Chapitre 4. Écoutez votre désir !
- Par Pierre d’Elbée
Pages 53 à 67
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- D’Elbée, P.
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Notes
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[1]
Voir par exemple les chiffres ahurissants (et contestés) de l’institut Gallup (https://www.inov-on-experience.fr/etude-gallup/) : 6 % des salariés français seraient engagés, 69 % pas engagés et 25 % complètement désengagés selon une étude de 2017.
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[2]
Roussel (P.), La motivation au travail – concepts et théories, Les notes du LIHRE, note no 326, octobre 2000. En ligne : http://alain.battandier.free.fr/IMG/pdf/lirhe_note_326-00.pdf
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[3]
Roussel (P.), ibidem.
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[4]
Canto-Sperber (M.), Mouvement des animaux et motivation humaine dans le livre III du De Anima d’Aristote, Les Études philosophiques, (vol. 1), PUF, janvier-mars, p. 59-96. En ligne : https://www.jstor.org/stable/20849069
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[5]
À tel point que Laetitia Monteils-Laeng (professeur de philosophie au département de philosophie de l’Université de Montréal) a intitulé l’un de ses articles « Aristote inventeur du désir », Archives de Philosophie, Tome 76, 2013/3, p. 441-457. En ligne : https://www.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-2013-3-page-441.htm
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[6]
Aristote, Physiques, Éditions Flammarion, idem, II, 8, 199a7.
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[7]
Pellegrin (P.), Dictionnaire Aristote, Paris, Ellipses, 2007, p. 147.
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[8]
Sommer (C.), Heidegger, Aristote, Luther. Les sources aristotéliciennes et néo-testamentaires d’être et temps, Paris, PUF, 2005, p. 77. « Dans le changement qui s’opère comme transition d’un terme extrême à un autre, ce qui subsiste en tant que substrat du devenir est la matière qui “désire” la forme dont elle est privée. » Voir également Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1218a33 : « Chaque chose désire son bien propre, l’œil désire la vue, le corps désire la santé, et ainsi de suite. »
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[9]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1244b28.
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[10]
Aristote, De la génération et de la corruption, Éditions Flammarion, idem, 336a28. « Nous disons que c’est toujours le meilleur que “désire” la nature, qu’être est meilleur que ne pas être. »
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[11]
Aristote, Rhétorique, Éditions Flammarion, idem, 1363b38.
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[12]
Aristote, Rhétorique, Éditions Flammarion, idem, 1363b38.
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[13]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, 2014, 433b26.
Voir aussi Canto-Sperber (M.), Mouvement des animaux et motivation humaine dans le livre III du De Anima d’Aristote, Les Études philosophiques, (vol. 1), PUF, janvier-mars, p. 59-96. En ligne : https://www.jstor.org/stable/20849069 -
[14]
Bodéüs parle de la « machinerie complexe » du désir chez Aristote, opus cité, p. 761.
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[15]
Pellegrin (P.), Dictionnaire Aristote, idem, p. 32-33. « Il faut noter qu’au niveau terminologique, Aristote ne distingue pas nettement le besoin et le désir de l’appétit. Ainsi, dans l’Éthique à Nicomaque, il parle des “appétits naturels” pour désigner les besoins physiologiques en employant le terme epithymia, qui signifie aussi le désir, y compris dans ce qu’il a de véhément et d’incontrôlable : “l’appétit naturel est le fait de combler un manque.” »
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[16]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, III, 433b27. « C’est en tant que l’animal est doué de désir qu’il est son propre moteur, mais il n’est pas doué de désir sans l’être d’imagination ». Voir aussi Mouvement des animaux, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 701a35.
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[17]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, III, 433b28.
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[18]
Aristote, Petit traité d’histoire naturelle, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 460b.
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[19]
Aristote, Petit traité d’histoire naturelle, Éditions Flammarion, idem, 460b10.
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[20]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 414b2.
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[21]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 433b6.
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[22]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs, idem, 1113b1.
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[23]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 433b6.
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[24]
Aristote, Rhétorique, Éditions Flammarion, idem, II, l, 1348.
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[25]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1215a.
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[26]
Aristote, Rhétorique, Éditions Flammarion, idem, 1403a27-35.
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[27]
Sénèque, De la colère, Œuvres complètes, sous la direction de M. Nisard, Paris, Firmin-Didot et Cie, 1844, Livre I, 9, p. 7.
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[28]
Origène, Contre Celse, Tome IV, Livres VII et VIII, Paris, Éditions du Cerf, 1969.
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[29]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Tricot, 1149b1.
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[30]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1246a3. Traduction légèrement modifiée.
