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Article de revue

Par le voile islamique, que soustraire au regard ?

Pages 543 à 551

Citer cet article


  • Chamoun, M.
(2004). Par le voile islamique, que soustraire au regard ? Adolescence, 22(3), 543-551. https://doi.org/10.3917/ado.049.0543.

  • Chamoun, Mounir.
« Par le voile islamique, que soustraire au regard ? ». Adolescence, 2004/3 22, 2004. p.543-551. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-adolescence-2004-3-page-543?lang=fr.

  • CHAMOUN, Mounir,
2004. Par le voile islamique, que soustraire au regard ? Adolescence, 2004/3 22, p.543-551. DOI : 10.3917/ado.049.0543. URL : https://shs.cairn.info/revue-adolescence-2004-3-page-543?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ado.049.0543


Notes

  • [1]
    Certains penseurs arabes, loin des courants fondamentalistes cependant, pensent que cette interprétation du texte sacré n’est qu’une lecture parmi d’autres et qu’il n’existe dans le Coran ou les Hadith aucun passage univoque qui impose le voile à la femme musulmane. (Cf. l’article « Voiler la femme, c’est voiler la vie » du poète Adonis dans Le Nouvel Observateur du 22 janvier 2004).
  • [2]
    Mahfuz N. (1956). Bayn al Qasrayn. Le Caire : Dar el Maaref, pp. 5-8.
  • [3]
    Adonis, « Voiler la femme, c’est voiler la vie ». Op. cit., pp. II-III.
  • [4]
    Hirt, 1993, pp. 71-72.
  • [5]
    Benslama, 2002, p. 195.
  • [6]
    Bouhdiba, 1975, p. 50.
  • [7]
    Deux termes qui signifient maquillages, attraits, atours.
  • [8]
    Benslama, 2002, pp. 197-198.
  • [9]
    Le Coran, Sourate XXXIII, verset 59.
  • [10]
    Adonis, « Voiler la femme, c’est voiler la vie ». Op. cit., p. I.

1

« Et dis aux Croyantes de baisser leur regard, d’être chastes, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît. Qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs gorges ! Qu’elles montrent seulement leurs atours à leurs époux, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs femmes, ou à leurs esclaves, ou à leurs serviteurs mâles que n’habite pas le désir (charnel), ou aux garçons qui ne sont pas encore au fait de la conformation des femmes. Que les Croyantes ne frappent point (le sol) de leurs pieds pour montrer les atours qu’elles cachent ! Revenez tous à Allah, ô Croyants ! Peut-être serez-vous bienheureux. »
Le Coran, Sourate XXIV, verset 31. Traduction de Régis Blachère (1999). Le Coran. Paris : PUF, 12e éd.

2Le précepte coranique, à portée universelle dans le monde islamique et plus particulièrement dans le monde arabo-musulman – l’Islam afro-asiatique ayant des habitudes inscrites dans des cultures autres –, impose, par prescription absolue, le port du voile d’abord aux femmes du prophète et par extension à toutes les croyantes musulmanes [1]. Qu’il soit hijâb, niqâb, jilbâb, khimar, naçif, tchador ou burka, autrement dit qu’il cache une partie du corps ou le corps entier, qu’il occulte le visage dans sa totalité ou simplement les yeux ou qu’il mette en relief ces mêmes yeux maquillés seuls visibles au milieu d’une tête voilée, il s’inscrit dans la dialectique bien connue des psychanalystes du voir et être vu, si chère à Bonnet (1999). Le voile islamique est lié au corps de la femme et ce dernier recèle dans l’imaginaire, tant pour l’individu que pour la société, de multiples dangers.

