – 0,17*** – 0,05 *** – 0,13 *** – 0,28*** – 0,27*** – 0,25*** – 0,33*** – 0,11*** – 0,13*** (– 2,17) (– 2,67) (– 2,49) (– 2,84) (– 3,14) (– 2,91) (– 3,3) (– 3,6) (– 2,73) (– 3,1) (– 2,3) (– 2,8) (– 6,5) (– 2,8) (– 6,93) (– 5,4) (– 4,2) (– 3,9) (– 2,9) (– 3,2) Spécialisation 0,46*** 0,58*** 0,53*** 0,56*** 0,92*** 0,92*** 0,95*** 0,93*** 0,63*** 0,46*** 0,89*** 0,91*** 0,98*** 0,96*** 0,89*** 0,97*** 0,84*** 0,85*** 0,67*** 0,69*** (28,1) (27,6) (35,16) (37,6) (48,5) (49,3) (62,1) (65,7) (62,2) (68,3) (85,2) (85,7) (86,7) (87,1) (85,1) (81,2) (71,2) (72,9) (69,9) (69,8) Qualité A 0,15* 0,19*** 0,24* 0,35*** 0,26*** 0,37*** 0,17*** 0,26*** 0,23*** 0,29*** 0,28*** 0,31*** 0,22*** 0,27*** 0,35*** 0,38*** 0,28*** 0,36*** 0,39*** 0,48*** (1,87) (2,81) (1,77) (3,9) (5,1) (6,1) (4,4) (4,2) (18,3) (9,7) (4,3) (4,3) (10,1) (3,4) (2,7) (3,18) (7,2) (6,8) (4,6) (5,2) Dispersion – 0,18* – 0,13** – 0,11* – 0,12* – 0,07** – 0,07** – 0,22** – 0,21** – 0,22** – 0,13** – 0,3*** – 0,40*** – 0,03*** – 0,05** – 0,45*** – 0,12*** – 0,52*** – 0,48*** – 0,24*** – 0,22*** (– 1,75) (– 1,98) (– 1,82) (– 1,86) (– 2,9) (– 2,47) (– 2,7) (– 2,6) (– 3,8) (– 2,4) (– 5,7) (– 4,9) (– 5,2) (– 2,7) (– 3,1) (– 3,2) (– 7,5) (– 6,7) (– 11,2) (– 9,2) Distance – 4,39*** – 4,38*** – 4,65*** – 4,62*** – 3,58*** – 3,26*** – 2,78*** – 2,67*** – 2,6*** – 2,23*** – 1,12*** – 1,2*** – 0,18*** – 0,75*** – 4,67*** – 4,15*** – 4,54*** – 4,36*** – 3,42*** – 3,45*** (–8,76) (– 2,81) (– 7,16) (– 5,23) (– 8,8) (– 7,56) (– 4,8) (– 7,8) (– 13,2) (– 11,2) (– 8,9) (– 9,1) (– 3,3) (– 3,1) (– 40,5) (– 39,1) (– 64) (– 58) (– 7,5) (– 8,2) Tarif – 0,023** – 0,18** – 0,067** – 0,15*** – 0,06*** – 0,16*** – 0,02*** – 0,13*** – 0,08** – 0,18*** – 0,07*** – 0,17*** – 0,05*** – 0,13*** – 0,28*** – 0,27*** – 0,25*** – 0,33*** – 0,11*** – 0,13*** (– 2,17) (– 2,67) (– 2,49) (– 2,84) (– 3,14) (– 2,91) (– 3,3) (– 3,6) (– 2,73) (– 3,1) (– 2,3) (– 2,8) (– 6,5) (– 2,8) (– 6,93) (– 5,4) (– 4,2) (– 3,9) (– 2,9) (– 3,2) R2 0,97 0,79 0,93 0,82 0,99 0,97 0,99 0,97 0,82 0,86 0,97 0,95 0,99 0,87 0,95 0,93 0 ,93 0,91 0,99 0,96 ( ) t de student. *, ** et *** expriment les niveaux de significativité des paramètres aux risques respectifs de 10 %, 5 % et 1 %.
Tableau de données statistiques avec des coefficients et intervalles de confiance pour différents groupes de produits.
Huiles Vins Crustacés Mollusques Poissons MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI – 0,07** – 0,17*** – 0,05 *** – 0,13 *** – 0,28*** – 0,27*** – 0,25*** – 0,33*** – 0,11*** – 0,13*** (– 2,3) (– 2,8) (– 6,5) (– 2,8) (– 6,93) (– 5,4) (– 4,2) (– 3,9) (– 2,9) (– 3,2) 0,89*** 0,91*** 0,98*** 0,96*** 0,89*** 0,97*** 0,84*** 0,85*** 0,67*** 0,69*** (85,2) (85,7) (86,7) (87,1) (85,1) (81,2) (71,2) (72,9) (69,9) (69,8) 0,28*** 0,31*** 0,22*** 0,27*** 0,35*** 0,38*** 0,28*** 0,36*** 0,39*** 0,48*** (4,3) (4,3) (10,1) (3,4) (2,7) (3,18) (7,2) (6,8) (4,6) (5,2) – 0,3*** – 0,40*** – 0,03*** – 0,05** – 0,45*** – 0,12*** – 0,52*** – 0,48*** – 0,24*** – 0,22*** (– 5,7) (– 4,9) (– 5,2) (– 2,7) (– 3,1) (– 3,2) (– 7,5) (– 6,7) (– 11,2) (– 9,2) – 1,12*** – 1,2*** – 0,18*** – 0,75*** – 4,67*** – 4,15*** – 4,54*** – 4,36*** – 3,42*** – 3,45*** (– 8,9) (– 9,1) (– 3,3) (– 3,1) (– 40,5) (– 39,1) (– 64) (– 58) (– 7,5) (– 8,2) – 0,07*** – 0,17*** – 0,05*** – 0,13*** – 0,28*** – 0,27*** – 0,25*** – 0,33*** – 0,11*** – 0,13*** (– 2,3) (– 2,8) (– 6,5) (– 2,8) (– 6,93) (– 5,4) (– 4,2) (– 3,9) (– 2,9) (– 3,2) 0,97 0,95 0,99 0,87 0,95 0,93 0 ,93 0,91 0,99 0,96

