La psychothérapie en Espagne en 2014
Pages 243 à 253
Citer cet article
- LABRADOR, Francisco Javier,
- FERNANDEZ-HERMIDA, Jose Ramón
- et CRESPO, Maria,
- Labrador, Francisco Javier.,
- et al.
- Labrador, F.-J.,
- Fernandez-Hermida, J.-R.
- et Crespo, M.
https://doi.org/10.3917/bupsy.537.0243
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- Labrador, F.-J.,
- Fernandez-Hermida, J.-R.
- et Crespo, M.
- Labrador, Francisco Javier.,
- et al.
- LABRADOR, Francisco Javier,
- FERNANDEZ-HERMIDA, Jose Ramón
- et CRESPO, Maria,
https://doi.org/10.3917/bupsy.537.0243
Notes
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[*]
Cette étude a été réalisée à l’aide d’une subvention de recherche (PSI2009-13100) du ministère espagnol de l’Éducation et de la Science.
Correspondance : Francisco Javier Labrado, Faculty of Psychology, Complutense University, Campus de Somosaguas s/n, 28223 Madrid, Espagne. - [1]
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[8]
Système européen de transfert et d’accumulation de crédits.
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[9]
Les programmes académiques de ce master ont commencé à être approuvés par le gouvernement au début de 2014.
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[10]
Sistema nacional de salud.
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[11]
Disponible à l’adresse [http://www.msc.es/profesionales/formacion/docs/Psicologia_C.pdf].
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Actuellement nommé « Europsy specialized in psychotherapy ».
Précisions sémantiques relatives aux termes psychologie, psychothérapie, psychologie clinique, psychologie de la santé
1Le titre de psychologue et l’activité professionnelle du psychologue sont protégés par la loi. En général, pour travailler en tant que psychologue, une personne doit être licenciée en psychologie et être affiliée au Colegio oficial de psicólogos (COP), seule organisation professionnelle de psychologie officiellement reconnue en Espagne. Le COP défend le titre de psychologue en exigeant une formation conçue en vue de l’usage de ce titre professionnel. Si la pratique professionnelle de la psychologie s’exerce dans le domaine de la santé, une formation supplémentaire est nécessaire.
2Le titre de psychothérapeute ou la pratique de la psychothérapie ne sont pas réglementés ni reconnus par la loi. La psychothérapie n’est pas reconnue comme résultant de l’exercice d’une profession et n’est pas protégée par la loi. Donc, n’importe qui peut se dire psychothérapeute ou dire qu’il fait de la psychothérapie, qu’il ait reçu ou non une formation dans ce domaine. Cependant, bon nombre d’activités, considérées dans d’autres pays comme spécifiques de la psychothérapie ou des psychothérapeutes, sont légalement reconnues comme des activités professionnelles propres aux psychologues. Les psychologues peuvent y pratiquer, dans le domaine de la santé, des activités d’évaluation, de diagnostic et de traitement psychologique.
3Conformément à la loi, seulement deux titres permettent l’exercice de la profession dans les domaines de la santé : « Psychologue général de la santé » (PGS) et « Psychologue spécialiste en psychologie clinique » (PSPC). Ces deux titres sont liés à des cycles d’études supérieures. Pour les obtenir, il est nécessaire d’être préalablement licencié (cinq années d’études) ou diplômé (quatre années) en psychologie. Alors que le PGS est un titre nouvellement créé par la loi sur la santé publique du 4 octobre 2011, le PSPC a été créé en 1998.
4La psychologie clinique est une profession de santé, réglementée et protégée par la loi. Le titre de « Psychologue spécialiste en psychologie clinique » (PSPC) est exclusivement réservé aux psychologues qui ont achevé une formation spécialisée en psychologie clinique, au sein du système de santé. Seule, la possession de ce titre habilite à exercer certaines fonctions professionnelles du psychologue dans le domaine de la santé du secteur public. Les activités psychothérapeutiques (évaluation, diagnostic et thérapies ou traitements psychothérapeutiques) doivent être effectuées par des professionnels de santé mentale. On considère que les PGS, les PSPC et les psychiatres sont des professionnels qui effectuent ces tâches spécifiques de la psychothérapie. Donc, on ne peut se référer à la psychothérapie ou à un travail psychothérapeutique que de façon approximative, car ces termes manquent de contenu spécifique. Les traitements psychothérapeutiques ne sont pas reconnus officiellement, alors que les traitements psychologiques ou les traitements psychiatriques le sont. Les activités professionnelles qui, dans d’autres pays, sont reconnues comme étant propres aux psychologues spécialisés en psychothérapie, sont reconnus, en Espagne, comme étant propres aux PGS ou aux PSPC.