Un enclos familial

3Le texte coranique, proposé à la foi du croyant comme obligation, définit une fois de plus dans l’ensemble de la doctrine islamique, l’emprise de l’homme sur la femme et la prédominance du pouvoir des mâles dans la hiérarchie sociale. Cette situation de fait a été considérée par plusieurs auteurs musulmans des deux derniers siècles, anthropologues, sociologues et politologues, comme source de ce qu’ils appellent eux-mêmes « le retard islamique », mesuré à l’aune du développement des sciences et des technologies nouvelles, ou de la modernité en général. Mérad (1992), professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III, en a fait l’humus de son œuvre critique que nous aborderons plus loin.

4Ce qu’il faut entendre ici par « enclos familial », est l’ensemble des femmes de la tribu ou de la famille élargie constituant le territoire de l’homme ou des hommes, ensemble de femmes dévolues exclusivement à leur service et à la satisfaction de leurs besoins. Mahfuz, ce Balzac du monde arabo-musulman et de l’Égypte en particulier, prix Nobel de littérature dont l’œuvre est universellement connue et appréciée, traduit bien ce statut mineur de la femme dans son roman Bayn al Qasrayn, qui décrit la vie quotidienne dans un quartier populaire de la ville du Caire. Ahmad Abdel Gawwad, personnage central du roman à qui sa femme reproche des sorties nocturnes, lui prend l’oreille et lui dit de sa voix sonore, sur un ton décidé : « Je suis un homme ; c’est moi qui commande. Je n’accepte pas la moindre remarque sur ma conduite. Ton seul devoir est d’obéir. Prends garde de ne pas m’obliger à t’apprendre à vivre » [2]. Territoire de l’homme, la femme vertueuse doit dissoudre sa personnalité dans une obéissance absolue aux mâles de la famille et ne se plaindre de rien.

Le public et le privé, l’ostentatoire et l’intime

5« Le premier principe que devraient respecter les musulmans émigrés, particulièrement ceux qui ont obtenu la nationalité du pays dans lequel ils vivent, est d’établir une nette distinction entre ce qui est du domaine du public et ce qui relève du privé », écrit Adonis [3]. Il ajoute plus loin que c’est méconnaître les valeurs culturelles du milieu d’accueil que d’insister sur le port du voile et de mépriser ainsi ce pour quoi les autochtones ont longtemps lutté pour instaurer les principes de la démocratie républicaine, c’est-à-dire offrir à tout le monde, émigrés compris, travail et liberté. Nourri de culture occidentale, le poète prend à son compte une conception intimiste de la religion qui définit le rapport singulier de l’être humain à son créateur : « À la base de l’expérience religieuse, il y a une dimension intime, presque secrète, toute de simplicité, de pudeur, de silence et de retour à soi, très éloignée de ce culte des apparences. La mosquée est le seul endroit où le musulman a légitimité à se singulariser. C’est là qu’il exprime son “ identité ” religieuse en Occident (et cela devrait aussi être le cas dans le monde arabe). » Nul doute qu’une telle pensée, généreuse et respectueuse des droits de l’Homme, ne puisse avoir cours dans le monde arabo-musulman aujourd’hui. Plus que jamais, l’affirmation de l’identité passe par la proclamation de la différence, dans un climat arrogant et hostile, compensateur de décennies d’humiliations par l’allégeance à un occupant envahisseur ou colonisateur. Si le port du voile en pays musulman s’inscrit dans la soumission à l’homme, à Dieu et à son prophète, et si toute transgression dans ce domaine est punie par la loi, comme en Arabie, en Afghanistan ou ailleurs, le port du voile en Europe par exemple, parce qu’il est libre, tient plus exclusivement de l’affirmation identitaire. Mais cette affirmation est-elle véritablement libre ? Est-elle une soumission à la loi du groupe, fruit d’une contrainte collective, mais convertie par les femmes sous pression en une acceptation volontaire proclamée ? Ce qui peut en faire douter, c’est justement le port du seul voile distinctif alors que le précepte coranique stipule que le corps entier doit être dissimulé, hormis le visage. Un voile sur la tête est ainsi incompatible avec un pantalon serré et à plus forte raison, avec une jupe courte ou extra-courte laissant apparaître nombril et « poignées d’amour ». La houchma (pudeur) doit être de rigueur en Islam pour les femmes croyantes.

