Chapitre 7. Lorsque le maître est également apprenant : le rapport au savoir d’enseignants de formation professionnelle au Québec
- Par Chantale Beaucher
- et Mélanie Cabana
Pages 109 à 121
Citer ce chapitre
- BEAUCHER, Chantale
- et CABANA, Mélanie,
- THERRIAULT, Geneviève,
- BAILLET, Dorothée,
- CARNUS, Marie-France
- et VINCENT, Valérie,
- Beaucher, Chantale.
- et al.
- Beaucher, C.
- et Cabana, M.
- G. Therriault,
- D. Baillet,
- M. Carnus
- et V. Vincent
https://doi.org/10.3917/dbu.therr.2017.01.0109
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- Beaucher, C.
- et Cabana, M.
- G. Therriault,
- D. Baillet,
- M. Carnus
- et V. Vincent
- Beaucher, Chantale.
- et al.
- BEAUCHER, Chantale
- et CABANA, Mélanie,
- THERRIAULT, Geneviève,
- BAILLET, Dorothée,
- CARNUS, Marie-France
- et VINCENT, Valérie,
https://doi.org/10.3917/dbu.therr.2017.01.0109
Notes
-
[1]
L’étude dont il est question dans cet article a bénéficié du soutien financier du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FQRSC), dans le cadre du programme Action Concertée (Réussite et Persévérance, 2009-2013).
-
[2]
Un volet accompagnement a également été documenté.
-
[3]
En cohérence avec la démarche méthodologique de Charlot et al. (1992).
-
[4]
« J’ai… ans. J’ai appris des choses chez moi, dans la cité, à l’école, ailleurs. Qu’est-ce qui est important pour moi dans tout ça ? Et maintenant, qu’est-ce que j’attends ? » (Charlot et al., 1992, p.125).
Au Québec, les enseignants de formation professionnelle au secondaire possèdent des caractéristiques qui les distinguent de leurs collègues du secteur général. Exerçant depuis plusieurs années un métier dans lequel ils excellent, ils sont recrutés par les centres de formation professionnelle pour transmettre leurs connaissances à la prochaine génération de travailleurs (Deschenaux & Roussel, 2010). Une fois en poste, encore en plein processus d’insertion professionnelle, ils doivent répondre à l’exigence ministérielle et s’inscrire à l’université (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport [MELS], 2001) afin de se former à ce métier qu’ils exercent déjà (Deschenaux & Roussel, 2011) et d’obtenir une autorisation légale d’enseigner. Les nouveaux enseignants-étudiants vivent alors une période riche en perturbations (Balleux, 2011, 2014) : « Une identité et une appartenance composites, liées au lieu de travail comme travailleurs, au lieu d’enseignement comme enseignants et au lieu de formation comme étudiants, induisent des logiques souvent divergentes qui ne favorisent pas une intégration harmonieuse » (Balleux, Castellan & Sahuc, 2010, p.44).
Par ailleurs, ces nouveaux enseignants ont, pour la plupart, une scolarité courte. Nombreux sont ceux qui ont en poche un diplôme d’études professionnelles ou secondaire général (45,5 % selon Balleux, 2006) ou un diplôme d’études collégiales (31,7 % selon Balleux, 2006), les autres étant passés par l’université. Si certains ont apprécié leurs années sur les bancs d’école et en ont tiré satisfaction, pour d’autres, elles ont été marquées par les difficultés d’apprentissage, de comportement ou par un manque de motivation (Beaucher, 2010)…
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