Chapitre 6. Prévenir la confrontationà la violence dans les établissements de santé
Focus en psychiatrie
- Par Raphaël Gourevitch,
- Hélène K’Ourio,
- Corinne Launay,
- Vanessa Meignan-Sabri,
- Véronique Noël-Lamotte
- et Saâdia Yakoub
Pages 141 à 172
Citer ce chapitre
- GOUREVITCH, Raphaël,
- K’OURIO, Hélène,
- LAUNAY, Corinne,
- MEIGNAN-SABRI, Vanessa,
- NOËL-LAMOTTE, Véronique
- et YAKOUB, Saâdia,
- HOLCMAN, Robert,
- Gourevitch, Raphaël.,
- et al.
- Gourevitch, R.,
- K’Ourio, H.,
- Launay, C.,
- Meignan-Sabri, V.,
- Noël-Lamotte, V.
- et Yakoub, S.
- R. Holcman
https://doi.org/10.3917/dunod.holcm.2018.01.0141
Citer ce chapitre
- Gourevitch, R.,
- K’Ourio, H.,
- Launay, C.,
- Meignan-Sabri, V.,
- Noël-Lamotte, V.
- et Yakoub, S.
- R. Holcman
- Gourevitch, Raphaël.,
- et al.
- GOUREVITCH, Raphaël,
- K’OURIO, Hélène,
- LAUNAY, Corinne,
- MEIGNAN-SABRI, Vanessa,
- NOËL-LAMOTTE, Véronique
- et YAKOUB, Saâdia,
- HOLCMAN, Robert,
https://doi.org/10.3917/dunod.holcm.2018.01.0141
Dans leur métier, les soignants s’engagent dans une relation d’aide mais cette relation peut être mise à mal par des oppositions qui peuvent aller jusqu’à des situations de violence graves ou répétées. Cela conduit à une souffrance qui est maintenant de plus en plus prise en compte par nos institutions. Nous aborderons dans ce chapitre des éléments de compréhension de ce phénomène et des réponses qui peuvent y être apportées.Ce chapitre est rédigé par divers professionnels d’un établissement psychiatrique. Non que la violence soit spécifique de ce type d’établissement, mais sans doute y fait-elle plus qu’ailleurs l’objet d’élaboration clinique et de réflexions institutionnelles.
De nos jours, nous dit-on, la violence serait omniprésente. L’est-elle vraiment, ou bien est-ce notre perception de la violence qui s’est modifiée, ou bien encore le seuil de ce que nous considérons comme tolérable ? Les regards politique, sociologique, judiciaire, psychologique se complètent pour appréhender ce phénomène. Ce qui est certain, c’est que la violence est une composante ancestrale des rapports sociaux humains, qu’elle survienne dans un but défensif ou destructeur. En fait, elle peut être envisagée à un double, et même à un triple niveau : celui du fait violent, c’est-à-dire de la nature de l’acte ; celui du vécu, c’est-à-dire de l’effet de la violence sur celui qui la subit ; celui de l’action, c’est-à-dire de l’intentionnalité de celui qui l’exerce.
Dans les établissements de santé, c’est quotidiennement que les équipes sont confrontées à la violence, qu’elle soit verbale, psychologique ou physique…
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