Chapitre d’ouvrage

Le web des données laisse-t-il une place au bien commun ?

Pages 192 à 210

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  • Peugeot, V.
(2011). Le web des données laisse-t-il une place au bien commun ? Dans
  • . Vecam
Libres Savoirs : Les biens communs de la connaissance - produire collectivement, partager et diffuser les connaissances au XXIe siècle (p. 192-210). C&F Éditions. https://doi.org/10.3917/cf.colle.2011.01.0192.

  • Peugeot, Valérie.
« Le web des données laisse-t-il une place au bien commun ? ». Libres Savoirs Les biens communs de la connaissance - produire collectivement, partager et diffuser les connaissances au XXIe siècle, C&F Éditions, 2011. p.192-210. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/libres-savoirs--9782915825060-page-192?lang=fr.

  • PEUGEOT, Valérie,
2011. Le web des données laisse-t-il une place au bien commun ? In :
  • VECAM, ,
Libres Savoirs Les biens communs de la connaissance - produire collectivement, partager et diffuser les connaissances au XXIe siècle. C&F Éditions. Vecam, p.192-210. DOI : 10.3917/cf.colle.2011.01.0192. URL : https://shs.cairn.info/libres-savoirs--9782915825060-page-192?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cf.colle.2011.01.0192


Notes

Le web entre dans une troisième phase de son existence. Né tout d’abord comme un espace d’exposition déterritorialisé, donnant à voir des informations, le web est dans un second temps devenu un espace de coproduction, dans lequel tout un chacun est libre de s’exprimer, de partager, de commenter, de créer, de penser à voix haute. Aujourd’hui le web se transforme en un gigantesque réservoir de données numériques. C’est sur le web que s’accumulent et se croisent les savoirs de l’humanité – savoirs savants et savoirs profanes –, mais aussi ses créations, ses imaginaires, ses dialogues, ses émotions… dessinant ainsi les nouveaux contours de cette « société de la connaissance », en émergence.
Associer web et données peut sembler réducteur : comme si tous ces contenus qui font aujourd’hui la richesse du web pouvaient être réduits à des entités alignées, rangées, manipulables, des « bases de données ». Comme si nous avions oublié que le web est devenu un lieu d’interactions, de création de lien social et d’échanges. En réalité les deux approches ne sont pas antinomiques, bien au contraire. Parler de web des données, c’est faire un double constat : d’une part, celui de l’existence d’une masse en croissance exponentielle d’informations disponibles sur la toile sous des formes multiples (à titre indicatif, on estime que pour gérer ces informations, Google est passé de 40 000 serveurs en 2004 à 1 million en 2007, 2 millions en 2008 et on parle de 10 millions dans un immense nuage de serveurs en 2010 ; Facebook seul mobiliserait 30 000 serveurs en octobre 2009) ; et d’autre part, celui d’une difficulté corrélée à exploiter – chercher, trouver, croiser – ces données dans toute leur profondeur et leur richesse…


Date de mise en ligne : 11/07/2025

https://doi.org/10.3917/cf.colle.2011.01.0192

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