5Les psychologues reconnus pour exercer dans le domaine de la santé ne sont pas les seuls professionnels pouvant appliquer des traitements psychothérapiques, bien que ces compétences soient au centre de leur profession. Les psychiatres et autres professionnels de santé, comme les médecins généralistes, les infirmières ou les travailleurs sociaux, peuvent, également, utiliser la psychothérapie dans leur travail, mais pas comme outil principal et, dans certains cas, sans une formation adéquate. Seuls, les psychiatres et les psychologues ont une formation à la psychothérapie, incluse dans le programme de formation de leur spécialité (arrêté SCO/2616/2008 du 1er septembre 2008, B. O. E. du 16 septembre 2008).
6En bref, du fait que le terme « psychothérapie » n’est pas protégé légalement et que les activités considérées comme spécifiques de la psychothérapie sont incluses dans les activités professionnelles reconnues par la loi pour les PSPC et les PGS, nous nous référerons essentiellement à ces deux catégories professionnelles dans l’analyse des conditions professionnelles d’exercice de la psychothérapie en Espagne. Nous parlerons des psychologues cliniciens (PC) (terme qui comprend les deux catégories professionnelles PSPC et PGS), et de la psychologie clinique (profession dans laquelle on inclut la psychothérapie).
La psychologie clinique (psychothérapie)
Caractéristiques et objectifs de la psychologie clinique (psychothérapie)
7La psychologie clinique est, d’abord et avant tout, une profession, qui vise à améliorer la vie des personnes cherchant de l’aide pour des problèmes psychologiques. Les traitements psychologiques (et les techniques psychothérapeutiques) en sont les outils fondamentaux. Le nombre de traitements psychologiques et leurs variantes sont vastes, ainsi que le nombre de modèles théoriques et d’écoles qui sous-tendent les différents traitements. En fait, si l’on considère comme des traitements psychologiques toutes les procédures, que leurs créateurs ont désignées comme telles, le nombre de traitements va au-delà du raisonnable (250 traitements psychologiques : Herink, 1980 ; 400 traitements psychologiques : Kazdin, Kratochwill et Van Den Bross, 1986).
8Évidemment, dans le cadre d’une discipline scientifique – et la psychologie clinique l’est – l’opinion d’un psychologue ou d’un autre professionnel n’est pas suffisante pour ranger cette procédure dans la catégorie de traitement psychologique. Pour la psychologie clinique, comme science et comme profession, un traitement psychologique doit être une procédure professionnelle fondée sur des connaissances solides, décrivant de façon précise comment il doit être mené, et qui a empiriquement démontré qu’il produit les changements précis en l’appliquant aux personnes, c’est-à-dire, par rapport à des théories ou des avis personnels, les techniques propres d’une profession scientifique, comme la psychologie clinique, doivent être appuyés sur des preuves empiriques de leur efficacité quand elles sont appliquées dans le cadre d’une assistance en matière de santé.
Importance du support empirique de la psychologie clinique
9Pourquoi les traitements doivent-ils s’appuyer sur des données empiriques ? Dans le domaine scientifique, pour la reconnaissance des procédures d’intervention, il semble plus judicieux de s’appuyer sur des données empiriques que sur d’autres critères, tels que l’autorité, la prééminence d’un gourou, l’intuition, l’éloquence, la véhémence, la confiance, la dissidence, etc.
10La validité de la psychologie clinique et de ses procédures et de ses techniques, ne peut pas dépendre de la façon de faire de certaines personnes, mais de l’efficacité empiriquement démontrée de ses procédures. Si l’on veut considérer la psychologie clinique comme science et comme une profession, les résultats doivent prédominer, par rapport aux théories ou aux écoles de pensée. Comme dans toute science, les théories changent, mais les données restent. C’est pourquoi nous pensons qu’au lieu de valoriser les théories, il est beaucoup plus approprié de s’intéresser aux données empiriques, obtenues d’une manière méthodologiquement correctes.
11Par conséquent, pour établir quels traitements ou quelles interventions psychologiques sont efficaces pour aider à l’amélioration de la vie des personnes, une attention particulière doit être accordée aux preuves empiriques obtenues à partir des résultats de son application (Seligman, 1995 ; Chambless et coll., 1998 ; Chambless, Ollendick, 2001 ; Pérez, Fernández-Hermida, Fernández, Amigo, 2003 ; Labrador, Crespo, 2012). Quel sens a, du point de vue éthique et professionnel, le fait d’appliquer un traitement qui n’a pas démontré son efficacité ? Comment peut-on justifier, auprès d’un patient, que l’on appliquera un traitement, dont on ne sait pas s’il fonctionne ? La meilleure façon de démontrer que le traitement est efficace, en matière de changement ou d’amélioration de la vie d’une personne, consiste à mettre en évidence ses effets, lorsqu’il est utilisé, et ne pas s’appuyer sur l’opinion de tel ou tel quant à son utilité.