La « mauvaiseté » du regard

6Sur un tout autre plan, souligné par les islamologues comme par les historiens, les anthropologues et les psychanalystes, se situe le problème du regard d’une part de la femme sur l’homme et son entourage, et d’autre part, des autres sur elle. On rapporte à l’Imam Ali, l’un des premiers successeurs de Mahomet, son gendre et fondateur du chi’isme, le fameux mot : « La femme est tout entière faite de mal ; et le pire mal en elle est qu’elle est indispensable. » Voir en rêve ou voir en direct est une opération liée profondément à la violence et à la destruction. Hirt (1993), dans son très beau livre Le Miroir du prophète, insiste sur cette fonction du regard, plus destiné à percevoir la destruction et la mort que l’ordre paisible et harmonieux du perçu. Et il ajoute : « L’écriture de la vision semble ainsi déjouer la violence qui l’habite. L’œil serait toujours plus prêt à voir la destruction que l’organisation, ce qui se conçoit dès que l’on admet que la vision rassemblée du “ moi ” comme image serait précédée d’une vision en pièces et morceaux, que Lacan a pu comparer aux scènes de l’Enfer peintes par Bosch » [4]. Cette fonction maléfique du regard impose l’ablution des yeux avant la prière pour transformer, par ailleurs, l’aveuglement en voyance et en possibilité de protection. Voiler les yeux de la femme serait donc l’empêcher de détruire ou la soustraire à la violence du perçu. Mais je crois que de telles considérations n’ont plus cours aujourd’hui quand on insiste sur le port du voile en Occident, celui-ci n’occultant pas le regard, mais simplement couvrant le chef, les cheveux et le cou. Le voile n’est plus un tissu occultant mais un foulard serrant les cheveux, cachant oreilles et gorge.

7Reprenant ce même thème, dans son ouvrage récent, La psychanalyse à l’épreuve de l’Islam, sorte d’habillage en terminologie relativement lacanienne de certaines constantes doctrinales islamiques, Benslama (2002) insiste sur le double aspect « voyance et regard », constitutif de l’être de la femme. Il va d’ailleurs jusqu’à parler de « voile théologique ». Il écrit : « Du point de vue de la théologie islamique qui le prescrit, le voile n’est pas un signe. Il est une chose par laquelle le corps féminin est occulté en partie ou totalement, parce que ce corps a un pouvoir de charme et de fascination » [5]. Cette affirmation constitue-t-elle une condamnation de la femme comme source de mal absolu ? En effet, ce n’est plus seulement le regard de la femme qui est dangereux, mais tout son corps exhibé ou perçu hors de l’espace domestique. Bouhdiba dans son livre La sexualité en Islam, avait déjà établi une terrible équation ainsi formulée : « Le voile va donc faire passer la musulmane dans l’anonymat le plus total : être musulmane, c’est vivre incognito. Et pour en être sûre la société arabe n’a plus qu’à séquestrer la gent féminine. La maison arabe ne sera plus qu’un voile de pierre renfermant le voile de coton ou de laine » [6]. Ainsi pour beaucoup d’auteurs musulmans, l’homme comme les collectivités doivent se parer contre le regard de la femme et la séduction qu’elle peut exercer au moyen du tabbaruj et de la zina[7], c’est-à-dire des diverses monstrations qu’elle peut utiliser pour induire la sédition dans la communauté. Benslama ajoute : « Comme le corps de la femme a été déclaré tabou en son entier, c’est la femme qui est devenue dans son essence un œil, un œil sexuel irradiant qu’il faut obturer » [8]. C’est donc la femme comme puissance voyante qu’il faut neutraliser, dont il faut réduire ou juguler la force de pénétration dévolue à sa prunelle, capable de fendre le cœur des hommes et d’y implanter son amour en les détournant des chemins de Dieu.

