11. Santé au travail : l’enjeu du management
- Par Mathieu Detchessahar
- et Guy Minguet
Pages 233 à 247
Citer ce chapitre
- DETCHESSAHAR, Mathieu
- et MINGUET, Guy,
- COURTET, Catherine
- et GOLLAC, Michel,
- Detchessahar, Mathieu.
- et al.
- Detchessahar, M.
- et Minguet, G.
- C. Courtet
- et M. Gollac
https://doi.org/10.3917/dec.court.2012.01.0233
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- Detchessahar, M.
- et Minguet, G.
- C. Courtet
- et M. Gollac
- Detchessahar, Mathieu.
- et al.
- DETCHESSAHAR, Mathieu
- et MINGUET, Guy,
- COURTET, Catherine
- et GOLLAC, Michel,
https://doi.org/10.3917/dec.court.2012.01.0233
Notes
-
[1]
Ce programme a bénéficié d’un financement depuis 2006 de l’ANR, dans le cadre de l’appel d’offre Santé-Environnement et Santé-Travail. Il est le fruit d’un consortium d’une dizaine de structures de recherche, une vingtaine d’entreprises et institutions enquêtées.
S’il est une question qui se dérobe aux analystes c’est bien celle de
la relation entre les transformations organisationnelles des firmes, les
dispositifs de gestion qui les portent, le contenu du travail des individus
et la santé réelle et perçue de ceux-ci. L’étude SORG (Santé, organisation
et gestion des ressources humaines), s’est donnée pour objet l’étude des
liens entre les modes de prise en charge managériale de ces transformations
et la santé des salariés. Menée dans seize entreprises et organisations
diverses, cette étude a réuni, autour d’une équipe de recherche en gestion,
des sociologues, des économistes et des médecins du travail qui ont pu
croiser les données sur la santé des salariés avec des analyses serrées de
l’organisation du travail et des systèmes de management.
Une thèse est souvent avancée au sein des controverses sur cette
question : la croissance du stress au travail résulterait des instrumentations
gestionnaires contemporaines qui détruisent les collectifs de travail
et accentuent les tensions sur le travail. Certes, en multipliant les
prescriptions et les objectifs de performance, les organisations actuelles du
travail sont génératrices de stress. Elles deviennent pathogènes lorsqu’il
y a déstabilisation des repères de proximité et impossibilité d’exprimer
les tensions et contradictions du travail. Toutefois, la proposition souvent
avancée selon laquelle les stratégies d’hypercompétititon des firmes (coût,
qualité, savoir-faire, délais… . D’Aveni, 1995), ouvrant un espace pour
une rationalisation multipoint, et donc potentiellement contradictoire, des
équipements gestionnaires, auraient pour conséquence une dégradation des
conditions du travail et de la santé mentale des salariés, reste prisonnière
d’une vision programmée et déterministe de l’action managériale…
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