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4. Du Sahara au Maghreb : l’esquisse d’empire almoravide (1056-1147)

Pages 73 à 91

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  • Meynier, G.
(2010). 4. Du Sahara au Maghreb : l’esquisse d’empire almoravide (1056-1147) L'Algérie, cœur du Maghreb classique : De l'ouverture islamo-arabe au repli (698-1518) (p. 73-91). La Découverte. https://shs.cairn.info/l-algerie-coeur-du-maghreb-classique--9782707152312-page-73?lang=fr.

  • Meynier, Gilbert.
« 4. Du Sahara au Maghreb : l’esquisse d’empire almoravide (1056-1147) ». L'Algérie, cœur du Maghreb classique De l'ouverture islamo-arabe au repli (698-1518) La Découverte, 2010. p.73-91. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-algerie-coeur-du-maghreb-classique--9782707152312-page-73?lang=fr.

  • MEYNIER, Gilbert,
2010. 4. Du Sahara au Maghreb : l’esquisse d’empire almoravide (1056-1147) In : L'Algérie, cœur du Maghreb classique De l'ouverture islamo-arabe au repli (698-1518) Paris : La Découverte. Hors collection Sciences Humaines, p.73-91. URL : https://shs.cairn.info/l-algerie-coeur-du-maghreb-classique--9782707152312-page-73?lang=fr.

Notes

  • [1]
    La racine rabata renvoie au lien, à la connexion, mais la forme râbata au stationnement vigilant aux frontières. Murâbit, avant de signifier marabout (saint), put désigner le vigile de garnison frontalière du jihâd.
  • [2]
    De zâhir — visible, patent : insistant sur l’unicité divine, sur le sens littéral du texte coranique (et sur le rejet corrélatif du ra’y : opinion personnelle), opposé à l’invisible, au caché (tin).
  • [3]
    Les Banû Hûd, ou Hûdides : dynastie de l’époque des mulûk al-tawâ’if régnant sur Saragosse pendant plus d’un siècle (1039-1146).
  • [4]
    Littéralement, dette, tribut obligatoire.
  • [5]
    Qui en 1137 a réalisé l’union dynastique entre Aragon et Catalogne.
  • [6]
    Littéralement, d’orthodoxie doctrinale classique.

Un État maghrébo-andalou a été esquissé à l’époque de l’État omeyyade de Cordoue de 756 à 1031. Il n’a jamais eu de consistance, émietté entre principautés et rivalités tribales, et démantelé par l’intrusion fatimide. Avec les Almoravides, on assiste à un retour en force du malikisme. Les Fatimides ont payé cher d’avoir voulu imposer le chiisme ismaélien contre les fuqahâ’ malikites kairouanais appuyés sur le ressentiment du peuple. Au Maghreb al-Aqçâ, au xie siècle, le pouvoir est morcelé entre tribus berbères et villes, dans la complémentarité ou dans la cognitive dissonance, mais sans heurts majeurs. Les Berbères, de rameau sanhajien — les jabalî(s) Ghumara et Masmûda, les Barghwâta de la plaine atlantique —, s’opposent aux groupes zénètes (Miknasa, Banû Midrar, Banû Ifrân, Maghrawa) des Hautes Plaines qui se sont ralliés au califat de Cordoue contre l’emprise fatimide et zîrîde/hammâdide. Ils sont aussi confrontés à des nomades sanhaja issus du Sahara occidental. Après le reflux kharijite du début du xe siècle, l’idée d’unité est incarnée par le sunnisme malikite, de Kairouan à Cordoue.
Les guerriers almoravides se rattachent au rameau sanhâjien des Lamtûna du Sahara occidental, qui nomadisaient entre les oasis du Maghreb al-Aqçâ méridional et le Niger. Ignorant l’agriculture, avec leurs troupeaux pour seule ressource, ils se nourrissent de produits laitiers et de viande. Au contraire des sociétés périméditerranéennes, ils sont régis par une organisation matrilinéaire de la parenté…


Date de mise en ligne : 07/09/2020

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