2. Des institutions de la liberté
Pages 39 à 61
Citer ce chapitre
- CLOT, Yves,
- BONNEFOND, Jean-Yves,
- BONNEMAIN, Antoine
- et ZITTOUN, Mylène,
- Clot, Yves.,
- et al.
- Clot, Y.,
- Bonnefond, J.-Y.,
- Bonnemain, A.
- et Zittoun, M.
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- Clot, Y.,
- Bonnefond, J.-Y.,
- Bonnemain, A.
- et Zittoun, M.
- Clot, Yves.,
- et al.
- CLOT, Yves,
- BONNEFOND, Jean-Yves,
- BONNEMAIN, Antoine
- et ZITTOUN, Mylène,
Notes
-
[1]
Voir Livia Scheller, « Clinique de l’activité, haine, travail », Cliniques méditerranéennes, n° 66, 2002, p. 85-103.
-
[2]
Voir par exemple Bernard Prot, « Controverse entre les professionnels à propos de l’exercice de leur métier, source de développement de leur santé », Gérontologie et société, vol. 27, n° 111, 2004, p. 171-181.
-
[3]
François Hubault, « Autorité du travail et pouvoir d’agir de l’ergonome », in François Hubault (dir.), Pouvoir d’agir et autorité dans le travail, Octarès, Toulouse, 2010, p. 106 ; voir aussi Fabien Coutarel, Sandrine Caroly, Nicole Vézina et François Daniellou, « Marge de manœuvre situationnelle et pouvoir d’agir : des concepts à l’intervention ergonomique », Le Travail humain, vol. 78, n° 1, 2015, p. 19 ; ou également Fabien Coutarel et Johan Petit, « Prévention des TMS et développement du pouvoir d’agir », in Pierre Falzon (dir.), Ergonomie constructive, PUF, Paris, 2013 et aussi Sandrine Caroly et Flore Barcelini, « Le développement de l’activité collective », in Pierre Falzon (dir.), (éd.), Ergonomie constructive, op. cit., p. 33.
-
[4]
Myriam Revault d’Allonnes, Le Pouvoir des commencements. Essai sur l’autorité, Seuil, Paris, 2006, p. 73.
-
[a]
Dont la dénomination peut varier beaucoup selon les situations (« commission tripartite », « instance de délibération métier », « réunion référents métiers »…) ; mais toutes pourraient devenir une instance légale en entrant dans le cadre du « dialogue social » officiel.
-
[6]
Voir Michel Lallement, Sociologie des relations professionnelles, La Découverte, Paris, 2018 ; Jean-Daniel Raynaud, Le Conflit, la négociation et la règle, Octarès, Toulouse, 1995 ; Gilbert de Terssac, Le Travail, une aventure collective, Octarès, Toulouse, 2002.
-
[7]
Georg Simmel, Le Conflit, Circé Poche, Paris, 2015 ; Mary Parker Follett, Creative Experience [1924], Peter Smith, New York, 1951.
-
[8]
Albert Otto Hirschman, Un certain penchant à l’autosubversion, Fayard, Paris, 1995, p. 356.
-
[9]
Bernard Manin, « Comment promouvoir la délibération démocratique. Priorité du débat contradictoire sur la discussion », Raison politique, Presses de Sciences Po, n° 42, 2011, p. 83-113.
-
[10]
Baruch Spinoza, Traité politique, [1677], trad. de P.-F. Moreau, Réplique, Paris, 1979, IX, p. 14.
-
[11]
Myriam Revault d’Allonnes, Le Pouvoir des commencements, op. cit.
-
[12]
Maxime Rovere, Le Clan Spinoza, Flammarion, Paris, 2017, p. 511.
-
[13]
Ibid.
-
[14]
Pierre-François Moreau, « La place de la politique dans l’Éthique », in Chantal Jaquet, Pascal Séverac et Ariel Suhamy (dir.), Fortitude et servitude. Lectures de l’Éthique IV de Spinoza, Kimé, Paris, 2003, p. 142.