Estimation des équations de parts de marché par groupes de produits

Tableau 1.2

Estimation des équations de parts de marché par groupes de produits

Tableau de coefficients économiques pour différents groupes de produits avec significativité statistique.
Fruits Fruits à coque Agrumes Maraîchages Jus de fruits Huiles Vins Crustacés Mollusques Poissons MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI Prix – 0,14*** – 0,26** – 0,06** – 0,27*** – 0,08*** 0,28*** – 0,08*** – 0,16*** – 0,02*** – 0,17*** – 0,12*** – 0,22*** – 0,07*** – 0,15*** – 0,28*** – 0,27*** – 0,12*** – 0,28*** – 0,14*** – 0,37*** (– 2,95) (– 2,69) (– 2,35) (– 2,94) (– 4,04) (– 3,61) (– 3,19) (– 2,91) (– 2,93) (– 2,9) (– 2,93) (– 3,18) (– 3,5) (– 2,8) (– 4,12) (– 5,6) (– 2,94) (– 3,14) (– 3,2) (– 3,4) Spécialisation 0,41*** 0,47*** 0,63*** 0,67*** 0,88*** 0,89*** 0,93*** 0,96*** 0,58*** 0,56*** 0,63*** 0,65*** 0,96*** 0,96*** 0,87*** 0,86*** 0,91*** 0,87*** 0,96*** 0,81*** -44.2 (46,1) (55,7) (54,5) (70,8) (73,1) (82,1) (82,7) (70,5) (68,9) (79,2) (78,7) (88,2) (87,1) (85,6) (82,7) (87,7) (86,5) (75,1) (77,5) Qualité B 0,33*** 0,46*** 0,48*** 0,39*** 0,27*** 0,38*** 0,28*** 0,36*** 0,71*** 0,58*** 0,31*** 0,41*** 0,14*** 0,24*** 0,26*** 0,39*** 0,14*** 0,38*** 0,26*** 0,42*** (4,87) (3,2) (4,3) (4,7) (6,22) (4,9) (6,15) (6,2) (4,9) (4,6) (4,6) (4,8) (7,1) (2,9) (2,8) (3,8) (2,45) (2,91) (3,9) (4,2) Dispersion – 0,25** – 0,08* – 0,18* – 0,13* – 0,06** – 0,07** – 0,03** – 0,05*** – 0,17** – 0,13** – 0,18*** – 0,17*** – 0,04*** – 0,06*** – 0,19*** – 0,12*** – 0,12*** – 0,14*** – 0,15*** – 0,17*** (– 1,95) (– 1,78) (– 1,19) (– 1,7) (– 2,05) (– 2,37) (– 2,1) (– 2,9) (– 2,3) (– 2,7) (– 5,3) (– 3,7)(– 7,3) (– 6,7) (– 5,3) (– 3,3) (– 3,5) (– 2,9) (– 6,3) (– 4,7) Distance – 3,86*** – 4,45*** – 3,26*** – 3,4*** – 4,18*** – 3,57*** – 3,78*** – 3,6*** – 3,28*** – 3,21*** – 1,09*** – 1,02*** – 0,46*** – 0,69*** – 4,94*** – 4,82*** – 4,2*** – 4,35*** – 3,56*** – 3,18*** (– 8,31) (– 3,02) (– 5,6) (6,3) (– 16,8) (– 8,93) (– 10,1) (– 9,8) (– 9,16) (– 10,1) (– 7,2) (– 7,1) (– 4,1) (– 2,8) (– 10,8) (– 8,9) (– 10,8) (– 12,3) (– 3,7) (– 4,5) Tarif – 0,14*** – 0,26** – 0,06** – 0,27*** – 0,08** – 0,28** – 0,08** – 0,16*** – 0,02*** – 0,17*** – 0,12*** – 0,22*** – 0,07*** – 0,15*** – 0,28*** – 0,27*** – 0,12*** – 0,28*** – 0,14*** – 0,37*** (– 2,95) (– 2,69) (– 2,35) (– 2,94) (– 4,04) (– 3,61) (– 3,19) (– 2,91) (– 2,93) (– 2,9) (– 2,93) (– 3,18) (– 3,5) (– 2,8) (– 4,12) (– 5,6) (– 2,94) (– 3,14) (– 3,2) (– 3,4) R2 0,97 0,84 0,86 0,73 0,99 0,96 0,99 0,98 0,92 0,93 0,96 0,95 0,99 0,89 0,99 0,95 0,99 0,91 0,99 0,96 (.) t de student. *, ** et *** expriment les niveaux de significativité des paramètres aux risques respectifs de 10 %, 5 % et 1 %.
Tableau de données statistiques avec des coefficients et intervalles de confiance pour différentes catégories de produits.
Huiles Vins Crustacés Mollusques Poissons MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI MCO VI – 0,12*** – 0,22*** – 0,07*** – 0,15*** – 0,28*** – 0,27*** – 0,12*** – 0,28*** – 0,14*** – 0,37*** (– 2,93) (– 3,18) (– 3,5) (– 2,8) (– 4,12) (– 5,6) (– 2,94) (– 3,14) (– 3,2) (– 3,4) 0,63*** 0,65*** 0,96*** 0,96*** 0,87*** 0,86*** 0,91*** 0,87*** 0,96*** 0,81*** (79,2) (78,7) (88,2) (87,1) (85,6) (82,7) (87,7) (86,5) (75,1) (77,5) 0,31*** 0,41*** 0,14*** 0,24*** 0,26*** 0,39*** 0,14*** 0,38*** 0,26*** 0,42*** (4,6) (4,8) (7,1) (2,9) (2,8) (3,8) (2,45) (2,91) (3,9) (4,2) – 0,18*** – 0,17*** – 0,04*** – 0,06*** – 0,19*** – 0,12*** – 0,12*** – 0,14*** – 0,15*** – 0,17*** (– 5,3) (– 3,7)(– 7,3) (– 6,7) (– 5,3) (– 3,3) (– 3,5) (– 2,9) (– 6,3) (– 4,7) – 1,09*** – 1,02*** – 0,46*** – 0,69*** – 4,94*** – 4,82*** – 4,2*** – 4,35*** – 3,56*** – 3,18*** (– 7,2) (– 7,1) (– 4,1) (– 2,8) (– 10,8) (– 8,9) (– 10,8) (– 12,3) (– 3,7) (– 4,5) – 0,12*** – 0,22*** – 0,07*** – 0,15*** – 0,28*** – 0,27*** – 0,12*** – 0,28*** – 0,14*** – 0,37*** (– 2,93) (– 3,18) (– 3,5) (– 2,8) (– 4,12) (– 5,6) (– 2,94) (– 3,14) (– 3,2) (– 3,4) 0,96 0,95 0,99 0,89 0,99 0,95 0,99 0,91 0,99 0,96