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[31]
Aristote, Métaphysique, traduction de Tricot, Paris, Vrin, 1953, 1072a3.
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[32]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 433a8.
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[33]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1225b25.
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[34]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 433a28.
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[35]
Aristote, Métaphysique, Éditions Flammarion, idem, 1072a26.
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[36]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1214a8. Il entend s’opposer par-là à une affirmation qui associe une catégorie de bien à chaque tendance : « L’homme qui dans l’enceinte du dieu à Délos a exprimé sa propre pensée par une inscription à l’entrée du temple de Léto distinguait entre Bon, Beau et Plaisant, considérant que tous ces attributs ne pouvaient appartenir à un seul et même être : le comble du beau, c’est la plus haute justice, le comble du bien, c’est la santé et le comble du plaisir, c’est obtenir ce qu’on désire. »
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[37]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Tricot, 1148a22.
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[38]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1244b28.
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[39]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs, 1119b6-11.
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[40]
Aristote, Éthique à Eudème, Éditions Flammarion, idem, 1246a3.
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[41]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1254b3.
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[42]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1259b10.
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[43]
Dans le même ordre d’idées, cette citation tirée de Aristote, Le Mouvement des animaux, idem, 703a30 : « l’animal est constitué comme une cité dont les lois sont bien faites ».
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[44]
Aristote, Topiques, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 152b8.
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[45]
Aristote, Premiers Analytiques, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 68b2.
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[46]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1266b30.
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[47]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1267b4.
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[48]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1287a32.
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[49]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1342a5 et suiv. : « Car la passion qui assaille impétueusement certaines âmes se rencontre dans toutes, mais avec une différence de moins et de plus, ainsi la pitié, la crainte et aussi l’enthousiasme. En effet, certains sont possédés par ce mouvement, mais nous voyons que quand ces gens ont eu recours aux mélodies qui jettent l’âme hors d’elle-même, ils sont ramenés, du fait des mélodies sacrées, à leur état normal comme s’ils avaient pris un remède provoquant une purification. C’est donc la même chose que doivent subir ceux qui sont pleins de pitié aussi bien que ceux qui sont remplis de crainte, et d’une manière générale tous ceux qui subissent une passion et tous les autres dans la mesure où chacun a sa part dans de telles passions, et pour tous il advient une certaine purification, c’est-à-dire un soulagement accompagné de plaisir. »
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[50]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1267b4.
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[51]
Ces remarques méritent d’être éclairées par la réflexion d’Aristote cité par Proclus dans Aristote, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, p. 5. Proclus, Commentaire sur la République, 1, 42, 2, [50, 17-26] : « L’homme politique doit donc provoquer, par toutes sortes de moyens, des vomissements de ces passions et, nous le dirons nous aussi, mais en évitant de renforcer les penchants qui les concernent, mais, au contraire, en sorte de réfréner et refouler avec mesure leurs mouvements […], car les purifications ne se trouvent pas dans des exagérations, mais dans des activités réduites, qui ont une petite ressemblance avec les passions dont elles sont les purifications. »
À compétences égales, la personne motivée est généralement beaucoup plus efficace dans son travail. C’est sur cette constatation que la littérature managériale fonde son pragmatisme. Il s’agit de connaître les « clés » pour se motiver et motiver les autres. Le relent manipulatoire n’effleure même pas les consultants ni les équipes commerciales pour qui la motivation est un enjeu majeur ; ils savent que la vente des produits est le « nerf de la guerre », un impératif que personne ne peut éluder, qu’il faut donc aborder avec tout le savoir-faire dont on dispose. Exit les états d’âme, il faut se montrer persuasif, et on l’est d’autant plus que l’on est intéressé aux résultats.
Cependant, les salariés vivent leur activité professionnelle sans intérêt majeur soit parce qu’elles ne sont pas assez rémunérées, soit parce qu’elles ne leur apportent pas de plaisir. Il ne faut pas croire que ces situations soient rares : le problème de l’engagement des salariés est crucial et fréquent, notamment en France. D’où le besoin de chercher une doctrine de la motivation à utiliser de façon pertinente dans les organisations et répondre au manque d’engagement qui leur coûte si cher. Le problème, c’est qu’en la matière, les recherches pullulent, et les définitions sont innombrables. « Déjà en 1976, Toulouse et Poupart parlaient de la jungle des théories de la motivation au travail, alors qu’en 1981, Kleinginna A. M. et Kleinginna P. R. recensaient 140 définitions du concept. » Devant cette profusion, le professeur Patrice Roussel fait apparaître trois stratégies principale…
Date de mise en ligne : 08/06/2022
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