Chapitre d’ouvrage

La véritable histoire des « barbouzes gaullistes »

Pages 65 à 75

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  • Kauffer, R.
(2007). La véritable histoire des « barbouzes gaullistes » Dans
  • R. Faligot
  • et J. Guisnel
Histoire secrète de la Ve République (p. 65-75). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.falig.2007.01.0065.

  • Kauffer, Rémi.
« La véritable histoire des “barbouzes gaullistes” ». Histoire secrète de la Ve République, La Découverte, 2007. p.65-75. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-secrete-de-la-ve-republique--9782707153500-page-65?lang=fr.

  • KAUFFER, Rémi,
2007. La véritable histoire des « barbouzes gaullistes » In :
  • FALIGOT, Roger
  • et GUISNEL, Jean,
Histoire secrète de la Ve République. Paris : La Découverte. Poche / Essais, p.65-75. DOI : 10.3917/dec.falig.2007.01.0065. URL : https://shs.cairn.info/histoire-secrete-de-la-ve-republique--9782707153500-page-65?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.falig.2007.01.0065


Notes

  • [1]
    Pierre Lemarchand, Barbouze du Général, Le Cherche-Midi, Paris, 2005.
  • [2]
    Réponse à un article de Jean Monneret, « L’OAS, les secrets d’une organisation clandestine », Historia, n° 76, mars-avril 2002.
  • [3]
    Pierre Messmer, Après tant de batailles, Albin Michel, Paris, 1992.

« Nous n’avons jamais lutté directement contre l’OAS, pour ça, il y avait les barbouzes gaullistes » : paroles (à l’auteur, en 1984) d’Alain Krivine, ancien animateur du Front universitaire antifasciste (FUA) à la fin de la guerre d’Algérie aux côtés de Bernard Kouchner, de Pierre Goldman ou de Marie-Noëlle Thibaut. Sachant qu’en 1961-1962, Krivine était, côté cour, un des chefs de l’Union des étudiants communistes (UEC) et, côté jardin (très secret), un cadre trotskyste pratiquant l’« entrisme », autrement dit le noyautage, au sein de la même UEC, son aveu ne manque pas d’intérêt. Rien de plus éloquent pour traduire l’embarras d’une gauche et d’une extrême gauche qui, tout en luttant verbalement contre l’Organisation armée secrète (OAS) [▷ p. 94], déléguaient le véritable affrontement avec l’organisation clandestine… à leurs adversaires gaullistes qualifiés par ailleurs d’hommes de main dangereux pour la démocratie.
« Barbouzes » : un vocable mystérieux appelé à faire fureur. Avant la guerre d’Algérie, il désignait les agents des services de renseignement officiels opérant à l’extérieur du territoire national, le plus souvent sous une identité d’emprunt, la fameuse « fausse barbe ». Rien à voir avec une police politique, et encore moins avec des organismes parallèles opérant de façon illégale mais sous la tutelle des autorités dans le cadre d’un embryon de guerre civile franco-française.
Fin 1961, toutefois, les attentats de l’OAS prennent une ampleur inquiétante. Dans les quartiers européens d’Alger et d’Oran, l’organisation frappe à peu près comme elle veut, assassinant policiers et militaires loyalistes…


Date de mise en ligne : 20/03/2020

https://doi.org/10.3917/dec.falig.2007.01.0065

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