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1 - Les statistiques dans les études de genre : un instrument de dévoilement ?

Pages 31 à 41

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  • Amossé, T.
(2018). 1 - Les statistiques dans les études de genre : un instrument de dévoilement ? Dans
  • M. Maruani
Je travaille, donc je suis : Perspectives féministes (p. 31-41). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.maru.2018.01.0031.

  • Amossé, Thomas.
« 1 - Les statistiques dans les études de genre : un instrument de dévoilement ? ». Je travaille, donc je suis Perspectives féministes, La Découverte, 2018. p.31-41. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/je-travaille-donc-je-suis--9782707199706-page-31?lang=fr.

  • AMOSSÉ, Thomas,
2018. 1 - Les statistiques dans les études de genre : un instrument de dévoilement ? In :
  • MARUANI, Margaret,
Je travaille, donc je suis Perspectives féministes. Paris : La Découverte. Recherches, p.31-41. DOI : 10.3917/dec.maru.2018.01.0031. URL : https://shs.cairn.info/je-travaille-donc-je-suis--9782707199706-page-31?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.maru.2018.01.0031


Notes

  • [1]
    Les femmes étaient essentiellement assignées à leur fonction d’épouse et de mère, avec une invisibilité de leur position sur le marché du travail, alors uniquement et éventuellement considérée comme celle d’une main-d’œuvre d’appoint utile à la reconstruction de l’après-guerre.
  • [2]
    Traduit en français par l’approche transversale, intégrée de l’égalité.
  • [3]
    Cf. Catherine Blum [1999], qui indique que « chacun produit des informations le plus souvent sexuées, mais [que] la préoccupation du genre est peu fréquente ». Ainsi, plus que d’un manque de données, les statistiques sexuées souffriraient d’un « défaut de mise en scène ».

Les méthodes et outils quantitatifs entretiennent un lien d’une double nature avec la réalité, entre réalisme et constructivisme, entre savoir et pouvoir. Pour certains, les statistiques sont avant tout des instruments de connaissance, qui fournissent des représentations réputées objectives de la réalité parce qu’étayées par des nombres et armées par des méthodes scientifiques. Pour d’autres, ce sont essentiellement des dispositifs de pouvoir dont la forme comme les usages révèlent les rapports de force existant dans la société, et la manière dont ils s’y cristallisent. Certes heuristique, cette opposition est évidemment schématique : suivant la sociologie de la quantification d’Alain Desrosières [2008], les « données » statistiques ne sont jamais de pures mesures de la réalité ; et les dispositifs quantitatifs ne sont pas davantage de simples instruments de pouvoir, qui seraient parvenus à pleinement s’abstraire de cette même réalité. Il n’y a d’ailleurs sans doute pas lieu d’opposer par principe réalisme et constructivisme : comme le note Michel Gollac [1997], procéder à un examen critique du caractère construit des données statistiques et de ce qu’elles révèlent de l’état de la société est absolument nécessaire ; pour autant, contrairement à ce qui est le plus souvent postulé, cet examen n’interdit pas l’usage des statistiques ; il en garantit même la pertinence en guidant le travail, toujours crucial, d’interprétation qui vise à « donner un sens aux données ».
Nous intéressant dans cette contribution aux liens entre statistique et analyses de genre, nous reprenons, en l’adaptant, cette grille de lecture à la manière de Margaret Maruani et Monique Meron [2012], bien que sur une période bien plus courte…


Date de mise en ligne : 03/12/2018

https://doi.org/10.3917/dec.maru.2018.01.0031

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