-
[15]
Bertrand Ballarin, « La responsabilisation appliquée à Michelin », in Émilie Bourdu, Michel Lallement, Pierre Veltz et Thierry Weil (dir.), Le Travail en mouvement, op. cit., p. 127.
-
[16]
Mathieu Detchessahar (dir.), L’Entreprise délibérée, op. cit., p. 211.
-
[17]
Ibid., p. 214.
-
[18]
Hannah Arendt, La Crise de la culture, Gallimard, Paris, 1989, p. 71.
-
[19]
Miguel Abensour, La Boétie, prophète de la liberté, Sens et Tonka, Paris, 2018, p. 48.
-
[20]
Yves Clot, « Dialoguer pour faire autorité », préface à Mathieu Detchessahar (dir.), L’Entreprise délibérée, op. cit., p. 7-19.
-
[21]
Mathieu Detchessahar (dir.), ibid., p. 213.
-
[22]
Roani Rocha, Vanina Mollo et François Daniellou, « Le débat sur le travail fondé sur la subsidiarité : un outil pour développer un environnement capacitant », Activités, vol. 14, n° 2, 2017 ; voir aussi Lauriane Domette, La Conception pour et dans l’usage de dispositifs de discussion sur le travail, op. cit.
-
[23]
Philippe Davezies, « L’individualisation du rapport au travail : un défi pour le syndicalisme », ETUI Policy Brief, n° 3, 2014, p. 5.
-
[24]
Thomas Coutrot, Libérer le travail, Seuil, Paris, 2018.
-
[25]
François Daniellou, entretien avec Corinne Gaudart et Duarte Rolo, « L’ergonomie, la psychodynamique du travail et les ergodisciplines », Travailler, n° 34, 2015, p. 16-17.
-
[26]
Bertrand Ballarin, « La responsabilisation appliquée à Michelin », loc. cit., p. 132.
-
[27]
Philippe Davezies, « Enjeux, difficultés et modalités de l’expression sur le travail », Pistes, vol. 14, n° 2, 2012, p. 121.
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[28]
Yves Clot, « Dialoguer pour faire autorité », loc. cit., p. 17.
-
[29]
Michel Coffineau, Les Lois Auroux dix ans après. Rapport au Premier ministre, La Documentation française, Paris, 1993, p. 29 et 95.
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[30]
L’entretien figure dans l’ouvrage qui rapportait en 1993 l’expérience pionnière de l’intervention à la Société des transports poitevins (STP), débutée en 1986. On peut regarder ce livre comme une référence : Mireille Weiszfeld, Philippe Roman et Gérard Mendel, Vers l’entreprise démocratique, op. cit., p. 188 et sq.
-
[a]
Sans d’ailleurs que ce droit ne disparaisse du code du travail (art. L. 2281-1 et sq).
-
[32]
Albert Otto Hirschman, Un certain penchant à l’autosubversion, op. cit., p. 356.
-
[33]
François Guérin et Clément Ruffier, « Expérimentation d’une démarche alternative », loc. cit., p. 38 ; voir aussi Tahar Hakim Benchekroun, « Organiser la participation et l’agir collectif en situation de coopération conflictuelle », in Anne-Lise Ulmann, Annie Weill-Fassina et Tahar Hakim Benchekroun (dir.), Intervenir. Histoires, recherches, pratiques, Octarès, Toulouse, 2017, p. 91-110.
-
[34]
Catherine Teiger, Marianne Lacomblez, Corinne Godart, Laurence Théry, Karine Chassaing et Fabien Gâche, « Dynamique de la compréhension et de la transformation du travail. Éléments pour une histoire de coopération syndicats-recherche en ergonomie et en psychologie du travail en France », Nouvelle Revue de psychosociologie, n° 18, 2014, p. 195-210.
-
[35]
Laurence Théry, « Résister collectivement à l’intensification du travail. Quand les syndicalistes interrogent leurs pratiques syndicales », Nouvelle Revue de psychosociologie, n° 7, 2009, p. 137-149 ; Michel Sailly, Démocratiser le travail, L’Atelier, Ivry-sur-Seine, 2017 ; Fabien Gâche, « Faire du syndicat un outil pour le développement du pouvoir d’agir des salariés. Les leçons d’une recherche-action », Archives des maladies professionnelles et de l’environnement, n° 7, 2012, p. 239-245 ; Vincent Bottazzi, Jean-Louis Collin, Michel Sailly et Emmanuel Couvreur, « Des espaces de discussion au service de la capacité d’action des salariés et de la performance », La Revue des conditions de travail, n° 3, 2015.