12Une fois démontrée l’efficacité d’un traitement, il est pertinent de tenter d’identifier les causes ou le processus de changement. Mais il serait stupide d’essayer d’établir les causes du changement au sein d’un traitement, sans avoir, préalablement, constaté si celui-ci cause réellement ce changement ou de faire des recherches sur les processus impliqués dans l’action d’un traitement sans savoir si celui-ci a réellement un certain effet. D’un autre côté, c’est le propre des professions scientifiques, au moment de considérer les traitements qui doivent être testés, de prendre spécialement en considération ceux qui s’appuient sur un cadre théorique de référence solide. Néanmoins, le critère décisif ne sera pas la prééminence du cadre théorique, mais les preuves empiriques de son application.
13Les preuves empiriques d’un traitement doivent montrer que celui-ci est :
- efficace : il a été démontré qu’il était bénéfique pour les patients dans des recherches cliniques contrôlées ;
- effectif : il a été démontré qu’il était utile dans la pratique clinique habituelle ;
- efficient : il a été démontré qu’il était associé à plus grands bénéfices, pour de plus petits coûts par rapport à d’autres traitements.
14Ces preuves empiriques doivent être validées en suivant une méthodologie scientifique adaptée. La référence à ce sujet sont les propositions de la commission de l’Association américaine de psychologie, dirigée par Chambless (Chambless et coll., 1998) (voir tableau 1).
Critères méthodologiques pour évaluer l’efficacité des traitements psychologiques (Chambless et coll., 1998)
Critères méthodologiques pour évaluer l’efficacité des traitements psychologiques (Chambless et coll., 1998)
15Selon les résultats de cette évaluation, trois niveaux ont été établis pour les traitements psychologiques, en fonction des résultats empiriques obtenus (voir tableau 2).
Niveau d’appui empirique pour les traitements (Chambless et coll., 1998)
Niveau d’appui empirique pour les traitements (Chambless et coll., 1998)
Guides de pratique clinique (GPC)
16À partir de ces résultats empiriques, on a élaboré de nombreux guides de traitement psychologique, dans lesquels sont mentionnés les traitements qui ont, empiriquement, démontré leur efficacité pour chaque problème psychologique. Ces guides promulgués, dans leur majorité, par des organisations de santé, des agences gouvernementales, des associations professionnelles et d’autres organismes (APA, 2006), ont un double objectif :
- promouvoir une intervention thérapeutique de haute qualité, en améliorant et en homogénéisant la qualité des traitements offerts aux utilisateurs ;
- améliorer la formation des professionnels et des systèmes de santé eux-mêmes, quant aux traitements les plus efficaces pour chaque problème. En ce sens, ces guides supposent une procédure pertinente pour transmettre les connaissances actuelles aux psychologues cliniciens et améliorer ainsi leur pratique clinique professionnelle (Crespo, 2012).
17Au cours des quinze dernières années, de nombreux guides de pratique clinique ont été publiés, de façon prééminente sur Internet. La disponibilité de ces guides sur le réseau présente des avantages comme, en particulier, leur facilité de diffusion (entre professionnels, organisations, utilisateurs…), la possibilité d’une révision continue et, par conséquent, l’intégration rapide des avancées de la recherche. Parmi ces guides, on peut noter ceux qui ont été mis au point par les institutions suivantes :
- la Société de psychologie clinique de la division 12 (Psychologie clinique) de l’Association américaine de psychologie, aux États-Unis d’Amérique [1] ;
- le NICE (National Institute for health and clinical excellence), en Angleterre et au Pays de Galles [2] ;
- le SIGN (Scottish intercollegiate guidelines network : Réseau écossais intercollégial de guides de pratique clinique) [3] ;
- le NREPP (National registry of evidencebased programs and practices : Registre national des programmes et pratiques fondés sur les preuves) aux États-Unis d’Amérique [4] ;
- les Guías de práctica clínica del sistema nacional de salud de España (Guides de pratique clinique du système national de santé d’Espagne) [5].
18Cependant, il existe des initiatives similaires dans beaucoup d’autres pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Pologne, la Finlande… Le nombre de guides est tellement élevé que des bases de données ont été développées à partir de ces guides. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- Guidelines international network (GIN), réseau international siégeant en Allemagne [6] ;
- National guidelines clearing house (NGC), dépendant de l’Agency for healthcare, research and quality (AHRQ) aux États-Unis d’Amérique [7].
19Les professionnels et les usagers disposent ainsi d’informations scientifiques, mises à jour et directement accessibles, sur les traitements qui ont démontré leur efficacité pour chaque problème psychologique, et, donc, sur le traitement préconisé pour chaque cas.
Courants ou écoles et état de la situation actuelle en psychologie clinique
20Si les preuves empiriques constituent la référence dans le champ de la psychologie clinique en tant que science et profession, parler des différentes théories ou écoles n’a plus guère de sens ; c’est un discours désuet. Nous considérons qu’un seul type de psychologie clinique doit être pris en compte, celui qui inclut les traitements ayant démontré, avec des preuves empiriques appropriées, leur efficacité pour accomplir les objectifs de la profession. Du point de vue professionnel, aucune théorie ne peut justifier l’utilisation de traitements qui n’ont pas démontré leur efficacité ou sont en phase d’expérimentation. Donc, tout professionnel de psychologie clinique, tant pour des raisons techniques qu’éthiques, ne doit utiliser que les traitements qui ont démontré leur efficacité, leur effectivité et leur efficience.
