Chapitre d’ouvrage

Angoisse

Pages 68 à 70

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  • Molière, F.
(2012). Angoisse. Dans
  • M. Formarier
  • et L. Jovic
Les concepts en sciences infirmières : 2ème édition (p. 68-70). Association de Recherche en Soins Infirmiers. https://doi.org/10.3917/arsi.forma.2012.01.0068.

  • Molière, Françoise.
« Angoisse ». Les concepts en sciences infirmières 2ème édition, Association de Recherche en Soins Infirmiers, 2012. p.68-70. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition--9782953331134-page-68?lang=fr.

  • MOLIÈRE, Françoise,
2012. Angoisse. In :
  • FORMARIER, Monique
  • et JOVIC, Ljiljana,
Les concepts en sciences infirmières 2ème édition. Toulouse : Association de Recherche en Soins Infirmiers. Hors collection, p.68-70. DOI : 10.3917/arsi.forma.2012.01.0068. URL : https://stm.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition--9782953331134-page-68?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arsi.forma.2012.01.0068


L’angoisse est inhérente au fonctionnement de tout être humain vivant. C’est une des expériences les plus partagées par les hommes dans leur existence. L’angoisse est fonction de la culture, de l’âge, et de l’histoire du sujet. Elle est d’intensité différente selon les situations et les circonstances de vie.
Le sujet réalise une des expériences majeures de déplaisir de son existence. L’angoisse est d’abord sentie ; cela touche au registre neuromusculaire. Le corps « parle » et le sujet émet des sensations qui produisent des sentiments (l’amour, la honte, la culpabilité, la haine…).
Le mot angoisse (1) apparaît au XIème siècle dans la langue française et vient du latin angustia qui signifie étroit. Au XIIIème siècle, le mot angoisse en ancien français veut dire : embarras. En français moderne, le mot désigne à la fois un malaise physique, une oppression et un état moral pénible.
Au sens physique, le mot a la valeur générale de douleur et au sens moral « d’affliction mêlée de crainte ».
En littérature (2) on parle de « poire d’angoisse » cité par J. Cocteau (dans Poésie critique, 1960). Par une sorte de glissement homonymique, il s’associera aux poires. Les « poires d’angoisse », en Dordogne produite dans la commune d’Angoisse ont un goût âpre et provoquent une sensation de resserrement dans la gorge. De fait, la locution « manger des poires d’angoisse » devient synonyme de sensation de constriction et de « souffrance physique ».
Au XVème siècle, la « poire d’angoisse » est un bâillon de fer en forme de poire qui, introduit dans la bouche des prisonniers, bloque les mâchoires…


Date de mise en ligne : 04/01/2016

https://doi.org/10.3917/arsi.forma.2012.01.0068

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