-
[36]
Corinne Delmas, « Mobilisation syndicale et expertise en matière de risques psychosociaux », Revue de l’IRES, n° 74, 2012, p. 153-176 ; et du même auteur, « Stress et souffrance au travail des cadres : enjeu syndical et médiatique », in Paul Bouffartigue, Charles Gadéa et Sophie Pochic (dir.), Cadres, classes moyennes : vers l’éclatement, Armand Colin, Paris, 2011, p. 249-259 ; Paula Cristofalo, « Dynamiques et limites de l’autonomisation de l’expertise auprès des CHSCT », Revue de l’IRES, n° 74, 2012, p. 127-151 ; Paul Bouffartigue et Baptiste Giraud, « Les CHSCT et le droit à l’expertise : recours et usage », La Revue des conditions de travail, n° 7, 2017 ; Malika Litim, Mylène Zittoun et Cécile Briec, « L’intervention au-delà de l’expertise CHSCT : entre action et instrument d’action », Bulletin de psychologie, n° 519, 2012, p. 227-237.
-
[37]
Antoine Bonnemain, « Affect et comparaison dans le dialogue en autoconfrontation », Activités, vol. 16, n° 1, 2019.
-
[38]
Paul Bouffartigue, Valérie Duflot et Baptiste Giraud, « À quoi servent les expertises RPS auprès des CHSCT ? », in Arnaud Mias et Cyril Wolmark (dir.), Agir sur la santé au travail, Octarès, Toulouse, 2018, p. 208.
-
[39]
Philippe Davezies, « Itinéraire personnel et professionnel sous l’angle du rapport à l’ergonomie », Société d’ergonomie de langue française, janvier 2019, <frama.link/aZ7UrL_t>.
-
[40]
François Guérin, « Alain Wisner et le développement de la pratique », in Tahar Hakim Benchekroun et Annie Weill-Fassina (dir.), Combats du travail réel. Des legs d’Alain Wisner, Octarès, Toulouse, 2020, p. 87-101 ; voir également Gabriel Fernandez, Franck Gatounes, Patrick Herbain et Pierre Vallejo, Nous conducteurs de trains, La Dispute, Paris, 2003.
-
[41]
Brigitte Almudever, « Sciences de gestion et psychologie du travail : l’ouverture d’un débat », Le Travail humain, vol. 75, n° 1, 2012, p. 19-23.
-
[42]
Voir à ce propos Claude Didry, L’Institution du travail. Droit et salariat dans l’histoire, La Dispute, Paris, 2016.
-
[43]
Dans un domaine différent du nôtre, les sociologues québécois Louis Favreau et Yves Hurtubise définissent la « coopération conflictuelle » comme une dynamique qui rend « possible de se fixer des objectifs concrets tout en défendant des intérêts différents, voire opposés » (in CLSC et communauté locale. La contribution de l’organisation communautaire, Presses de l’université du Québec, Sainte-Foy, 1993, p. 142) ; voir aussi Bruno Trentin, La Cité du travail, Fayard, Paris, 2012.
-
[44]
François Guérin et Clément Ruffier ont expérimenté un dispositif de ce type avec des référents désignés simultanément par les directions et les organisations syndicales (in « Expérimentation d’une démarche alternative », loc. cit., p. 42).
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[45]
Yves Clot et Michel Lallement, « Qualité du travail et qualité de la vie au travail », La Revue des conditions de travail, n° 3, 2015, p. 52.
-
[46]
Jean-François Naton et Tony Fraquelli, « Rendons effective la centralité du travail dans les entreprises et le dialogue social », La Revue des conditions de travail, n° 4, 2016, p. 26-27 ; et François Guérin et Clément Ruffier, « Expérimentation d’une démarche alternative : les raisons de la résistance au changement », loc. cit., p. 42 et 44.