21En outre, actuellement, la psychologie clinique dispose de traitements qui ont démontré leur efficacité et leur effectivité pour un nombre important de troubles ou de problèmes de « santé mentale ». Ces traitements sont appelés « Traitements validés sur des données empiriques » (TES).
22D’un autre côté, des personnes considèrent que l’activité professionnelle du psychologue clinicien est utile et efficace, en particulier lorsqu’on demande à ses clients s’ils sont satisfaits de son activité professionnelle (Buela et coll., 2005 ; Labrador, Echeburúa, Becoña, 2000 ; Seligman, 1995 ; Labrador, 2012) (voir tableau 3).
Conclusions
Conclusions
Brève histoire de la psychologie clinique en Espagne
23Dès le début des études officielles de psychologie en Espagne (1967), un licencié en psychologie, inscrit dans le COP, pouvait travailler comme psychologue clinicien, en effectuant, entre autres, les tâches qui sont supposées propres à la psychothérapie. Au fil du temps, on a constaté la nécessité d’une formation plus spécifique, en établissant une spécialisation en psychologie clinique (1982) au sein de la licence de psychologie.
24On a, ensuite, jugé pertinent de développer une formation plus complète, après la licence de psychologie, pour l’exercice de ces activités, en particulier un programme de formation pris en charge par l’État, de manière similaire à celui d’autres professionnels de la santé, comme les médecins. C’est ainsi qu’ont été lancés les programmes de formation des « Psychologues internes résidents » (PIR), à la charge de l’État, pour les professionnels de la psychologie clinique. Finalement, en 1998, le titre de « psychologue spécialiste en psychologie clinique » (PSPC) a été officiellement reconnu par le décret royal 2490/1998 du 20 novembre 1998.
25Le PSPC est un professionnel de la santé de même catégorie que les chirurgiens, psychiatres, médecins de famille ou infirmiers, mais, seuls les psychologues peuvent être accrédités comme PSPC. Pour être PSPC, un licencié en psychologie doit obtenir, après avoir réussi à un examen public d’État, une place de psychologue interne résidant (PIR), parmi celles qui sont annuellement offertes par des organismes de santé publics et privés autorisés. Il doit, ensuite, effectuer une formation en psychologie clinique, payée par l’État, pendant quatre années à plein temps. Cette formation a été établie et réglée, de façon coordonnée, par les ministères la Santé et de l’Éducation. Dans la période de démarrage, un itinéraire de rechange a été mis en place pour les psychologues « vétérans experts ». Actuellement (c’est-à-dire, depuis mars 2012), on considère que près de 8 500 psychologues ont obtenu le titre de PSPC en Espagne.
26En accord avec la norme qui a créé la spécialité, les PSPC sont habilités pour la réalisation d’évaluations, de diagnostics et de traitements à caractère psychologique. Aucune précision supplémentaire n’existe à ce sujet. Toutefois, le COP, dans le document « Profils professionnels du psychologue », définit la psychologie clinique et de la santé comme « la discipline ou le domaine de spécialisation de la psychologie, qui applique les principes, les techniques et les connaissances scientifiques développées par celle-ci pour évaluer, diagnostiquer, expliquer, traiter, modifier et effectuer la prévention des anomalies, des troubles mentaux ou de tout autre comportement significatif pour les processus de la santé et de la maladie, dans les différents contextes dans lesquels ceux-ci peuvent avoir lieu ». Ce même document reconnaît que « le traitement suppose des interventions cliniques sur les personnes dans le but de comprendre, d’alléger et de résoudre des troubles psychologiques, émotionnels, problèmes de comportement, préoccupations personnelles et autres. Il est sous-entendu que tout traitement ou intervention suppose un certain type de relation interpersonnelle et de situation sociale. Ces formes d’aide peuvent être désignées comme psychothérapie, thérapie comportementale, thérapie cognitive (ou cognitivo-comportementale), thérapie psychanalytique, thérapie systémique, thérapie existentielle (phénoménologique ou humaniste), conseil ou consultation psychologique, ou peuvent encore être reconnues sous d’autres appellations, suivant l’orientation théorique et la préférence des psychologues cliniciens ». L’outil principal du psychologue clinicien est l’intervention psychothérapeutique, sans que cela signifie que le psychologue clinicien fasse toujours des traitements, comme, par exemple, quand il travaille pour prévenir l’apparition de problèmes psychologiques « pour l’intervention dans des institutions, contextes et environnements, ainsi que l’intervention centrée sur les personnes en situation de risque ou sur toute une communauté ».
