Langues et immigration dans l'enseignement en communauté française de Belgique
- Par Silvia Lucchini
Pages 117 à 131
Citer ce chapitre
- LUCCHINI, Silvia,
- CONSEIL SUP. DE LA LANGUE FRANÇAISE, ,
- Lucchini, Silvia.
- Lucchini, S.
- . Conseil sup. de la langue française
https://doi.org/10.3917/dbu.conse.2006.01.0117
Citer ce chapitre
- Lucchini, S.
- . Conseil sup. de la langue française
- Lucchini, Silvia.
- LUCCHINI, Silvia,
- CONSEIL SUP. DE LA LANGUE FRANÇAISE, ,
https://doi.org/10.3917/dbu.conse.2006.01.0117
Notes
-
[*]
Ce travail s’inscrit dans le programme de recherche « Régulation de l’hétérogénéité linguistique en contexte multiculturel » de l’Action de recherche concertée 04-09/319 financée par la Communauté française de Belgique.
-
[1]
Cf. les recommandations des Organismes linguistiques de la Communauté française de Belgique, de France, du Québec et de Suisse romande, dans Conti & De Pietro (coord.), 2005, pp. 21-23.
-
[2]
Les enseignements des langues secondes ou étrangères par immersion sont autorisés en Communauté française depuis 1998, mais uniquement pour le néerlandais, l’allemand et l’anglais. La liste des établissements, au niveau fondamental et secondaire, qui pratiquent l’immersion linguistique est disponible sur le site de la Communauté française www.enseignement.be.
-
[3]
Citons, à titre d’exemple, les ouvrages de référence d’Ovando & Collier (1998) et de Cummins (2000) : « What the research that I and many others have carried out does show is that there is a strong correlation between the attainment of literacy in the bilingual student’s two languages. Those who have strong L1 academic and conceptual skills when they start learning English tend to attain higher levels of English academic skills. » (Cummins, 2000, p. 24).
-
[4]
Communauté française de Belgique, Programme LCO. Charte de Partenariat 2001-2005. Organisation des cours d’acquisition de la langue et des cours d’ouverture à la culture d’origine. http://www.enseignement.be/prof/espaces/fondam/disciplines/langues/ charte_lco.asp
Depuis une dizaine d’années, on assiste en Belgique francophone à un intérêt croissant pour les langues de l’immigration et, d’une manière générale, pour la diversité linguistique. Dans l’enseignement, cet intérêt s’est concrétisé dans des actions diverses : officialisation des cours de langues et cultures d’origine (LCO) et des cours d’ouverture à la diversité culturelle (1996), institution des classes-passerelles pour primo-arrivants (2001), promotion de l’Éveil aux langues (2005). Dans cet article, nous souhaitons aborder « la question linguistique » que pose la présence de populations immigrées ou issues de l’immigration. Nous rappelons brièvement qu’au 1er janvier 2004 (données de l’Institut National Statistique) sont recensées en Belgique 860 287 personnes de nationalité étrangère, soit un peu plus de 8,2 % de la population totale, avec des variations importantes selon les régions : les étrangers représentent 26,3 % à Bruxelles, 4,8 % en Région flamande et 9,1 % en Région wallonne. Cependant, la composante d’origine étrangère est nettement sous-évaluée par ces chiffres qui ne tiennent pas compte des naturalisations, dont l’estimation est complexe. Des sources non officielles (associations, centres, partis, etc.) affirment que la population d’origine étrangère atteint, par exemple, 40 % à Bruxelles, où, toujours pour 2004, l’Institut National de Statistique recense 36 groupes nationaux numériquement conséquents, et donc un nombre élevé de langues également (les recensements linguistiques étant interdits en Belgique depuis 1962, nous ne pouvons que le supposer)…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
4,00 €