-
[47]
Jean-Yves Bonnefond, Agir sur la qualité du travail. L’expérience de Renault-Flins, op. cit.
-
[48]
Tatiana Sachs et Cyril Wolmark, « Les réformes de 2017 : quels principes de composition ? », Droit social, n° 12, 2017, p. 1008.
-
[49]
Cyril Wolmark, « Le travail absent du droit du travail ? », Travailler, n° 36, 2016, p. 168.
-
[50]
Ibid., p. 169.
-
[51]
Emmanuelle Lafuma et Cyril Wolmark, « Le lien santé-travail au prisme de la prévention. Perspectives juridiques », Pistes, vol. 20, n° 1, 2018, p. 38.
-
[52]
Jacques Barthélemy et Gilbert Cette, « Adapter le droit du travail au xxie siècle », Terra Nova, 11 juin 2019, <frama.link/57wDbFWe>, p. 8.
-
[53]
Ibid., p. 10. Et aussi, pour un nouveau type de contrat de travail : Bruno Trentin, Le Travail et la liberté, Éditions sociales, Paris, 2017, p. 96 et sq.
-
[54]
Yves Clot et Michel Gollac, Le Travail peut-il devenir supportable ?, op. cit., p. 212.
-
[55]
Isabelle Vacarie, « Repenser la condition juridique des travailleurs dans une économie “disruptive” », in Alain Supiot (dir.), Mondialisation ou globalisation ? Les leçons de Simone Weil, Éditions du Collège de France, Paris, 2019, p. 159.
-
[56]
Ibid.
-
[57]
Michel Coffineau, Les Lois Auroux dix ans après, op. cit., p. 95.
-
[58]
Ibid., p. 29.
-
[59]
Ibid., p. 30.
-
[60]
Nous retrouvons ici, sinon les mêmes solutions, du moins les mêmes préoccupations que celles exprimées en 1993 par Mireille Weiszfeld, Philippe Roman et Gérard Mendel, Vers l’entreprise démocratique, op. cit., p. 193-194.
-
[61]
Simone Weil, L’Enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain, Gallimard, Paris, 1949, p. 6.
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[62]
Alain Supiot, « La souveraineté de la limite », in Alain Supiot (dir.), Mondialisation ou globalisation ?, op. cit., p. 223.
-
[63]
Simone Weil, L’Enracinement¸ op. cit., p. 16.
Les chapitres qui suivent cherchent à rendre compte des efforts pour lever le déni des conflits au sein du travail lui-même, par la reconnaissance des rapports entre les forces sociales à l’œuvre en leur sein. Ces efforts sont évidemment coûteux pour tous. Mais c’est à ce prix seulement qu’un travail de qualité peut refaire sa place. Bien sûr, les critères du « bien faire » des dirigeants ont le poids que leur confère leur pouvoir de décision et de prescription. Il est si pesant, on l’a vu, que la possibilité même d’en faire un objet de travail peut paraître inaccessible à leurs subordonnés et même impensable pour eux, au sens fort du terme.
C’est seulement lorsque les professionnels de première ligne eux-mêmes ont, de leur côté, trouvé les moyens de faire autorité dans le travail que l’impensable peut être éventuellement repensé. Et c’est la force du travail « bien fait », rediscuté entre eux d’abord, ainsi que la force et la vitalité qu’ils tirent de leur initiative reconquise dans les controverses sur leur propre activité qui leur donnent cette autorité. Elle ne peut venir d’ailleurs.
Insistons. Le poison des activités ravalées agit contre la santé dans un travail « ni fait ni à faire » sur lequel l’organisation officielle accepte trop souvent de s’aveugler, derrière le respect formel des règles. À ce moment-là, précisément, le pouvoir d’agir entre collègues sur les choses qui « dérivent » devient vital. Or il est indexé à l’intensité des « disputes professionnelles » qui repoussent les limites du travail soigné entre eux en leur donnant davantage de « répondant »…
Date de mise en ligne : 12/04/2021
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