8On pourrait multiplier à l’infini les références à des écrivains issus de l’Islam ou à d’autres qui ont bien connu la culture arabo-musulmane et qui ont analysé les déterminants sociologiques et psycho-sociaux permettant de saisir les nervures des comportements privés et publics des tenants de cette religion. Ce qui importe davantage pour le psychanalyste, c’est de savoir comment une telle détermination par le social a pu agir sur la structuration de la psyché de la fille puis de la femme et ce qu’il a pu en résulter comme habitus social suite à la construction d’une image de soi édifiée dans la contrainte et l’interdit, dans des milieux sociaux de plus en plus ouverts au monde, ne serait-ce que par le truchement des médias et des technologies de la communication. Pour être équitable, il faut d’abord signaler que la rigueur relative au port du voile, qui ne fut introduit d’après les historiens de l’Islam que relativement tard par Omar, l’un des premiers califes, n’existe aujourd’hui, du moins collectivement, que dans certains pays comme l’Arabie saoudite ou d’autres régions du monde islamique peu développées, comme l’Afghanistan, le Yémen, etc. Dans la majorité des pays du Maghreb comme dans les pays du Machreq tels que le Liban, la Syrie, les Émirats du Golfe et la Turquie, une laïcité de fait s’établit entraînant une libération des femmes et une distance critique quant au port du voile. Mais dans l’ensemble de ces pays, justice n’est pas encore rendue à la femme et son statut, toujours mineur, qui ne lui permet guère de se percevoir comme un sujet libre, responsable en partie de son destin.

9Tout ce que nous avons évoqué précédemment nous permet de dégager les constantes suivantes :

101 - Ontologiquement, la femme se perçoit comme objet soumis au seul désir de l’homme qui la possède par les liens du mariage ou du sang et à qui elle doit une allégeance absolue, dans l’enclos familial protecteur et potentiellement incestueux. Elle se perçoit elle-même comme un objet d’autant plus précaire qu’elle est répudiable à merci.

112 - Psychologiquement, la femme perçoit son corps comme source de mal, de tentation et de séduction, comme territoire de la faute ou du péché, susceptible de détourner le croyant des voies de la prière et du salut. Par ses charmes comme par l’anatomie même de son corps, elle constitue le gouffre où peut s’abîmer la vertu des fils d’Allah. Cependant sa présence est un mal nécessaire, comme le soutenait l’Imam Ali, en vertu de sa fonction matricielle et reproductrice.

123 - Le véhicule du mal qu’elle porte, ou qu’elle peut engendrer, réside dans sa fonction de voyante à travers un regard pouvant pénétrer les cœurs et les esprits, et les damner par sa nocivité intrinsèque. Il y a autant de danger à regarder qu’à être regardé.

134 - Consciente à la fois de ses faiblesses et de ses pouvoirs, même maléfiques, la femme musulmane demeure le pivot central, bien que fragile, de la vie familiale. Ceci est illustré dans la tradition islamique par l’emprise d’une de ses femmes sur le prophète et, plus tard, des mères des sultans ottomans sur leurs fils.

145 - Cet ensemble de données organise vectoriellement les conduites de la femme dans ses rapports à l’homme, dans le quotidien de l’agir comme dans la relation érotique. Puisque ce qu’il faut soustraire au regard est tellement désiré, et à la fois excessivement dangereux, autant en faire une monnaie d’échange, tout enrobée de l’ambivalence de l’emprise et de la soumission. Ici prend corps une conflictualité conjoncturelle quasi permanente qui ne trouve d’issue que dans une répression et une misogynie appuyées sur le texte coranique et sur la tradition.

