Article de revue

La mémoire traumatique : violences sexuelles et psycho-trauma

Pages 69 à 87

Citer cet article


  • Salmona, M.
(2018). La mémoire traumatique : violences sexuelles et psycho-trauma. Les Cahiers de la Justice, 1(1), 69-87. https://doi.org/10.3917/cdlj.1801.0069.

  • Salmona, Muriel.
« La mémoire traumatique : violences sexuelles et psycho-trauma ». Les Cahiers de la Justice, 2018/1 N° 1, 2018. p.69-87. CAIRN.INFO, droit.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-justice-2018-1-page-69?lang=fr.

  • SALMONA, Muriel,
2018. La mémoire traumatique : violences sexuelles et psycho-trauma. Les Cahiers de la Justice, 2018/1 N° 1, p.69-87. DOI : 10.3917/cdlj.1801.0069. URL : https://droit.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-justice-2018-1-page-69?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cdlj.1801.0069


Français

Les principales victimes de violences sexuelles sont les enfants, les filles étant trois à six fois plus exposées que les garçons : une fille sur cinq subit des agressions sexuelles (Hillis, 2016 ; OMS, 2016), un garçon sur treize (OMS, 2014). En plus d'être une grave atteinte à leurs droits, les violences sexuelles ont de lourdes conséquences psychotraumatiques à court, moyen et long termes. Elles impactent leur santé, leur scolarité, leurs vies affective, sexuelle et sociale, et sont un facteur de risque majeur de re-victimisation. L'absence de dépistage, de protection et de prise en charge de ces enfants est une lourde perte de chance pour eux, d'autant plus que les soins dont ils pourraient bénéficier sont efficaces. Reconnaître ces violences et leurs conséquences, dépister, protéger, soigner ces enfants et leur rendre justice est un impératif absolu et une urgence de santé publique.


English

The main victims of sexual violence are children, with girls being three to six times more exposed than boys : one girl in five is a victim of sexual aggression (Hillis, 2016 ; WHO, 2016) as against one boy in thirteen (WHO, 2014). In addition to the serious infringement of their rights, sexual violence carries serious psycho-traumatic consequences over the short, medium and long term. It impacts their health, their schooling, their emotional, sexual and social life and constitutes a major risk factor for renewed victimisation. The absence of screening, protection and management of such children weighs heavily against their chances, especially as the care from which they could benefit is effective. The recognition of such violence, the screening, protection, care and the justice afforded to those children is an absolute necessity and an urgent requirement in the area of public health.


Date de mise en ligne : 01/04/2019

https://doi.org/10.3917/cdlj.1801.0069

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