27En 2003, une nouvelle loi (LOPS-2003) a restreint le travail de psychologue clinicien aux seuls PSPC. Ceci a posé un problème, parce qu’il y avait peu de PSPC et de centres sanitaires où les psychologues exerçaient leurs activités comme psychologues cliniciens, conformément à la législation existante jusqu’en 2003. Après cette loi, des psychologues, qui effectuaient, depuis des années, leur travail en qualité de psychologues cliniciens, ont été disqualifiés, y compris nombre d’entre eux exerçant la psychologie clinique dans des services de l’État (hôpitaux, centres de santé…) comme fonctionnaires. Le paradoxe était qu’en tant que fonctionnaires, ils ne pouvaient être évincés de leur poste, obtenu par examen public, mais ne remplissaient pas les conditions en vigueur pour effectuer les tâches inhérentes à ce poste. D’autre part, il n’y avait pas suffisamment PSPC accrédités pour occuper ces postes, ce qui laissait beaucoup de services de l’État dépourvus des psychologues nécessaires.
28Postérieurement (c’est-à-dire suite à l’arrêté ministériel SCO/1741 du 29 mai 2006), le gouvernement a permis, aux titulaires d’une licence de psychologie, de travailler dans des centres de santé privés (notamment, les cabinets de psychologie clinique), à condition de satisfaire l’un de ces deux critères :
- que les études de licence de psychologie aient permis de suivre un cursus incluant les domaines de « Personnalité, évaluation et traitements psychologiques » ou de « Psychologie clinique » ou encore de « Psychologie de la santé » ;
- que les titulaires de la licence aient suivi une formation complémentaire, post-licence, en rapport avec ces domaines d’études, comprenant au moins 400 heures, dont au moins 100 heures de pratique supervisée par des PSPC, dans des centres, universités ou services de psychologie, dans lesquels on proposait des services centrés sur la santé mentale ou dans des unités cliniques de psychologie accréditées.
29Finalement, en 2011, une nouvelle loi, créant le titre de Psychologue généraliste sanitaire (PGS), fut votée. Pour obtenir ce titre, il fallait avoir suivi des études de psychologie comprenant un « degré » de psychologie (240 crédits ECTS [8]), et le master officiel de psychologie générale de la santé (90 crédits ECTS) [9]. Un psychologue ayant effectué ces études peut, en effet, accomplir des tâches de santé (parmi lesquelles, la psychothérapie). Bien que le PGS n’appartienne pas à la catégorie des PSPC, il a, toutefois, un accès – très restreint – au secteur de la santé financé par l’État. Cependant, des anciens psychologues (vétérans experts) peuvent bénéficier de ce titre de PGS.
30Comme nous l’avons indiqué, du point de vue légal, il n’existe aucune réglementation ou loi spécifique pour régler la pratique de la psychothérapie, sauf pour ce qui touche aux traitements, qui doivent être couverts par le système de santé publique. À ce sujet, la disposition légale (décret royal 1030/2006) dispose que le Service de santé publique [10], à propos de la santé mentale, doit rendre des services minimaux qui comprennent « le diagnostic et la surveillance clinique des troubles mentaux, la psycho-pharmacothérapie, les psychothérapies individuelles, de groupe ou familiales (en excluant la psychanalyse et l’hypnose), la thérapie électroconvulsive et, le cas échéant, l’hospitalisation ». En accord avec cette norme, toutes les psychothérapies, à l’exception, donc, de la psychanalyse et de l’hypnose, sont des prestations sanitaires reconnues par le Service de santé publique.
31En résumé, il y a, actuellement, deux types de professionnels de la psychologie clinique, considérés comme professionnels de la santé, qui peuvent, par conséquent, travailler dans le cadre de la santé :
- les PSPC, considérés comme professionnels de santé et qui peuvent travailler dans des centres de santé publics et privés ;
- les PGS qui peuvent travailler comme psychologues avec des fonctions cliniques dans des centres publics ou privés, mais qui ne peuvent occuper des emplois qui requièrent le titre de PSPC. Ils ne peuvent donc exercer dans des centres publics ou privés bénéficiant d’un financement public, lorsque ces prestations coïncident avec celles qui sont couvertes par les services minimaux communs du Service de santé publique. En résumé, ces professionnels ont la liberté d’exercice de leurs fonctions cliniques dans le secteur privé, avec d’importantes limitations quand leurs services sont rémunérés par le secteur public de la santé, où il est généralement requis d’être en possession du titre de PSPC.
La formation en psychologie clinique
32Après le démarrage du développement de la psychologie, la nécessité d’une formation en psychologie clinique plus complète et pratique a été rapidement soutenue, formation devant, nécessairement, inclure le développement de compétences en pratique clinique, supervisée par des professionnels de la psychologie clinique. L’accent a été mis, en particulier, sur le développement de compétences cliniques portant sur l’évaluation, le traitement et l’établissement de la relation thérapeutique. Ainsi, cette formation devait être fondée sur les procédures et les « traitements empiriquement fondés » (TES). Il ne semble, en effet, ni éthique ni professionnel, de former à des procédures thérapeutiques dont l’utilité n’a pas été démontrée, ou au moins aussi utiles, voire plus que les autres traitements ou de les utiliser. De même, l’importance de lier l’enseignement universitaire aux développements de la recherche et de la pratique professionnelle relevait de l’évidence.