Loi de dieu, loi de l’homme et lois de la république

15Ce qui fait problème est moins la loi de Dieu que la loi des hommes, en tant que mâles dominateurs comme évoqué plus haut. Le prophète de l’Islam est un homme qui reçoit les directives divines et les transmet aux hommes en tant qu’homme : « Ô Prophète !, dis à Mounir Chamoutes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants de serrer sur elles leurs voiles ! Cela sera le plus simple moyen qu’elles soient reconnues et qu’elles ne soient point offensées. Allah est absoluteur et miséricordieux » [9]. La loi de l’homme marque le territoire et permet de reconnaître facilement les filles d’Allah parmi les païennes et les infidèles, et interdit qu’elles soient offensées. Ne sont-ce pas les arguments utilisés par des jeunes filles musulmanes en banlieue parisienne qui s’interdisent de sortir dévoilées à cause de leurs jeunes coreligionnaires qui, ne les reconnaissant plus, risqueraient de les offenser, de les insulter et de les qualifier de catins ? Mais au-delà de cette reconnaissance défensive, il y aurait lieu de parler d’un processus identificatoire vécu par la personne elle-même, motivée peut-être autant par la soumission que par la liberté de conviction. Identité différentielle qui doit entraîner en tout lieu un respect pour la croyance et pour l’option de vie. Il nous est arrivé d’avoir en analyse des musulmanes voilées pour qui cette monstration était parfaitement intégrée à leur conduite et à leur vision du monde, et qui ne craignaient guère d’être les analysantes d’un homme à qui, bien sûr, elles ne serraient pas la main.

16Restent dans les situations d’émigration la loi ou les lois de la république des pays d’accueil, où le problème de l’affirmation différentielle se pose davantage encore que dans le pays d’origine. La république qui accueille et se propose d’intégrer les émigrés, introduit le sujet dans les arcanes du surmoi culturel et de tout ce que cela induit comme réorganisation psychique pour assurer, au long cours, une vie féconde et autonome dans une société au départ perçue comme hostile parce que nouvelle. Un ministre de l’Intérieur français, justifiant l’expulsion d’un imam de mosquée qui prêchait la sédition et qui s’affirmait soumis à la loi de Dieu, lui avait signifié qu’en France c’est la loi de la République qui prévaut et non celle de Dieu. En fait, quand la loi de Dieu se convertit en une loi à connotation sociologique et comportementale, elle peut entrer en contradiction avec celle de la république, créant, comme déjà signalé, une situation d’injonction paradoxale susceptible d’entraîner dans certains cas un effondrement psychique ou une désadaptation durable. Faut-il en conclure avec le poète arabe Adonis que « voiler les femmes c’est voiler la vie » [10] ? Instrument polyvalent redoutable, le voile interdit et occulte ; il est vrai que, dans beaucoup de pays, il a également anéanti les potentialités créatrices de la femme en lui interdisant d’exprimer ce qu’elle ressent et ce qu’elle vit. Il serait encore plus dangereux que le voile suscite un enfermement de la femme sur elle-même et en elle-même, instaurant de l’ombre et des ténèbres là où doit éclater la lumière. Ce serait ériger un autre « mur de la honte » entre les hommes et les femmes, désertifiant ainsi les relations humaines en appauvrissant le dialogue et en le noyant dans un discours monocorde et monochrome.

BIBLIOGRAPHIE

  • benslama f. (2002). La psychanalyse à l’épreuve de l’Islam. Paris : Aubier.
  • bonnet g. (1999). Voir et Être vue. La part du père dans l’accès de la fille à la féminité. Rev. Fr. Psychanal., 63 : 87-101.
  • bouhdiba a. (1975). La sexualité en Islam. Paris : PUF.
  • hirt m. (1993). Le Miroir du prophète. Psychanalyse et Islam. Paris : Grasset.
  • merad a. (1992). L’Islam contemporain. Paris : PUF.

Mots-clés éditeurs : corps-tabou, enclos familial, œil sexuel, trappe incestuelle

Date de mise en ligne : 01/09/2004

https://doi.org/10.3917/ado.049.0543