Introduction
Pages 7 à 16
Citer ce chapitre
- ARIOLI, Emanuele
- et FRIANT-KESSLER, Brigitte,
- Arioli, Emanuele.
- et al.
- Arioli, E.
- et Friant-Kessler, B.
Citer ce chapitre
- Arioli, E.
- et Friant-Kessler, B.
- Arioli, Emanuele.
- et al.
- ARIOLI, Emanuele
- et FRIANT-KESSLER, Brigitte,
Notes
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[1]
Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille Plateaux, Capitalisme et schizophrénie 2, Paris, Éditions de Minuit, 1980, p. 133.
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[2]
L’expression « univers médiatique » renvoie ici à la notion d’Arjun Appadurai, « mediascape », parfois aussi traduite par « paysage médiatique », dans son ouvrage de 1990 où l’anthropologue décline son concept en cinq « scapes » : ethnoscapes, médiascapes, technoscapes, financescapes et idéoscapes pour théoriser la globalisation. Voir Arjun Appadurai, Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation, Paris, Payot, 2015.
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[3]
Philippe Marion, « Narratologie médiatique et médiagénie des récits », Recherches en communication, 7, 1997, p. 87-88.
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[4]
Selon les articles, on trouvera le terme « transmédial » ou « transmédiatique » dans les contributions.
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[5]
Voir Richard Saint-Gelais, Fictions transfuges. La transfictionnalité et ses enjeux, Paris, Seuil, « Poétique », 2011 et Umberto Eco, L’Œuvre ouverte, trad. fr. Chantal Roux de Bézieux et André Boucourechliev, Paris, Seuil, 1965 (éd. orig. 1962).
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[6]
Voir par exemple Gail Ashton (dir.), Medieval Afterlives in Contemporary Culture, London, Bloomsbury, 2015.
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[7]
Voir à ce sujet, par exemple Justine Breton, « Jon Snow : le nouveau roi Arthur de Game of Thrones », TV/Series [en ligne], 12, 2017 (http://journals.openedition.org/tvseries/2152) ainsi que Justine Breton et Florian Besson, Une histoire de feu et de sang. Le Moyen Âge de Game of Thrones, Paris, PUF, 2020.
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[8]
Voir par exemple Elizabeth S. Sklar, « Marketing Arthur: The Commodification of Arthurian. Legend », in Elizabeth S. Sklar et Donald L. Hoffman, King Arthur in Popular Culture, Jefferson and London, McFarland and Company, 2002, p. 9-23.
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[9]
Le magazine Vogue décrivait l’égérie de la griffe Balenciaga comme celle qui avait retiré l’épée du rocher : « In the gloom of the Afterworld cave, gamers will meet Eliza Douglas, Gvasalia’s emblematic Balenciaga model, dressed in armor as a modern-day Joan of Arc. “She takes a sword out of a stone, like in the myth of King Arthur. But she’s a modern-day pacifist warrior.” » (https://www.vogue.com/fashion-shows/fall-2021-ready-to-wear/balenciaga).
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[10]
Henry Jenkins, Textual Poachers Television Fans and Participatory Culture, Updated twentieth anniversary ed., New York, London, Routledge, 1992, p. 24.
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[11]
Heather Arden and Kathryn Lorenz, « The Harry Potter Stories and French Arthurian Romance », Arthuriana, 13.2, 2003, p. 54-68.
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[12]
Selon la théorie de la lecture, les « places vides » (Leerstellen) que chaque œuvre laisse inévitablement lancent un appel au lecteur ou au spectateur à opérer un travail de complément (Komplettierung) ; dans la terminologie de Wolfgang Iser, L’Appel du texte : l’indétermination comme condition d’effet esthétique de la prose littéraire, trad. fr. Vincent Platini, Paris, Allia, 2012.