Formation pour l’obtention du titre de PGS
33Études universitaires pour le diplôme de psychologie (quatre années), avec une formation en psychologie clinique et de la santé, plus des études de master officiel de psychologie générale de la santé, selon les directives définies par les ministères de l’Éducation et de la Santé.
Formation pour accéder au titre de PSPC
34Études universitaires de licence de psychologie (cinq années) (actuellement, aussi, diplôme de psychologie, quatre années), réussite à l’examen national d’accès à la spécialité de PSPC. Quatre années de formation à temps plein dans le Service de santé publique (environ 7 000 heures).
35Le plan de formation de la spécialité [11] en établit clairement les objectifs généraux : « Former les psychologues cliniciens pour l’exercice des tâches spécifiques pour l’évaluation, le diagnostic, les interventions et traitements psychologiques, de la manière la plus efficace et efficiente possible, en tenant compte des plus hautes normes de qualité scientifique disponibles à chaque moment ».
36Parmi les objectifs spécifiques, « pendant sa période de formation, le psychologue clinicien doit acquérir, selon les principes fondés sur les meilleures preuves scientifiques disponibles à chaque moment, les connaissances, attitudes, aptitudes et compétences nécessaires pour utiliser, de manière efficace et efficiente, les techniques et les procédures d’intervention appropriées à la problématique que présente un patient individuel ou un groupe, en tenant compte des facteurs individuels et sociodémographiques spécifiques ». Tout cela dans un programme de formation qui, pour ce qui a trait à la psychothérapie et aux traitements psychologiques, doit couvrir les deux matières d’étude suivantes : efficacité thérapeutique et analyse différentielle de l’efficacité des thérapies psychologiques ; efficacité des traitements psychologiques, des traitements pharmacologiques et des traitements combinés.
37De manière systématique, le programme mentionne les interventions psychologiques, non par référence aux écoles de psychothérapie – sauf pour la référence aux traitements cognitifs et comportementaux – mais à son efficacité ou effectivité. Ainsi, par exemple, quand il s’agit de ce que doit faire le PIR dans le programme relatif à la santé mentale communautaire, ambulatoire et de support d’intervention primaire, il est spécifié que les objectifs sont :
- de connaître, appliquer et évaluer l’efficacité des programmes de psychothérapie et des procédures d’intervention et de traitement psychologiques, aux niveaux individuel, familial et groupal ;
- d’acquérir des connaissances, des compétences, ainsi que de l’expérience dans le travail clinique et dans le suivi de cas avec des troubles chroniques ;
- de connaître et, le cas échéant, d’appliquer les guides de pratique clinique nationaux et internationaux pour le travail sur des troubles mentaux et du comportement.
Programmes de spécialisation après la licence de psychologie : master et experts en psychologie clinique universitaires
38Dans différentes universités, depuis environ 25 ans (1988), ont été mis en place des programmes de post-licence de niveau master (deux années) ou niveau spécialiste (une année) en psychologie clinique et de la santé. Ces programmes s’adressent à des licenciés et diplômés en psychologie et ont pour objectif une qualification aux compétences cliniques nécessaires au psychologue pour travailler en tant que psychologue clinicien. Comme référence on peut citer l’un de ces masters : le master de psychologie clinique et de la santé de l’université Complutense de Madrid (UCM). Il comprend une formation à plein-temps, incluant :
- 350 heures de formation théorique et pratique aux procédures d’évaluation et de traitement, ainsi qu’à l’analyse des principaux problèmes et troubles psychologiques, et aux interventions et traitements fondés sur les TES ;
- 120 heures de supervision des cas cliniques traités par chacun des élèves du master ;
- pratique supervisée, c’est-à-dire traitement de cas cliniques (environ 600 heures de séances avec des patients, plus les heures de préparation des cas). Dans l’unité de recherche et de traitement clinique du master, chaque étudiant effectue le traitement de 20 cas au minimum. Tous les cas ont deux thérapeutes, un élève de 2e année et un autre de 1re année, et sont supervisés, de manière permanente et directe par un PSPC, qui est, en outre, professeur d’université. La moyenne du nombre des séances, pour l’évaluation et le traitement, se situe autour de 20 (70 % des cas ont abouti avant 20 séances du traitement) ;
- environ 400 heures de pratiques externes supervisées : les psychologues doivent effectuer un certain nombre de pratiques externes dans les 56 centres agréés par le master. Les centres sont très variés, depuis des services hospitaliers jusqu’à des écoles et des lycées, des centres de réinsertion sociale, des centres consacrés aux toxicomanes, etc. Ceci implique d’effectuer des activités propres à un professionnel de la psychologie clinique, sous la supervision des professionnels de ces centres.