Estimation des équations de parts de marché par groupes de produits

71Nous avons empilé les données sur les différentes catégories de produits dans un même modèle. Pour juger la robustesse des résultats, nous avons utilisé trois méthodes d’estimations différentes à savoir les MCO, les VI et la méthode des Moments Généralisés (MMG). Les résultats sont résumés dans les tableaux 2.1 et 2.2. La première colonne présente les résultats de l’estimation en panel à effets fixes par la méthode des MCO, les colonnes 2 et 3 résument les résultats de l’estimation par les méthodes des VI et des MMG.

Tableau 2.1

Estimation des équations de parts de marché pour le total des catégories de produits

Tableau de coefficients et R² pour différentes catégories de produits.
MCO VI MMG Prix – 0,06** – 0,17*** – 0,19*** (– 1,93) (– 2,85) (– 2,96) Spécialisation 0,76*** 0,71*** 0,73*** (36,2) (46,9) (52,5) Qualité A 0,12*** 0,23*** 0,24*** (11,74) (12,7) (8,7) Dispersion – 0,06*** – 0,13*** – 0,09*** (– 2,87) (– 3,03) (– 5,3) Distance – 3,9*** – 4,11*** – 4,3*** (– 4,8) (– 5,8) (– 14,1) Tarif – 0,06** – 0,17*** – 0,19*** (– 1,93) (– 2,85) (– 2,96) R2 ajusté 0,84 0,82 0,83 (.) t de student. *, ** et *** expriment les niveaux de significativité des paramètres aux risques respectifs de 10 %, 5 % et 1 %.

Estimation des équations de parts de marché pour le total des catégories de produits

Tableau 2.2

Estimation des équations de parts de marché pour le total des catégories de produits

Tableau statistique avec coefficients et valeurs significatives pour trois modèles (MCO, VI, MMG).
MCO VI MMG Prix – 0,15*** – 0,35*** – 0,31*** (– 3,6) (– 5,4) (– 9,6) Spécialisation 0,81*** 0,81*** 0,85*** (73,9) (72,4) (82,4) Qualité B 0,31*** 0,42*** 0,41*** (7,52) (8,1) (13,7) Dispersion – 0,17*** – 0,17*** – 0,12*** (– 4,4) (– 4,4) (– 9,6) Distance – 3,8*** – 3,95*** – 3,95*** (– 7,8) (– 7,9) (– 9,1) Tarif – 0,15*** – 0,35*** – 0,31*** (– 3,6) (– 5,4) (– 9,6) R2 ajusté 0,87 0,88 0,88 (.) t de student. *, ** et *** expriment les niveaux de significativité des paramètres aux risques respectifs de 10 %, 5 % et 1 %.