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[13]
C’est l’un des nombreux mérites de l’excellent ouvrage de William Blanc que d’avoir inclus aussi un chapitre court mais dense sur les univers vidéoludiques (Le Roi Arthur : un mythe contemporain, publié en 2016 et republié en édition de poche en 2020 chez Libertalia).
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[14]
L’exception de ce mode de diffusion premier pour les jeunes est sans doute dans les îles britanniques, où le mythe arthurien est inscrit dans des programmes scolaires, où certaines écoles s’appellent King Arthur’s School, notamment au Pays de Galles, et où l’on rejoue des bribes de cette légende présentée souvent comme « récit historique » pour les spectacles de fin d’année, au même titre que les grandes pièces de Shakespeare.
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[15]
On pourra entendre le terme selon la définition qu’en propose la philosophe Chantal Jaquet qui a forgé le concept de « transclasse » pour désigner « toute personne qui passe d’un milieu social à un autre » (Chantal Jaquet, Les transclasses, ou la non-reproduction, Paris, PUF, 2014).
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[16]
Sur le site officiel British Heritage Travel, ce qui équivaut à l’idée de proposer des voyages autour du patrimoine culturel et historique, on peut lire ceci sur la page consacrée à la légende du roi Arthur : « The tales of King Arthur and his court continue to fascinate countless readers, perhaps because we know so much of the legend and so little of the truth. The most famous sites traditionally associated with Arthur cannot withstand historical scrutiny. While there’s no document to prove Arthur’s existence, and archaeologists have found no objects bearing his name, there’s nothing to say that he didn’t exist. Then again, the legend of King Arthur may just be a myth – but if so, it’s a good one » (https://britishheritage.com/history/legend-king-arthur). Voir aussi, le parc d’attractions souterrain nommé King Arthur’s Labyrinth au Pays de Galles, dont la promotion repose sur la promesse d’un mélange d’aventures et de découverte des secrets du mythe arthurien, et dont la région se réclame comme dépositaire historique : https://www.kingarthurslabyrinth.co.uk.
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[17]
On peut écouter à ce sujet la conférence de Susan Aronstein, « Desperately Seeking King Arthur: History, Myth and Tourism », 27 septembre, 2018, Sublette County Library in Pinedale (https://www.youtube.com/watch?v=UiccbjP-l_A&t=41s).
« Devenir, c’est à partir des formes qu’on a, du sujet qu’on est, des organes qu’on possède ou des frontières qu’on remplit, extraire des particules, entre lesquelles on instaure des rapports de mouvement et de repos, de vitesse et de lenteur ». S’il est une matière qui a prouvé qu’elle est en constant « devenir », c’est bien la « matière de Bretagne » et la légende du roi Arthur, qui n’ont cessé de faire montre de plasticité et d’adaptabilité depuis des siècles. En dépit, ou parfois grâce à des temps de repos, de pause dans la réception, la popularité de la légende varie, mais elle refait toujours surface, autrement et ailleurs.
Le présent volume Arthur transmédial trouve son origine dans une initiative de réflexion collective et résolument interdisciplinaire, avec l’ambition de cartographier des points de contact, mais également des lignes de fuite dans les relations intermédiales et transmédiales que le mythe entretient avec son public, lui aussi en constant devenir et reformation. Il n’est donc pas surprenant que les différents chapitres abordent la légende arthurienne au prisme de productions culturelles qui partagent un air de déjà-vu et déjà-lu, entre elles, et en résonance avec les principaux jalons de la diffusion de la légende arthurienne : les textes fondateurs, mais également, pour le xxe siècle, le roman de T.H. White ou encore les productions audiovisuelles telles que Kaamelott et les films hollywoodiens. Au cœur de ce projet se trouve l’articulation entre des sources et des médias, sans pour autant donner préséance de l’un sur l’autre, tout en faisant le pari méthodologique d’un nouveau nuancier et outil conceptuel que nous proposons d’appeler « baromètre d’arthurianité »…
Date de mise en ligne : 07/06/2023
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