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Article de revue

Quelle hospitalité pour les troubles psychotiques en prison ?

Pages 158 à 173

Citer cet article


  • Combes, V.
  • et Blin, M.
(2024). Quelle hospitalité pour les troubles psychotiques en prison ? Cliniques, 28(2), 158-173. https://doi.org/10.3917/clini.028.0158.

  • Combes, Vincent.
  • et al.
« Quelle hospitalité pour les troubles psychotiques en prison ? ». Cliniques, 2024/2 N° 28, 2024. p.158-173. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-cliniques-2024-2-page-158?lang=fr.

  • COMBES, Vincent
  • et BLIN, Mathilde,
2024. Quelle hospitalité pour les troubles psychotiques en prison ? Cliniques, 2024/2 N° 28, p.158-173. DOI : 10.3917/clini.028.0158. URL : https://shs.cairn.info/revue-cliniques-2024-2-page-158?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/clini.028.0158


Notes

  • [1]
    Ces deux recherches ont reçu l’approbation du comité éthique de l’université Paris-Nanterre. Les participants ont signé un formulaire de consentement éclairés et les données ont été anonymisées.
  • [2]
    Service médico psychologique régional.
  • [3]
    Unité hospitalière spécialement aménagée.
  • [4]
    Soins psychiatriques à la demande d’un représentant de l’état.

« La diminution du nombre de non-lieux pour irresponsabilité pénale, la judiciarisation de la société qui vise à mieux protéger les victimes, la fermeture de lits en psychiatrie depuis plusieurs décennies sont autant de motifs qui tendent à expliquer la psychiatrisation accrue des lieux de détentions. »
L’évolution actuelle de la psychiatrie publique et de la prison conduit à modifier la population reçue en milieu carcéral. Une enquête de 2002 du journal L’Express « La folie sous écrou » rend compte de cette nouvelle dynamique. Des surveillants pénitentiaires et détenus sont interrogés et parlent « d’annexe de l’hp », de « dépotoir » pour décrire certaines ailes des bâtiments de détention ayant davantage l’allure d’un couloir psychiatrique. L’administration pénitentiaire déplore ce nouvel enfermement et exprime son désarroi avec un personnel non formé à ce type de pathologies. Plus récemment, le 15 mai 2024, la contrôleuse des lieux de privation des libertés, Dominique Simonnot, a rendu public son dernier rapport. Elle y déplore la prise en charge psychiatrique et médicale des détenus : « Difficile de devoir répéter qu’il est inconcevable, en France, d’abandonner à un sort, souvent infect, les captifs et, avec eux, ceux chargés de les garder, de les surveiller, de les soigner, de les accompagner », confiait-elle au journal Le Monde ce même jour. La diminution du nombre de non-lieux pour irresponsabilité pénale, la judiciarisation de la société qui vise à mieux protéger les victimes, la fermeture de lits en psychiatrie depuis plusieurs décennies sont autant de motifs qui tendent à expliquer la psychiatrisation accrue des lieux de détentions…


Date de mise en ligne : 05/05/2025

https://doi.org/10.3917/clini.028.0158

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