39Outre ces programmes de formation, garantis par des institutions publiques, spécialement des universités, il y a une offre importante provenant d’institutions privées et professionnelles, comme le COP. Cette offre garantit une formation en psychologie clinique des psychologues, qui souhaitent se recycler et mettre à jour leurs connaissances. L’accent est mis, en particulier, sur l’amélioration des liens entre enseignement, recherche et pratique professionnelle. La séparation actuelle en psychologie clinique entre, d’une part, enseignement et recherche et, d’autre part, la pratique professionnelle, n’est pas pertinente. Il est nécessaire, de même que pour d’autres professions de la santé, de développer le lien entre les postes d’enseignants et les postes d’assistance (les postes de professorat universitaire doivent être rattachés à des centres de santé), de créer des départements de psychologie clinique et de la santé dans les centres de santé, ainsi que des programmes de formation professionnelle en psychologie clinique, élaborés par ces départements universitaires de psychologie et non dans le cadre de départements d’une autre discipline ou domaine de connaissance comme, par exemple, la psychiatrie (Labrador, 2012).
La psychologie clinique en Espagne et sa relation avec la pratique de la psychothérapie
Les soins de santé dans le cadre public
40Selon une étude, non publiée, effectuée par la Sociedad española de psicología clínica y de la salud (Société espagnole de psychologie clinique et de la santé), à la demande du COP (SEPCyS, 2008), environ du 37 % des psychologues cliniciens en Espagne travaillent dans le secteur public. Dans cette étude, le pourcentage de psychologues du secteur privé, travaillant dans le cadre d’un accord avec le système public de la santé, n’est pas précisé ; c’est pourquoi il est probable que le nombre de psychologues cliniciens travaillant dans des établissements financés par le secteur public est plus important que ces 37 %.
41Dans le tableau 4 on indique les services du système public de la santé où se trouvent majoritairement les psychologues cliniciens, en tenant compte de trois sources d’information (Palacios Ruiz et coll., 2006 ; Jiménez Estévez, 2008 ; SEPCyS, 2008).
Services du secteur public sanitaire espagnol où travaillent des psychologues cliniciens
Services du secteur public sanitaire espagnol où travaillent des psychologues cliniciens
42Les services psychothérapeutiques proposés dans ces dispositifs sont uniquement limités par l’exclusion de la psychanalyse et de l’hypnose du financement public. En ce sens, il n’existe pas d’obligation expresse pour que les psychologues cliniciens suivent les guides de pratique clinique (GPC) publiés par le ministère de la Santé [12]. Quoi qu’il en soit, les résultats ne semblent pas encourageants, si nous nous référons à ce que nous lisons dans Estrategia en salud mental del sistema nacional de salud (2007) (Stratégie de santé mentale du service de santé publique), en ce qui concerne l’utilisation de ces guides. Concrètement, « Avec les guides de pratique clinique, l’ambition est de maximiser l’efficacité et l’équité des protocoles sur l’efficience, et à propos de ces deux points, la qualité globale des soins. Les résultats d’une enquête sur l’implantation et l’utilisation de GPC dans les Communautés autonomes se situant dans le cadre du projet “Guia salud” [Guide de santé], indiquent que l’élaboration et l’utilisation de GPC en santé mentale et, surtout, dans le cadre des soins socio-sanitaires, ont un degré de développement minimal » (Ministerio de Sanidad e Consumo, 2007, p. 91).
Soins psychologiques dans le cadre privé (entreprises liées à la santé, centres de soins et cabinets privés)
43Le secteur privé rassemble 63 % des psychologues cliniciens espagnols. Ces professionnels travaillent dans des contextes très variés, prioritairement dans des consultations privées, des cabinets, des cliniques privées, et pour des associations ou des organisations non gouvernementales se consacrant à un secteur spécifique de population ou de patients.
44Ces dernières années, les entreprises de santé privées ont intégré l’assistance psychologique dans leurs portefeuilles de services. Bien qu’il existe d’importantes différences entre les entreprises, la couverture inclut les soins psychologiques à caractère individuel et temporaire (dans certaines entreprises, ils sont limités à une prise en charge financière de 20 séances, voire 40 séances dans les cas d’anorexie mentale et de boulimie), prescrits exclusivement par un psychiatre ou un pédiatre ; par conséquent, ce sont ceux-ci qui décident de la nécessité ou de la pertinence de soins psychologiques spécialisés pour tel ou tel patient. Quant au type de services offerts, il existe des différences. Ainsi, pour prendre seulement un exemple, l’une de ces entreprises, pionnière dans ce type de services (« Sanitas »), précise que les prestations comprennent le diagnostic psychologique et les tests psychométriques, à l’exclusion de la psychanalyse, la thérapie psychanalytique, l’hypnose, la narcothérapie et les services de réadaptation psycho-sociale ou neuro-psychiatrique.