Estimation des équations de parts de marché pour le total des catégories de produits

72Les différents résultats des estimations confirment les hypothèses globales du modèle et montrent un impact significativement négatif des prix relatifs, des barrières tarifaires et de la distance sur les performances commerciales. La spécialisation et la qualité exercent au contraire un effet positif significatif sur les parts de marché relatives procurant un avantage compétitif aux exportateurs.

73Les méthodes des Moments Généralisés et des Variables Instrumentales donnent des résultats rapprochés. Ces résultats diffèrent toutefois de ceux obtenus par la méthode des MCO ce qui met en évidence le caractère endogène de certaines variables explicatives [16]. Le test d’Hausman confirme cette hypothèse, la méthode des MCO conduisant à des estimations biaisées des élasticités prix et qualité, il semble donc plus approprié d’utiliser la technique des VI ou des MMG pour l’analyse du modèle.

74Les résultats obtenus en utilisant les différentes mesures de la qualité, présentées dans la section précédente, sont relativement rapprochés. L’effet positif de la qualité sur les exportations agricoles est confirmé dans la totalité des équations. Une bonne perception de l’image du produit conduit à une meilleure performance commerciale sur le marché international. Il ressort également de l’analyse un effet positif de la qualité relativement plus important que l’effet prix négatif. Les résultats indiquent toutefois que l’utilisation de l’indice qualité, dérivé de l’approche d’Hallak, donne un effet qualité plus important que celui obtenu à partir de la méthodologie d’Erkel-Rousse et Le Gallo. Les élasticités qualité estimées dans les tableaux 1.2 et 2.2 sont relativement plus élevées que celles dans les tableaux 1.1 et 2.1. Nous remarquons également que l’indice qualité d’Hallak conduit à un meilleur ajustement du modèle [17].

75Malgré un effet prix négatif, l’analyse révèle une faible élasticité prix des exportations agricoles et agroalimentaires. Cet effet est particulièrement réduit dans les tableaux 1.1 et 2.1, sa valeur absolue n’excédant pas 0,2 pour une grande majorité des catégories de produits étudiées. Ce résultat pourrait s’expliquer par l’imperfection de certaines approximations et la présence de quelques erreurs de mesure. Les travaux empiriques récents ont toutefois abouti à des élasticités prix estimées relativement faibles (Crozet et Erkel-Rousse, 2000 ; Gould et Dong, 2004 ; Hallak et Schott, 2005), laissant supposer un impact limité des prix relatifs sur les performances commerciales. Les échanges internationaux des produits agricoles semblent donc plus sensibles à la qualité des produits qu’aux prix et les économies qui rivalisent uniquement par les prix se retrouvent donc dans une position désavantageuse.

76L’effet de la diversité des produits sur les exportations est capté à travers deux variables : la spécialisation et la dispersion. La spécialisation possède un impact fortement positif sur les parts de marché, les élasticités estimées sont supérieures à 0,6 dans une majeure partie des estimations. Les différences dans les règles de spécialisation entre les pays agissent en faveur des échanges internationaux des produits et représentent un des éléments clés pour la construction d’un avantage compétitif.

77La dispersion exerce au contraire un effet négatif sur les performances commerciales, une importante dispersion des variétés dans une gamme donnée de produits constitue un désavantage compétitif pour les exportateurs. Cet effet reste toutefois nettement modéré, les élasticités estimées dépassant rarement 0,1 en valeur absolue.

78Les estimations montrent enfin un effet négatif et significatif de la distance sur les échanges commerciaux des produits agricoles. La proximité géographique pourrait de ce fait représenter un des facteurs les plus importants dans le développement des relations commerciales internationales. Notons que l’échange des produits agricoles et agroalimentaires est particulièrement sensible à la distance. L’impact de la distance sur les exportations agricoles refléterait d’une part les effets subjectifs qui résulteraient de la préférence des consommateurs pour les produits originaires des pays voisins et qui sont donc mieux connus et plus appréciés. Les produits agricoles sont, d’autre part, fortement périssables et nécessitent un important conditionnement et des structures de commercialisation et de transport développées garantissant la préservation de la qualité des produits et la rapidité des livraisons. Ceci engendre par conséquent des coûts d’autant plus élevés que la distance avec les marchés de destination est importante et affectent donc négativement les performances à l’exportation. Nous constatons que l’effet négatif de la distance sur l’exportation des vins et des huiles est relativement modéré, ces produits nécessitant des conditionnements moins importants que les fruits, les légumes et les produits de la mer ; leurs coûts de transport seraient donc plus modérés.

