Zones économiques et pôles de croissance
Pages 28 à 29
Citer ce chapitre
- DABÈNE, Olivier,
- LOUAULT, Frédéric
- et BOISSIÈRE, Aurélie,
- Dabène, Olivier.,
- et al.
- Dabène, O.,
- Louault, F.
- et Boissière, A.
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- Dabène, O.,
- Louault, F.
- et Boissière, A.
- Dabène, Olivier.,
- et al.
- DABÈNE, Olivier,
- LOUAULT, Frédéric
- et BOISSIÈRE, Aurélie,
La colonisation de l’Amérique latine transparaît encore de nos jours dans la répartition des activités économiques de la région. Celle-ci fut longtemps considérée comme un paradis de ressources naturelles dans lequel les colonisateurs pouvaient puiser sans aucune restriction. Après les Indépendances, les Européens ont d’abord imposé la spécialisation (suivant les théories de Ricardo), puis la division internationale du travail. Les pays d’Amérique latine se sont ainsi consacrés à l’exportation de matières premières leur garantissant une niche sur les marchés mondiaux. En retour, ils importaient des produits manufacturés. Outre une forte dépendance au marché mondial, cette logique a considérablement ralenti l’émergence d’un tissu industriel. Trois groupes de production sont identifiables encore aujourd’hui en Amérique latine. Les produits agricoles et l’élevage proviennent essentiellement du Cône Sud (Argentine, Uruguay, sud du Brésil). En Uruguay, 80 % de la superficie du pays est consacrée à l’élevage. Le taux de têtes de bétail par habitant y est le plus élevé au monde (3,8 bovins par habitant). Les produits agricoles tropicaux – bananes, etc. – sont cultivés dans les pays de la zone andine nord (Colombie, Équateur, Venezuela), en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Enfin, les minerais se retrouvent surtout dans les pays du sud de la zone andine (Chili, Pérou, Bolivie), au Brésil et au Mexique. Bien sûr, ces productions ne sont pas exclusives. L’Équateur et la Colombie sont par exemple deux des principaux exportateurs mondiaux de fleurs…
Date de mise en ligne : 25/06/2024
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