Chapitre 3. N’oubliez pas l’humain dans votre business !
- Par Pierre d’Elbée
Pages 35 à 52
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- D’ELBÉE, Pierre,
- D’Elbée, Pierre.
- D’Elbée, P.
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Notes
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[1]
Bernoux (P.), L’anthropologie dans l’enseignement en management : la reconnaissance sociale, Management & Avenir, 36, 2010/6, p. 231-244.
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[2]
Labarrière (J.-L.), Raison humaine et intelligence animale dans la philosophie grecque, Terrain, 34, mars 2000. En ligne : https://doi.org/10.4000/terrain.996
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[3]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, 2014, 415b.
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[4]
Aristote, Histoire des animaux, Éditions Flammarion, idem, 706a19.
-
[5]
Aristote, Histoire des animaux, Éditions Flammarion, idem, 642a29.
-
[6]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 413b3. « Les êtres qui ne bougent pas et ne changent pas de place, mais qui sont doués de sensation, nous les appelons des animaux et pas seulement des vivants. »
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[7]
Aristote, Petits traités d’histoire naturelle, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 444b19.
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[8]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 413b5. « Le fondement de la sensation, dévolu à tous, est le toucher. »
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[9]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 418a12. « Or, j’entends par propre, ce qui ne se laisse pas percevoir par un autre sens et qui ne laisse pas de place à l’illusion. Ainsi, la vue perçoit la couleur, l’ouïe le son et le goût la saveur. Le toucher, lui, comporte effectivement un plus grand nombre de différences. » Voir également De la Génération et de la corruption, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 418a12. « Les contrariétés selon le toucher sont les suivantes : chaud froid, sec humide, lourd léger, dur mou visqueux friable, rugueux lisse, épais fin. »
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[10]
Aristote, Les Parties des animaux, Paris, Éditions Flammarion, idem, 657b26 et Histoire des animaux, idem, 494b19. « Pour les autres sens, l’être humain le cède à beaucoup d’animaux. »
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[11]
Aristote, Histoire des animaux, Éditions Flammarion, idem, 657b26.
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[12]
Aristote, De l’âme, Éditions Flammarion, idem, 421a25. « Même à l’intérieur du genre humain, la ligne de partage entre les bien doués et ceux qui ne le sont pas, est tracée par cet instrument sensoriel et par aucun autre. Ceux dont la chair est dure, en effet, ne sont pas doués intellectuellement, tandis que ceux qui ont la chair tendre le sont. »
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[13]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs, idem, 1118a30.
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[14]
Labarrière (J.-L.), Aristote et l’éthologie, Revue philosophique internationale de la France et de l’étranger, 1993, p. 281-300. Par ailleurs, dans son article « Raison humaine et intelligence animale dans la philosophie grecque » (Terrain, 34, mars 2000. En ligne : https://doi.org/10.4000/terrain.996), J.-L., Labarrière n’hésite pas à parler de « ce qu’on peut appeler ses livres d’éthologie [d’Aristote], à savoir, les livres VIII et IX de l’Histoire des animaux ».
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[15]
Aristote, Histoire des animaux, idem, 621b30.
-
[16]
Vernant (J.-P.) et Détienne (M.), Les Ruses de l’intelligence : la mètis des Grecs, Paris, Le Livre de poche, 1993. Voir également Aristote, Histoire des animaux, idem, 488b20 sur la ruse du renard.
-
[17]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 433a10.
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[18]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 431b6.
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[19]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 429a5.
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[20]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 431a17. Traduction légèrement modifiée.
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[21]
« Nihil est in intellectu qui non prius fuerit in sensu. »
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[22]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 428b3.
-
[23]
Aristote, Rhétorique, Paris, Éditions Flammarion, 2014, 1378a21.
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[24]
Pellegrin (P.), Aristote, idem, p. 3738 : « Le livre II de la Rhétorique est justement fameux pour les remarquables analyses psychologiques qu’on y trouve. Il faut, en effet, agir sur l’esprit de l’auditeur, et, pour cela, provoquer en lui des passions ou utiliser celles qui l’habitent déjà. Sur la colère, la honte, la pitié, l’indignation et autres sentiments, les analyses d’Aristote n’ont guère été dépassées, pas plus que ses descriptions des caractères humains dans les différentes circonstances. »
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[25]
Kant (E.), Critique de la faculté de juger, Première partie : « Critique de la faculté de juger esthétique », Section I : « Analytique de la faculté de juger esthétique », Livre I : « Analytique du Beau », Deuxième moment : « Du jugement de goût considéré au point de vue de la quantité », § 6, traduction de A. Philonenko, Paris, Vrin, 1986, p. 55-56.
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[26]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs, idem, 1098a7. Tricot avait préféré traduire par « fonction de l’homme ».
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[27]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 431a9.
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[28]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 417b22.
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[29]
Aristote, La Politique, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 1253a10.