45Bien que la psychologie clinique pratiquée dans le secteur privé soit soumise aux nécessités du marché, elle n’est pas nécessairement toujours d’une excellente qualité. La nécessité d’accueillir des patients peut être satisfaite de multiples manières, certaines d’entre elles visant simplement à satisfaire les espoirs des personnes qui demandent leurs services, sans que cela suppose qu’il s’agisse d’interventions plus effectives ou plus efficaces pour résoudre les problèmes. Le nombre de psychothérapies proposées dans le secteur privé, pour quasiment tout type de trouble mental, est très grand, mais quelques psychothérapies se situent en dehors des limites plus étroites définies par les preuves empiriques que l’on retrouve dans les GPC. Selon Orlinsky (1989) « Les raisons d’une telle diversité thérapeutique sont variées… Le développement de cette forêt thérapeutique se produit dans la terre amendée par l’engrais d’une société occidentale chaque fois plus riche et urbaine, qui exige des services thérapeutiques professionnels allégeant les effets des transformations économiques et sociales dans la vie des personnes et des appuis sociaux traditionnels, comme la communauté et la famille. Dans ce contexte, les représentants des écoles psychothérapeutiques sont issus d’origines multiples (médecins, travailleurs sociaux, psychologues, ecclésiastiques), sans qu’il existe d’autre loi que celle de représenter une autre possibilité dans l’offre de solutions ».
46Il n’existe pas un contrôle de la qualité des soins psychothérapeutiques dans le secteur privé, excepté celui qui dérive du Code de déontologie du psychologue (Consejo general de colegios oficiales de psicólogos, 2010). Ce contrôle est exercé a posteriori de l’activité professionnelle et en réaction à la dénonciation d’une pratique professionnelle supposée problématique. En ce sens, le code de déontologie du COP précise, dans son article 18, que « Sans préjudice de la légitime diversité des théories, écoles et méthodes, le psychologue ne fera pas appel à des moyens ou à des procédures insuffisamment validées, dans les limites des connaissances scientifiques en vigueur. Dans le cas de recherches, destinées à tester des techniques ou des instruments nouveaux, encore non validés, il a l’obligation d’informer ses clients avant de les utiliser ». Soulignons le fait que la réglementation n’est pas très précise et permet une certaine marge d’interprétation, puisque l’expression « les connaissances scientifiques en vigueur » est interprétable et beaucoup plus vaste que la seule référence aux GPC. De fait, la casuistique prise en compte par les commissions déontologiques ne met en évidence quasiment aucun cas de pratique psychothérapeutique problématique.
La collaboration du COP avec la fédération européenne des associations de psychologues (EFPA), pour le développement de la psychothérapie
47Le COP a défendu et soutenu en permanence le titre proposé par l’EFPA de « Psychologue spécialiste en psychothérapie » [13]. Le COP a été impliqué activement dans le développement de cette accréditation, depuis son origine, dans le cadre du « Groupe de travail sur la psychothérapie » de l’EFPA, en 1996. Il a fait partie, ensuite, des différents groupes de travail sur la psychothérapie au sein de l’EFPA, le « Comité permanent sur la psychothérapie » et, à partir de 2010, le « Comité européen d’accréditation pour la psychothérapie ». Il a contribué, par ailleurs, activement au développement des « Normes de formation pour la psychothérapie », élaborées par l’EFPA et approuvés par son assemblée générale en 2001.
48Le COP a été l’une des cinq associations de psychologues, membres de l’EFPA, impliquée dans la phase expérimentale (« Domaines expérimentaux ») du développement du titre de « Psychologue spécialiste en psychothérapie EFPA ». Les quatre premiers psychologues, qui ont obtenu cette reconnaissance, lors de la réunion de Londres, en 2005, du « Comité permanent sur la psychothérapie », ont été proposés par le COP. Le COP a contribué, par ailleurs, au développement du processus d’accréditation des psychologues spécialistes en psychothérapie en Espagne. Le Comité national espagnol d’accréditation de ces psychologues spécialisés (S-NAC : Specialized-national accreditation committee) a été constitué en 2006.
49L’accréditation des « Psychologues spécialistes en psychothérapie » a été créée en Espagne le 1er février 2007, d’abord via la reconnaissance des « vétérans experts » (« droits acquis »). Les critères d’accès à cette accréditation se sont appuyés sur :
- l’attestation de la pratique de la psychothérapie pendant au moins six des dix dernières années et au moins trois des cinq dernières années ;
- l’attestation d’une formation et d’une qualification supérieures aux « normes de formation pour la psychothérapie », établies par l’EFPA. Cette voie d’accès, qui est encore ouverte, a permis à 2 473 psychologues (à la date du 20 novembre 2011) d’accéder à cette accréditation. Il est intéressant de préciser que plus de la moitié des psychologues accrédités comme « Spécialistes Europsy en psychothérapie » sont des PSPC, dont la formation psychothérapique dépasse largement les normes de l’EFPA.
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