79Les résultats de l’étude empirique fournissent quelques éclaircissements sur les effets éventuels de la libéralisation des échanges des produits agricoles sur les exportations des pays concernés dans l’étude. Il est important de souligner que, sans chercher à quantifier les effets de la libéralisation dans le domaine agricole, ce qui nécessiterait un examen bien plus approfondi de la situation économique de ces pays, notre analyse donne uniquement quelques indications permettant de distinguer les pays qui pourraient profiter des opportunités offertes par le libre-échange de ceux qui s’exposent à des risques importants.

80Les bénéfices attendus par la création d’une zone de libre-échange découleraient essentiellement de la hausse des exportations motivée par le démantèlement progressif des tarifs douaniers. Les estimations obtenues montrent globalement une incidence relativement faible des barrières douanières sur la compétitivité, ce qui pousse à nuancer ce point de vue.

81L’analyse empirique révèle, par ailleurs, un effet positif prépondérant de la qualité et de la diversification des produits sur les performances des exportations agricoles. La distance géographique agit au contraire nettement en défaveur des échanges internationaux de ces produits. La suppression des mesures protectionnistes et l’entrée des productions agricoles en libre concurrence sur un marché mondial exigeant en terme de compétitivité et d’efficience, favoriseraient donc les pays disposant d’un avantage qualité et principalement ceux situés à proximité des marchés de destination. La voie privilégiée pour tirer un meilleur profit du libre-échange consisterait à engager l’agriculture des pays concernés dans une mutation qualitative basée sur une intensification de la spécialisation par une assignation plus efficaces des ressources vers les productions pour lesquelles les pays disposent d’avantages comparatifs, une amélioration de la qualité des productions par la modernisation du secteur agricole et le développement des structures de commercialisation et des conditions de distribution.

82Il faut noter que malgré la forte concurrence qui oppose les pays méditerranéens dans le commerce des produits agricoles et l’importante similitude de leurs productions, la libéralisation agricole n’affecterait pas tous ces pays de la même façon. L’analyse descriptive menée dans l’annexe 2 montre une grande diversité dans les formes de compétitivité entre les pays selon les produits commercialisés.

83La typologie dressée dans le tableau 2.2 permet de distinguer deux groupes de pays : d’une part l’Espagne, la Turquie, le Maroc et dans une moindre mesure la Tunisie, Israël et la Syrie qui sont avantagés par la compétitivité qualité de leurs produits et qui auraient de grandes chances d’être favorisés par le libre-échange. D’autre part, le Liban, la Grèce et l’Égypte qui sont essentiellement compétitifs par les prix et qui pourraient se retrouver nettement moins avantagés par la libéralisation agricole.

Conclusion

84Les travaux récents en économie internationale ont démontré qu’au-delà de l’importance des prix, la qualité représente un des éléments clés pour la construction d’un avantage compétitif. L’omission de la qualité dans les relations de commerce international peut conduire à une estimation biaisée des élasticités prix et donc à une analyse erronée des effets des politiques commerciales.

85Nous avons tenté, à travers cette étude, de quantifier les poids de la compétitivité-prix et de la compétitivité-qualité dans l’échange international de certains produits agricoles et agro-alimentaires. Les résultats de cette recherche sont destinés à fournir quelques éléments d’analyse permettant d’appréhender les effets éventuels de la libéralisation des échanges des produits agricoles sur les exportations des pays du Sud de la Méditerranée et de certains pays de l’Union européenne.

86Malgré l’importance grandissante prise par la qualité dans la concurrence internationale, il reste difficile d’obtenir une mesure fiable de cette variable. Nous avons adopté deux méthodologies différentes pour l’évaluer. La première utilise la part des exportations compétitives par la qualité dans les exportations totales (Erkel-Rousse et le Gallo, 2002). La deuxième approche consiste à extraire une mesure de la qualité à partir des prix à l’exportation (Hallak, 2003 et 2005). Nous avons rajouté ces variables aux facteurs explicatifs des équations de parts de marché que nous avons estimées sur un panel de 17 pays x 57 produits x 35 années par les méthodes des Moindres Carrés Ordinaires, des Variables Instrumentales et des Moments Généralisés. En dépit des imperfections liées aux différentes approximations utilisées pour mesurer certaines variables non observables, ce travail fournit des résultats intéressants sur l’importance de la qualité dans les échanges internationaux des produits agricoles.

87Il ressort globalement de l’analyse empirique un impact significativement positif de la qualité et de la spécialisation sur les performances commerciales. L’effet prix négatif est confirmé par les résultats de l’estimation, les élasticités estimées révèlent toutefois un poids relativement faible des prix et des tarifs douaniers dans l’exportation des produits agricoles. Les échanges internationaux des produits agricoles semblent donc globalement plus sensibles à la qualité et à la diversification des produits qu’aux prix. Une politique de libéralisation se traduisant par la suppression des mesures protectionnistes et l’entrée des productions agricoles en libre concurrence sur le marché mondial exigeant en terme de compétitivité et d’efficience, devrait, à la lumière des résultats obtenus, favoriser les pays performants en terme de compétitivité qualité.

