17. Conventions professionnelles et régimes de responsabilité
- Par Gilles Allaire
Pages 279 à 293
Citer ce chapitre
- ALLAIRE, Gilles,
- EYMARD-DUVERNAY, François,
- Allaire, Gilles.
- Allaire, G.
- F. Eymard-Duvernay
https://doi.org/10.3917/dec.eymar.2006.01.0279
Citer ce chapitre
- Allaire, G.
- F. Eymard-Duvernay
- Allaire, Gilles.
- ALLAIRE, Gilles,
- EYMARD-DUVERNAY, François,
https://doi.org/10.3917/dec.eymar.2006.01.0279
Notes
-
[1]
Je reprends ici (et plus généralement dans ce paragraphe) les termes de la présentation critique par Chapoulie [1973] des approches fonctionnalistes et interactionnistes des professions développées aux États-Unis, à partir des années 1940.
-
[2]
Par exemple Gomez [1994], Bowles et Gintis [2002] cités, et Foray [1998], cité ci-après.
L’objectif de ce texte est d’éclairer la notion de « crise professionnelle », employée dans les débats sociaux, s’agissant notamment des enseignants, des agriculteurs et de nombreux métiers confrontés à des transformations qualitatives de la demande. Le terme de crise évoque des aspects internes, défauts de coopération au sein d’une profession, et externes, mise en question des pratiques professionnelles au regard des fonctions attribuées à la profession. Le contexte global, la transformation des modes de vie, des technologies, des systèmes de communication et du droit sont des causes communes aux crises professionnelles qui peuvent se développer dans différents domaines sectoriels.
Si l’approche proposée ici vise à développer un modèle général, l’analyse de ces crises passe par l’analyse de trajectoires sectorielles. A cet égard, je m’appuierai sur l’agriculture. Dans ce secteur, l’idée d’une « crise professionnelle » a été avancée il y a une quinzaine d’années. Pour Rémy [1987], le modèle professionnel légitime construit par le syndicalisme des années 1960 et 1970 est alors entré en tension avec le développement de nouvelles formes d’emploi. Pour Muller [1987], la notion de crise professionnelle rend compte d’une transformation du « référentiel sectoriel » de l’agriculture, secteur soumis à des logiques de spécialisation verticale, par l’émergence de logiques horizontales (services, gestion de systèmes complexes). La politique dite de développement rural de l’Union européenne illustre ce changement de référentiel…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
24,99 €
Acheter ce chapitre
4,00 €