Chapitre 13. Scénarios sectoriels et stratégie concurrentielle dans l’incertain
Pages 517 à 556
Citer ce chapitre
- PORTER, Michael E.,
- PORTER, Michael E.,
- E. PORTER, Michael,
- Traduit de l’américain par DE LAVERGNE, Philippe,
- Porter, Michael E..
- Porter, M.-E.
Citer ce chapitre
- Porter, M.-E.
- Porter, Michael E..
- PORTER, Michael E.,
- PORTER, Michael E.,
- E. PORTER, Michael,
- Traduit de l’américain par DE LAVERGNE, Philippe,
Notes
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[1]
Pour écrire ce chapitre, j’ai bénéficié des remarques de certains participants au colloque sur la planification des scénarios et les stratégies concurrentielles tenu en juin 1983 à la Harvard Business School, en particulier Pierre Wack, Richard Rumelt et Ruth Robitschek.
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[2]
Selon une enquête réalisée en 1979, sur les mille premières entreprises répertoriées par Fortune, 8 à 22 % avaient utilisé des scénarios, principalement dans les industries de transformation et l’aérospatiale (Klein et Linneman 1979). Une enquête plus récente, portant sur des entreprises européennes et réalisée par Malaska et ses collègues (1983), a conduit à un pourcentage d’utilisateurs plus élevé. Cela dit, l’interprétation de ces données se heurte à la diversité des définitions qu’on donne au terme « scénario » et à la variété des usages qui en sont faits.
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[3]
La démarche de planification par les scénarios mise au point par Shell est décrite dans « Shell’s Multiple Scénario Planning » (1980), Mandell (1982) et Wack (1984).
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[4]
Les forces de changement sont présentées en détail dans le chapitre 8 de Choix stratégiques et concurrence.
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[5]
Voir les chapitres 3 à 5 de Choix stratégiques et concurrence pour une description des techniques d’analyse de la concurrence. Le chapitre 7 y décrit les cartes stratégiques.
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[6]
Voir Hamilton (1981).
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[7]
Pour une présentation passionnante de la façon dont les scénarios ont modifié la réflexion des dirigeants de Royal Dutch/Shell, voir Wack (1984).
Comment choisir une stratégie concurrentielle, quand l’avenir paraît très incertain ? Par exemple, les fournisseurs d’équipements pétroliers s’interrogent aujourd’hui sur la durée de la baisse du forage : les estimations vont de moins d’un an à plus de cinq ans. Les structures d’un secteur ne sont pas statiques et leur évolution est très incertaine, pour beaucoup d’entre elles. Les facteurs d’incertitude sont nombreux. Ils sont internes ou externes au secteur. Pour la plupart des observateurs, l’incertitude s’est considérablement accrue au cours de la dernière décennie, notamment à cause des fluctuations des cours des matières premières, des oscillations sur les marchés des changes et des capitaux, de la déréglementation, de la révolution électronique et de l’intensification de la concurrence internationale.
Toute firme est confrontée d’une façon ou d’une autre à l’incertitude, mais cette dernière est souvent mal prise en compte dans la stratégie concurrentielle. Les stratégies reposent fréquemment sur l’hypothèse selon laquelle le passé se reproduira ou sur l’avenir le plus probable tel qu’il est perçu par les dirigeants. Les prévisions de structure explicites ou implicites sont souvent déformées par les idées reçues et tendent à donner le même poids à toutes les incertitudes. Souvent les dirigeants négligent ou minimisent la probabilité de fortes discontinuités qui, pour peu vraisemblables qu’elles soient, n’en bouleverseraient pas moins la structure du secteur ou l’avantage concurrentiel de la firme…
Date de mise en ligne : 31/05/2023
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