88Les résultats montent enfin un impact significativement négatif de la distance sur les performances à l’exportation des produits agricoles. Le développement des structures de commercialisation et l’amélioration des chaînes de distribution en vue notamment d’une réduction des coûts de transport, pourraient contribuer à une nette amélioration des parts de marché particulièrement pour les pays éloignés des marchés de destination.

89Malgré l’importance des barrières tarifaires imposées par l’Union européenne sur l’importation des produits agricoles et notamment des fruits et légumes, les pays sud-méditerranéens ont réussi à s’imposer sur le marché européen à travers l’adaptation de la saisonnalité de leurs productions pour profiter des concessions tarifaires accordées par l’UE en dehors de ses hautes saisons de récolte, ce qui dénote l’importance de leur capacité productive. Le libre-échange pourrait particulièrement favoriser l’exportation de ces produits et risquerait d’intensifier ainsi la concurrence agricole qui oppose les pays méditerranéens des rives Nord et Sud. Au-delà des risques qu’elle présente, la libéralisation agricole offre de nombreuses opportunités pour les pays impliqués dans l’accord d’association et qui se matérialiseraient à travers le renforcement de la coopération entre les pays des deux rives en vue d’une amélioration des techniques de production, d’une modernisation du secteur agricole, du développement des structures de distribution et de la promotion d’une plus grande complémentarité entre leurs agricultures.

90N. B. H. & M. S. M.


Annexe 1

Classification des exportations agricoles : compétitivité-prix et compétitivité-qualité

91La méthodologie utilisée pour opérer une classification des exportations agricoles des pays du Sud de la Méditerranée et de certains pays de l’Union européenne en terme de leurs avantages prix et qualité est basée sur les approches développées par Aiginger (1995 et 1997) et Erkel-Rousse et le Gallo (2002). Afin de prendre en considération l’effet des différences dans les possibilités d’accès au marché international induit par les coûts de transport, les barrières tarifaires imposées aux exportations agricoles des pays non communautaires et les concessions préférentielles accordées à certains pays méditerranéens, nous avons augmenté les prix à l’exportation par un tarif moyen. Ce tarif comprend les différentes taxes douanières imposées aux exportations agricoles ainsi que les coûts de transport.

92Le calcul d’un tarif douanier moyen pour les produits agricoles est particulièrement difficile du fait de la multiplicité des taux spécifiques, ad valorem, taux minima et maxima imposés par la PAC [18]. Corrons (2000) a développé une approche permettant d’agréger les différentes taxes en un tarif douanier équivalent. Sa méthodologie prend en compte la saisonnalité de la tarification et les avantages préférentiels concédés par l’UE et permet de déterminer un tarif douanier moyen par produit agricole pour différents pays exportateurs [19]. Nous nous sommes basés sur cette approche pour déterminer les tarifs douaniers moyens pour chacun des divers produits inclus dans l’analyse, auxquels nous avons rajouté les coûts de transport [20]. Les données utilisées proviennent des rapports du FEMISE, de la ESCWA et des bases de données du CEPII et AMAD.

93L’analyse de la segmentation des performances commerciales en terme de compétitivité-prix et de compétitivité-qualité repose sur le principe suivant : considérons un produit k et un pays i, deux configurations favorables sont envisageables pour le pays i. Ce pays est un exportateur net du produit k, soit grâce à sa capacité de vendre ce produit à des prix suffisamment compétitifs, ou grâce à sa possibilité d’offrir des variétés de ce produit qui soient de meilleure qualité que ceux de ses concurrents et d’écouler ainsi ses exportations à des prix plus élevés, tant que leur rapport qualité/prix reste attractif.

94Il existe également deux configurations défavorables pour le pays i : ce pays est un importateur net du produit k soit parce que ses exportateurs proposent le produit k à des prix trop élevés par rapport à sa qualité et aux prix proposés par les pays concurrents, soit parce que ce pays souffre de problèmes structurels entravant ses possibilités d’accès au marché international malgré ses prix compétitifs. Ce raisonnement conduit à la définition de quatre cas possibles pour les exportations du produit k par le pays i : une bonne compétitivité-prix, une bonne compétitivité-qualité, une faible compétitivité-prix et des problèmes structurels.

95Ces quatre cas sont résumés par les résultats de l’intersection de deux critères :

  • un critère prix qui consiste à comparer les termes de l’échange du pays i pour le produit k (TEki) à la moyenne des termes de l’échange de ses principaux concurrents Description de l'image par IA : chevron mathématique gauche suscrire T majuscule E majuscule avec barre horizontalle indice k point position de base chevron droit ;
  • un critère performance selon lequel la performance à l’exportation du pays i est jugée bonne ou médiocre selon que son avantage commercial, relatif à celui de ses principaux concurrents, sur le marché international du produit k (PMki) est supérieur ou inférieur à son avantage commercial relatif moyen [21] Description de l'image par IA : suscrire P majuscule M majuscule avec barre horizontalle indice point i.

