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Chapitre 1. Les modes d’analyse des politiques publiques

Pages 27 à 52

Citer ce chapitre


  • Hassenteufel, P.
(2021). Chapitre 1. Les modes d’analyse des politiques publiques. Sociologie politique de l'action publique (3e éd., p. 27-52). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.hasse.2021.01.0027.

  • Hassenteufel, Patrick.
« Chapitre 1. Les modes d’analyse des politiques publiques ». Sociologie politique de l'action publique, Armand Colin, 2021. p.27-52. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/sociologie-politique-de-l-action-publique--9782200624767-page-27?lang=fr.

  • HASSENTEUFEL, Patrick,
2021. Chapitre 1. Les modes d’analyse des politiques publiques. In : Sociologie politique de l'action publique. Paris : Armand Colin. Collection U, p.27-52. DOI : 10.3917/arco.hasse.2021.01.0027. URL : https://shs.cairn.info/sociologie-politique-de-l-action-publique--9782200624767-page-27?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.hasse.2021.01.0027


Notes

  • [1]
     Futur président des États-Unis, il est alors universitaire (il a d’ailleurs présidé l’American Political Science Association créée en 1903).
  • [2]
     Il est remplacé en 1998 par un Comité national de l’évaluation, qui travaille en liaison étroite avec le Commissariat général au Plan (devenu Conseil d’analyse stratégique en 2006 puis France Stratégie) avant d’y être absorbé en 2013.
  • [3]
     Il devient le Comité de contrôle et d’évaluation des politiques publiques en 2009.
  • [4]
     Cette appellation, en se démarquant de la policy analysis, renvoie prioritairement aux travaux sociologiques et de science politique.
  • [5]
     Mentionnons Policy Studies, Public Policy and Administration et le Journal of Public Policy.
  • [6]
     En 1972 est fondée la Policy Studies Organization.
  • [7]
     Il joue un rôle majeur dans le développement des études de politiques publiques en France en créant en 1983 la revue Politiques et Management Public, et en 1984 le Groupe d’Analyse des Politiques Publiques à l’ENS Cachan. C’est également lui qui a dirigé, en 1985, le volume du Traité de science politique consacré aux politiques publiques et qui publie le premier manuel français de politiques publiques, avec Yves Mény, en 1989.
  • [8]
     S’il est dirigé par un sociologue (Jean-Claude Thoenig), la majorité des chapitres (7 sur 10) sont écrits par des politistes. Il témoigne aussi des liens étroits entre sociologie et science politique en France autour de l’objet des politiques publiques.
  • [9]
     Les politiques publiques sont ainsi de plus en plus présentes dans la Revue française de science politique sous la forme d’articles et de numéros thématiques (5 entre 1995 et 2002) qui leur sont consacrés.
  • [10]
     On peut notamment citer Governance, créé en 1987, le Journal of European Public Policy, créé en 1994, et le Journal of Comparative Policy Analysis crée en 1999. La revue Policy and Politics avait déjà été créée en 1972.
  • [11]
     On peut y ajouter la première édition de cet ouvrage qui paraît en 2008.
  • [12]
     Les aspects méthodologiques sont également abordés dans les chapitres suivants en lien avec des cadres analytiques.

L’intérêt académique porté aux politiques publiques vient des États-Unis, en lien avec les études scientifiques sur l’administration [Payre-Pollet, 2013, p. 14-15]. Si, en France, le développement historique d’une science de l’administration (on parle à l’origine aussi de sciences camérales) est porté par des praticiens et des juristes, l’étude des administrations connaît une inflexion importante aux États-Unis à la fin du xixe siècle, dans le contexte réformateur de la Progressive Era, avec le développement d’un savoir empirique et opérationnel pour constituer un champ d’étude autonome, à la suite de la célèbre conférence de Woodrow Wilson de 1887 intitulée « The Study of Administration ». L’objectif est à la fois politique (autonomiser l’administration du politique et améliorer son efficacité afin de mettre en place des réformes sociales) et académique, par la constitution d’un nouveau champ scientifique, celui de la public administration placée alors au cœur de la science politique [Bezes et Pierru, 2012, p. 46]. Ces préoccupations se retrouvent en particulier chez Charles Merriam, fondateur du département de science politique de l’université de Chicago, qui domine la science politique américaine dans l’entre-deux-guerres. Celui-ci mène, à partir de 1910, tout en étant engagé dans la vie politique locale, des études sur les politiques municipales, notamment fiscales, d’équipement et de lutte contre la criminalité [Zittoun, 2011, p. 50-51]. Ces travaux sont marqués par une forte articulation entre l’analyse et la pratique puisque, aux États-Unis, des universitaires occupent, surtout à partir d…


Date de mise en ligne : 17/05/2022

https://doi.org/10.3917/arco.hasse.2021.01.0027

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