Cuba, après un long isolement
Pages 88 à 89
Citer ce chapitre
- DABÈNE, Olivier,
- LOUAULT, Frédéric
- et BOISSIÈRE, Aurélie,
- Dabène, Olivier.,
- et al.
- Dabène, O.,
- Louault, F.
- et Boissière, A.
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- Dabène, O.,
- Louault, F.
- et Boissière, A.
- Dabène, Olivier.,
- et al.
- DABÈNE, Olivier,
- LOUAULT, Frédéric
- et BOISSIÈRE, Aurélie,
Dès son entrée en fonction en 2009, Barack Obama avait assoupli la position des États-Unis à l’égard de Cuba. En témoignait une résolution de l’Organisation des États américains (OEA) déclarant « nulle et non avenue » la suspension de Cuba de cet organisme en 1962. Il fallut toutefois attendre le début du deuxième mandat d’Obama pour assister à la fin d’une époque. Le 17 décembre 2014, les présidents américain et cubain annonçaient simultanément leur volonté d’un rapprochement diplomatique, accompagné de la libération de prisonniers. Dans son discours, Obama, faisait part de sa décision immédiate de lever certaines restrictions aux voyages dans l’île, d’autoriser une hausse du plafond des transferts monétaires (de 500 à 2 000 dollars par trimestre) et de retirer Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme.
S’ensuivirent plusieurs mois de négociations qui ont abouti le 1er juillet 2015 au rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Tous les sujets de discorde n’ont pas disparu pour autant. Cuba réclame la dévolution de Guantanamo, cette enclave louée par les États-Unis depuis 1903 et qui accueille une base militaire servant de prison pour les suspects de terrorisme depuis 2002. Les États-Unis, de leur côté, continuent d’exercer une pression sur le régime castriste pour le convaincre d’évoluer vers la démocratie libérale et le capitalisme. L’embargo, par ailleurs, ne peut être démantelé que par le Congrès des États-Unis, ce qui promet de longs débats…
Date de mise en ligne : 25/06/2024
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