Description de l'image par IA : Table comparant les structures de problèmes et la compétitivité prix avec des relations de TE et PM.
TE TEki k<. TE TEki k>. PM PMki i<. S Problèmes structurels M Faible compétitivité-prix PM PMki i>. P Bonne compétitivité-prix Q Bonne compétitivité-qualité

96Les termes de l’échange pour chaque produit sont déterminés par le rapport des prix à l’exportation et des prix à l’importation. La moyenne des termes de l’échange Description de l'image par IA : suscrire T majuscule E majuscule avec barre horizontalle indice k

est définie par :

97

Description de l'image par IA : suscrire T majuscule E majuscule avec barre horizontalle indice k position de base égale produit début souscript i prime appartient à Q majuscule en gras exposant position de base fin scripts suscrire T majuscule E majuscule avec barre horizontalle indice i prime exposant a sup-indice i prime

98où I’ représente l’ensemble des pays concurrents au pays i et aki? la part de marché relative du pays i? pour le produit k.

99L’avantage commercial relatif du pays i sur le marché du bien k et son avantage commercial relatif moyen sont définis par :

100

Description de l'image par IA : P majuscule M majuscule indice k i position de base égale début fraction début binomiale barre oblique X majuscule indice k i position de base parmi X majuscule indice k i position de base fin binomiale sur début binomiale barre oblique X majuscule indice k i position de base parmi X majuscule indice k i position de base fin binomiale fin fraction

101et Description de l'image par IA : Formule mathématique avec des matrices et des symboles x et M.

, avec Xki et X.i les exportations du produit k et les exportations totales du pays i, Xkl? et X.I? les exportations des principaux concurrents du pays i, et Mki, M.i, MkI? et M.I? les importations.

102Afin d’éliminer les biais résultant des effets climatiques sur les flux commerciaux d’une année donnée, nous avons lissé les différentes valeurs sur trois ans [22]. L’analyse a porté sur les principaux groupes de produits agricoles et agroalimentaires exportés par les pays méditerranéens à savoir : les fruits (abricots, dattes, figues, pêches et nectarines, poires, pommes, prunes, raisins), fruits à coque (amandes, arachides, noisettes, pistaches), agrumes (citrons et limes, oranges, tangerines et mandarines, autres agrumes), maraîchages (artichauts, carottes, concombres et cornichons, fraises, pastèques et melons, poivrons, pommes de terre, tomates), jus de fruits (jus d’agrumes, jus d’agrumes concentrés, jus d’ananas, jus d’ananas concentré, jus d’orange, jus d’orange concentré, jus de citron, jus de fruits, jus de pamplemousse et mangue, jus de pamplemousse et mangue concentré, jus de pomme, jus de pomme concentré, jus de raisin, jus de tomate), huiles (huile d’olives, huile de tournesol, huile de Colza, huile d’arachides), vins (moûts de raisin, vins, vermouths), coquilles et crustacés (coquilles en conserve, coquilles fraîches et congelées, crustacés congelés, crustacés frais), mollusques (mollusques en conserve, mollusques séchées, mollusques congelés, mollusques frais) et poissons (poissons marins frais, conserves de poissons, poissons congelés, autres poissons). Ces données proviennent de la base de données de la FAO. Les résultats de l’analyse sont résumés dans le tableau A2.1 (annexe 2).

Annexe 2
Tableau A2.1

Proportion des produits inclus dans l’analyse sur les exportations agricoles par pays

Tableau comparatif des proportions de divers produits agricoles exportés par pays.
En % Fruits F. à coque Agrumes Maraîch. Jus Huiles Vins Crustacés Mollusques Poissons Algérie 43,0 0,0 0,0 0,2 2,2 0,2 13,8 7,3 3,8 5,0 Belgique 2,0 0,1 0,6 2,6 1,9 0,6 0,4 1,6 1,3 2,1 Espagne 2,9 0,0 11,9 10,1 1,2 5,8 6,5 3,0 7,4 8,0 France 1,9 0,0 0,2 1,0 0,3 0,5 12,5 1,0 1,4 2,7 Grèce 5,0 0,1 3,8 2,1 0,6 11,4 2,0 1,2 1,9 5,5 Italie 8,5 0,1 0,7 2,8 1,9 4,3 12,5 0,9 1,4 2,1 Pays-Bas 1,3 0,2 0,6 5,6 1,3 0,3 0,2 1,6 2,3 4,1 Portugal 0,8 0,1 0,1 0,7 0,4 3,4 26,6 3,6 11,5 14,8 Royaume-Uni 0,1 0,1 0,1 0,5 0,2 0,1 0,5 3,8 2,8 7,2 Israël 2,3 1,1 12,0 5,5 9,1 0,0 0,5 0,0 0,1 0,7 Jordanie 1,0 0,2 6,2 23,3 0,3 0,6 0,0 0,0 0,3 0,5 Liban 15,4 0,6 13,4 12,4 0,9 1,8 2,4 0,0 0,1 0,1 Maroc 0,1 0,0 7,9 4,2 0,7 0,7 0,2 16,1 30,8 25,9 Syrie 5,3 3,7 1,5 18,6 0,2 0,5 0,0 0,0 0,0 0,0 Tunisie 7,6 0,1 1,3 0,4 0,0 29,0 0,9 14,4 12,5 12,9 Turquie 1,2 0,2 3,7 2,4 1,2 2,7 0,1 0,8 1,3 1,9 Égypte 0,6 1,0 6,3 10,2 0,6 0,1 0,0 0,2 1,1 1,1

