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Chapitre 7. Les pensées répétitives négatives. Une approche neuropsychologique compréhensive

Pages 141 à 155

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  • Rochat, L.
(2019). Chapitre 7. Les pensées répétitives négatives. Une approche neuropsychologique compréhensive. Dans
  • H. Amieva,
  • A. Prouteau
  • et O. Martinaud
Neuropsychologie en psychiatrie (p. 141-155). De Boeck Supérieur. https://doi.org/10.3917/dbu.amiev.2019.01.0141.

  • Rochat, Lucien.
« Chapitre 7. Les pensées répétitives négatives. Une approche neuropsychologique compréhensive ». Neuropsychologie en psychiatrie, De Boeck Supérieur, 2019. p.141-155. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/neuropsychologie-en-psychiatrie--9782807327184-page-141?lang=fr.

  • ROCHAT, Lucien,
2019. Chapitre 7. Les pensées répétitives négatives. Une approche neuropsychologique compréhensive. In :
  • AMIEVA, Hélène,
  • PROUTEAU, Antoinette
  • et MARTINAUD, Olivier,
Neuropsychologie en psychiatrie. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Neuropsychologie, p.141-155. DOI : 10.3917/dbu.amiev.2019.01.0141. URL : https://shs.cairn.info/neuropsychologie-en-psychiatrie--9782807327184-page-141?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dbu.amiev.2019.01.0141


Notes

  • [1]
    L’attention centrée sur soi (self-focused attention) est définie comme l’attention que l’on porte sur des informations se référant à soi-même et qui sont générées de manière interne, par opposition à l’attention focalisée sur des informations externes dérivées de nos récepteurs sensoriels (Ingram, 1990).
  • [2]
    Dans le cadre de cette étude, la flexibilité de source était évaluée via une adaptation de la « tâche de l’alphabet » initialement développée par Gilbert et al. (2005). Le principe de cette tâche consiste à alterner des phases où l’attention du participant doit être portée sur des informations fournies par l’environnement (phases externes) et des phases où l’attention du participant doit être portée sur des informations autogénérées (phases internes). Dans la phase externe, les participants doivent classer des lettres de l’alphabet sur base de leur structure perceptive (composée de droites, comme le « A » ou le « E » ou d’au moins une courbe comme le « P » ou le « O »). Lors de cette phase, les lettres sont présentées selon une séquence précise d’une lettre sur trois, sur base de l’ordre alphabétique (par ex., après un « A » surviendra un « D », puis un « G », etc.). Durant la phase interne, il est demandé au participant de continuer la séquence mentalement partant de la dernière lettre présentée à l’écran et de classer les lettres selon les mêmes critères que pour la phase externe. En analysant les temps de réaction dans les diverses conditions de cette tâche, il est possible d’estimer le « coût cognitif » requis pour orienter volontairement ses ressources attentionnelles d’une source interne à une source externe, et vice et versa (pour plus de détails, voir Rochat & Van der Linden, 2012).
  • [3]
    A noter que les performances au Trail Making Test et au test de Stroop ne corrélaient pas significativement avec la tendace à ruminer.

Les troubles anxieux et dépressifs sont parmi les problèmes émotionnels les plus fréquents après un traumatisme crâniocérébral (TCC) et engendrent de nombreuses conséquences négatives au niveau fonctionnel, psychosocial et de la qualité de vie. Une revue systématique de la littérature a mis en évidence qu’au cours de la première année qui suit un TCC, la prévalence des troubles dépressifs se monte à 17 % et celle des troubles anxieux à 21 % (Scholten et al., 2016). À long terme, la prévalence des troubles de l’axe I du manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux (American Psychiatric Association, 1994) atteint 54 %, incluant les troubles anxieux (36 %) et les troubles dépressifs (43 %), et excède largement celle de la population générale (Ponsford, Alway, & Gould, 2018 ; Scholten et al., 2016). En outre, la comorbidité des problèmes psychopathologiques est très élevée, certaines études ayant souligné qu’environ 50 % des patients présentent au moins deux diagnostics de l’axe I au cours des cinq années qui suivent un TCC (Alway, Gould, Johnston, McKenzie, & Ponsford, 2016).
Au plan étiologique, bien que les antécédents psychiatriques présents avant le TCC constituent un facteur de risque clé du développement de troubles dépressifs et anxieux post TCC, ces derniers sont également associés à une kyrielle de facteurs en interaction, tant au niveau biologique (p. ex., lésions axonales diffuses dans les régions fronto-temporales perturbant la connectivité entre le cortex préfrontal et des régions sous-corticales telles que l’amygdale ou les ganglions de la base, déficits cholinergiques et sérotoninergiques), psychologique (p…


Date de mise en ligne : 13/10/2021

https://doi.org/10.3917/dbu.amiev.2019.01.0141

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