16. La question des « effets de quartier » en France. Variations contextuelles et processus de socialisation
Pages 206 à 216
Citer ce chapitre
- AUTHIER, Jean-Yves,
- AUTHIER, Jean-Yves,
- BACQUÉ, Marie-Hélène
- et GUÉRIN-PACE, France,
- Authier, Jean-Yves.
- Authier, J.-Y.
- J. Authier,
- M. Bacqué
- et F. Guérin-Pace
https://doi.org/10.3917/dec.bacqu.2007.01.0206
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- Authier, J.-Y.
- J. Authier,
- M. Bacqué
- et F. Guérin-Pace
- Authier, Jean-Yves.
- AUTHIER, Jean-Yves,
- AUTHIER, Jean-Yves,
- BACQUÉ, Marie-Hélène
- et GUÉRIN-PACE, France,
https://doi.org/10.3917/dec.bacqu.2007.01.0206
Notes
-
[1]
Cf. (aussi) la contribution de Marie-Hélène Bacqué et Sylvie Fol dans cet ouvrage.
-
[2]
Les auteurs de l’ouvrage collectif considèrent que l’âge, le niveau de diplôme ou l’origine étrangère déterminent davantage la difficulté à trouver un emploi que le fait d’habiter un quartier en difficulté ; tandis que les auteurs des deux autres ouvrages cités affirment au contraire que la ségrégation spatiale a un effet social sur le chômage des habitants et la réussite scolaire des enfants.
-
[3]
De même, « à l’instar de leurs voisins, enseignants ou médecins, [les familles du quartier ancien qui sont restées] se sont mises à avoir des stratégies d’établissements scolaires, à participer aux réunions de parents d’élèves et à celles de leurs associations ». En revanche, parmi les anciens du quartier résidant dans la ZUP « on ne trouve absolument pas de changements d’attitudes et de pratiques semblables vis-à-vis de l’école ».
-
[4]
Y compris lorsqu’il s’agit du « même » individu qui change de quartier.
-
[5]
Il y a dans ces propositions des proximités très fortes avec ce que Bernard Lahire [1996 et 1998] écrit, dans une perspective plus large, à propos des « contextes sociaux » et de leurs effets.
Comparativement au contexte nord-américain (et plus particulièrement états-unien), la question des « effets de quartier » est nettement moins présente en France dans les productions et les débats sociologiques (et politiques) contemporains. Cet écart de traitement, d’ordre quantitatif, est dû pour une large part à la plus grande réticence des sociologues français à l’égard des dimensions « spatiales » des phénomènes sociaux [Authier, 2001]. Exprimée dès les origines (durkheimiennes) de la socio-logie française [Poche, 1996] et réaffirmée avec force dans les années 1970 par les sociologues urbains marxistes [Castells, 1972], cette réticence caractérise encore aujourd’hui en France de nombreuses « écoles » de pensée sociologiques. Tel est le cas, par exemple, de la sociologie d’inspiration tourainienne [Touraine, 1991 ; Dubet et Lapeyronnie, 1992] qui considère notamment « que si les effets de l’exclusion s’expriment en premier lieu au niveau des quartiers urbains, l’urbain n’en constitue pas pour autant une dimension explicative » [Bidou-Zachariasen, 1997]. Tel est également, autre illustration, en grande partie le cas de la sociologie développée par Pierre Bourdieu. Ainsi, dans son article intitulé « Effets de lieu », Pierre Bourdieu [1993] dénonce d’emblée les erreurs inscrites dans la pensée substantialiste des lieux et met en garde contre l’effet illusoire du lieu : « L’essentiel de ce qui se vit et se voit sur le terrain, écrit-il, c’est-à-dire les évidences les plus frappantes et les expériences les plus dramatiques, trouve son principe tout à fait ailleurs…
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