Proportion des produits inclus dans l’analyse sur les exportations agricoles par pays

Tableau A2.2

Classification des exportations agricoles et agroalimentaires

Tableau de classification des produits agricoles et agroalimentaires par pays avec des codes.
Alg. Bel. Esp. Fr. Gr. It. P-B Port. R-Uni Isr. Jor. Lib. Mar. Syr. Tun. Turq. Égyp. Fruits Q M P Q P P M M M Q M P Q Q Q Q M Abricots M M P Q P M M M M M Q P Q Q Q Q M Dattes Q S S S S S S S S Q M M M M Q M P Figues M S P M Q P M S S M P P Q P M Q M Pêch. et Nect. M M Q M P P M M M Q Q P Q Q Q Q Q Poires M Q P S S Q Q Q S M M P Q Q P Q M Pommes M S S Q P P S S S M M Q M Q M Q M Prunes M M P P P P M M M Q Q S M Q Q Q S Raisins M M Q M Q P M M M Q M Q Q Q Q Q Q Maraîch. M S Q S P M P M M Q Q M P M Q P P Artichauts M M P M M S M S M M M M Q Q Q M P Carottes S M Q S S Q P M S P M M P P M P P Concombres M S Q M Q M P M M Q P S P M M P P Fraises M Q P S S P Q M M Q Q M Q Q Q Q P Past. et Mel. M M P M P M M M M Q Q M Q M P Q P Poivrons Q S Q S Q S P S M Q Q S P M Q Q P Pom. de Terre S S M P S M Q M S P M Q P M S P P Tomates S P Q S S S P M S Q P M P Q Q P P J. Fruits M S P M S Q M S M Q M P M M M P M J. Agrume S S P M P Q S S S Q M P S M M P M J. Agr. C. M S P S P Q M S S M M M M M M Q M J. Ananas M S S S S S Q S M P Q M M M M P P J. An. C. M Q P P S S S M M M M M Q M M P M J. Orange S Q P M P Q Q S M Q M P Q M M P Q J. Or. C. M Q P S M Q M P M M M Q S M S S M J. Citron M S P M P P S S M Q M M M M M S M J. Fruits M M P S S P Q S M M Q P M M M P Q J. Pamp. M S P S S S M S S P S Q Q M M M Q J. Pamp. C. M S P M P S P M M Q M P Q M M M M J. Pom. C. M S P S S P S S S M M P M S M Q M J. Pomme M S Q M S P M P S S P Q M M M P M J. Raisins M M P S S Q M S M Q M M M M M Q M J. Tomate M Q M M Q P M M M Q M M M M M Q M F. à Coque M P M M S M P S M M M S M Q M Q M Amande M S Q S S S S P S S S M S P P M M Arachides M P S M Q M P S M Q M S M S M Q P Noisettes M S M P S Q M M M M M S M M M Q M Pistaches M P M M P M P S M M M S M Q M Q S Agrumes M S Q S P S S S S P Q P P Q P Q P Citrons M S P S S S S M S P Q P Q M P Q P A. Agrumes S S M S M S S S S P Q P P P P Q P Oranges M S Q S P S S S S P M Q P Q P Q P Tan. Man. Clé. M S P S P S S M M P Q P P M P Q P Vins Q M P Q P P M Q M S M M M S P P S Moûts de r. M M P S P P M S M M M M M S M M M Vermouths S M P Q M P M M M S M M M S S S S Vins Q S P Q P P S Q M S S P P S P P S Huiles M Q Q P P M S S S S Q P M P P P S H. d Olive M S Q M P S S S S S Q P S P P P Q H. de Tour. S M Q P M M P P S S M S M M M M S H. de Colza S Q M P S S M M Q S S M M M S S S H. d’Ar. M Q M S S M S S M M S M M S S S S Coq.& Cr. Q S S M Q M P P P S S S Q M Q Q S Coq. en C. S S P M Q M Q M M S S S Q M S Q M C.F. et Cong. Q S S S P S P P P S S S Q S Q Q P Crus. Cong. Q P M M S M P Q P S P S P M Q Q S Crus. Frais Q S M M P M P Q P S S S Q S Q Q S Mollusques M S P S P S P M P M M S Q S Q P P Cons. de Moll. S S P S Q M Q P M M S M Q S M P S Moll. séc. M S M Q P S P M Q M M S Q S P P P Moll. Cong. M P P S M S P M P M M S Q M Q Q M Moll. Frais S S S S P S P S P S S S Q S Q P P Poissons M S P S P S Q S P M M M Q S Q Q M Pois. Frais P S M M P S M S P S S S M S Q Q S C. de Poiss. S S Q S P S S P M M S S Q S M P S Pois Cong. M M P S M M Q M S M M M Q S M Q M A. Poissons M S P S Q S Q S P M M M Q M Q Q M

Classification des exportations agricoles et agroalimentaires

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Mots-clés éditeurs : commerce international, libéralisation agricole, qualité

Date de mise en ligne : 01/02/2008

https://doi.org/10.3917/ecoi.106.0109