15. Réduction des risques et populations précaires
Pages 229 à 243
Citer ce chapitre
- AVRIL, Elisabeth,
- PEQUART, Catherine
- et COUTERON, Jean-Pierre,
- MOREL, Alain,
- CHAPPARD, Pierre
- et COUTERON, Jean-Pierre,
- Avril, Elisabeth.,
- et al.
- Avril, E.,
- Pequart, C.
- et Couteron, J.-P.
- A. Morel,
- P. Chappard
- et J. Couteron
https://doi.org/10.3917/dunod.morel.2012.01.0229
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- Avril, E.,
- Pequart, C.
- et Couteron, J.-P.
- A. Morel,
- P. Chappard
- et J. Couteron
- Avril, Elisabeth.,
- et al.
- AVRIL, Elisabeth,
- PEQUART, Catherine
- et COUTERON, Jean-Pierre,
- MOREL, Alain,
- CHAPPARD, Pierre
- et COUTERON, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/dunod.morel.2012.01.0229
Notes
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[1]
Ne plus avoir d’obligation envers quiconque, et personne pour se sentir responsable de soi.
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[2]
Tampons alcoolisés, flacons d’eau stériles, filtres stériles, cupules stériles, seringues, matériel pour fumer ou inhaler la cocaïne, le crack ou l’héroïne, pansements... et outils de prévention des risques sexuels (préservatifs, gels...).
-
[3]
Cf. Décret 2005-347 approuvant le référentiel national des actions de réduction des risques en direction des usagers de drogues et complétant le code de la santé publique. J. O n° 88 du 15 avril 2005 page 6732.
-
[4]
Décret n° 2005-347 déjà cité.
-
[5]
La cocaïne peut se présenter sous deux formes, la cocaïne sel (le plus souvent du chlorhydrate) ou la cocaïne base. La cocaïne « basée » est préparée à l’aide de bicarbonate (généralement nommé crack) ou à l’aide d’ammoniaque (souvent appelé free base).
La précarité est une situation d’insécurité individuelle, sur le plan social, mais aussi sur les plans économique, sanitaire et psychologique. Souvent confondue avec la pauvreté, notion qui se retrouve chez certains individus mais pas tous, la précarité est plus complexe. Elle évoque des parcours de vie avec des ruptures, la possible perte de son statut d’humain. Selon une revue de la littérature largement documentée, elle constitue un facteur de risque d’abus et de dépendance aux SPA (Avril, 2007). Les études épidémiologiques internationales démontrent systématiquement le lien entre l’itinérance, le fait d’être sans abri et la forte prévalence d’abus de substances psychoactives. Près de la moitié des personnes SDF présente une pathologie addictive à un moment ou un autre de leur vie (Apostolidis et al., 2003). L’abus de substances et la dépendance conduisent à la perte d’emploi, la rupture familiale, l’isolement social et, pour beaucoup, à la perte du domicile. Les personnes concernées établissent des liens directs entre cette perte du logement et la consommation abusive de SPA. D’autres études récentes rapportent un processus inverse, la consommation de psychotropes étant la conséquence de la perte du domicile. Elle contribue ensuite au maintien et à l’aggravation de la précarité. Il est souvent difficile, voire impossible, de déterminer qui de la consommation abusive ou de la précarité est à l’origine de l’apparition de l’autre. En revanche une fois installés, ils s’influencent et se renforcent dans une spirale dont il est difficile de sortir car sa synergie crée ou aggrave d’autres problèmes par exposition aux éléments climatiques, aux maladies infectieuses, à la violence et au mépris des autres…
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