-
[30]
Labarrière (J.-L.), Aristote et la question du langage animal, Mètis. Anthropologie des mondes grecs anciens, vol. 8, no 1-2, 1993, p. 247-260.
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[31]
Aristote, Éthique à Eudème, Paris, Éditions Flammarion, idem, 1220a12.
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[32]
Aristote, Topiques, Œuvres complètes, Éditions Flammarion, Paris, 2014, 129a14-15. « La partie raisonnable ne commande pas absolument toujours, elle se laisse parfois commander ; et la partie désirante ne se laisse pas commander à tout moment, elle commande à certains moments, lorsque l’âme de l’homme est de mauvaise qualité. »
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[33]
Aristote, De l’âme, Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, idem, 433a6.
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[34]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs idem, 1102b15-25. « En effet, prenons le continent et l’incontinent. Nous louons leur raison à tous deux ou la partie rationnelle de leur âme, parce que ses injonctions sont correctes et qu’elle invite aux actions les meilleures. Mais manifestement, il y a aussi en eux une autre chose, naturellement distincte de la raison, qui est en conflit avec elle et lui résiste car, exactement comme les membres paralysés du corps qu’on décide de mouvoir vers la droite se portent au contraire vers la gauche, dans le cas de l’âme, on constate aussi ce mouvement de désobéissance : c’est, en effet, en sens contraire que vont les impulsions de l’incontinent, sauf que, dans les corps, nous voyons ce qui se porte de travers, tandis que dans le cas de l’âme, nous ne le voyons pas. Mais il n’en reste sans doute pas moins que dans le cas de l’âme aussi, on peut penser qu’il y a quelque chose, à côté de la raison, qui lui est contraire et qui marche contre elle. »
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[35]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs idem, 1138b12.
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[36]
Aristote, Les Politiques, traduction Pellegrin, idem, 1260a19.
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[37]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs, idem, 1112b32.
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[38]
Aristote, Éthique à Nicomaque, traduction de Bodéüs, idem, 1177b32.
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[39]
Aristote, Physique, Éditions Flammarion, idem, 210a30. « En effet, on parle du tout en fonction de ses parties, par exemple on dit qu’il est blanc parce que sa surface est blanche, savant parce que la partie rationnelle de son âme est savante. »
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[40]
Bentham (J.), Introduction aux principes de morale et de législation, trad. Centre Bentham, Paris, Vrin, 2011, p. 26.
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[41]
Par exemple, Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1242a26.
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[42]
Aristote, Histoire des animaux, Éditions Flammarion, idem, 488a8. Aristote continue : « Sont ainsi l’être humain, l’abeille, la guêpe, la fourmi, la grue. Et, parmi eux, les uns sont soumis à un chef, alors que les autres ne subissent pas de pouvoir, par exemple la grue et la famille des abeilles sont soumises à un chef, alors que les fournis et d’innombrables autres ne subissent pas de pouvoir. »
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[43]
Ibidem. « Sont politiques les animaux qui ont une œuvre unique commune à tous, et c’est précisément ce que n’a aucun des grégaires. »
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[44]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1252b12.
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[45]
Aristote, Les Politiques, traduction de Pellegrin, idem, 1253a7. « Que l’homme soit un animal politique plus que n’importe quelle abeille et que n’importe quel animal grégaire, c’est évident. Car, comme nous le disons, la nature ne fait rien en vain ; or, seul parmi les animaux l’homme a un langage. »
Pourquoi continue-t-on à enseigner la pyramide de Maslow dans certaines grandes écoles françaises, écoles dont sortiront les futurs directeurs et élites dirigeantes ? Pourquoi la théorie X de Mac Gregor continue-t-elle à imprégner les programmes de formation au management ? Pourquoi les programmes d’instituts de formation au management sont-ils aussi pauvres en réflexion sur les sciences humaines ? Dans le programme d’un institut réputé qui propose une semaine de formation, on trouve : un point sur les acquis de l’individu, sur l’ingénierie de base, sur les neurosciences, sur les pratiques concrètes de l’entretien, sur les motivations, sur les pratiques, etc., mais rien sur l’homme au travail, sa place dans le collectif, etc .
Telle est l’interrogation du sociologue français Philippe Bernoux.
Elle correspond à notre propre observation de la vie des organisations et de leurs références anthropologiques. On parle volontiers d’entreprise humaniste, on vante le respect du client ou du salarié, mais dès que l’on creuse la question de savoir quels sont les fondamentaux sur lesquels reposent ces affirmations, on ne trouve pas grand-chose. On nomme le respect des autres, on prétend le valoriser, on parle de la confiance, cette vertu qui rend les personnes bienveillantes, mais en situation de décision stratégique, on en revient à des critères plus prosaïques, sonnants et trébuchants. D’où l’impression négative de nombreux salariés qui ironisent devant les déclarations « humanistes » de leur propre organisation…
Date de mise en ligne : 08/06/2022
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