Chapitre d’ouvrage

Le monument d’Alger et Landowski

Pages 113 à 120

Citer ce chapitre


  • Caillet, É.
(2017). Le monument d’Alger et Landowski. Dans
  • P. Nardin,
  • C. Perret,
  • S. Phay
  • et A. Seiderer
Archives au présent (p. 113-120). Presses universitaires de Vincennes. https://doi.org/10.3917/puv.nard.2017.01.0113.

  • Caillet, Élisabeth.
« Le monument d’Alger et Landowski ». Archives au présent, Presses universitaires de Vincennes, 2017. p.113-120. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/archives-au-present--9782842927431-page-113?lang=fr.

  • CAILLET, Élisabeth,
2017. Le monument d’Alger et Landowski. In :
  • NARDIN, Patrick,
  • PERRET, Catherine,
  • PHAY, Soko
  • et SEIDERER, Anna,
Archives au présent. Saint-Denis : Presses universitaires de Vincennes. Esthétiques hors cadre, p.113-120. DOI : 10.3917/puv.nard.2017.01.0113. URL : https://shs.cairn.info/archives-au-present--9782842927431-page-113?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puv.nard.2017.01.0113


Notes

  • [1]
    Henri-Paul Nénot, architecte.
  • [2]
    Propos librement restitués à partir de l’entretien d’Amina Menia avec Caroline Hancock pour la manifestation Becoming independant, Dublin, Royal Hibernian Academy, 2013.

Les monuments aux morts sont des œuvres de mémoire qui s’inscrivent progressivement dans l’histoire. Mais ceux qui ont été érigés par une puissance colonisatrice dans un pays colonisé manifestent une ambivalence qui montre une sorte de recouvrement de la mémoire par l’histoire, ou plutôt par une narration qui elle-même bifurque puisqu’elle bascule au moment de la décolonisation d’un récit dans un autre. On pourrait croire ce basculement définitif, mais ce serait sans compter sur la valeur artistique dont ces monuments sont porteurs, valeur décalée tant par rapport à l’histoire que par rapport à la mémoire qu’ils invoquent et qui s’inscrit dans une autre histoire, celle de l’histoire de l’art. Le monument aux morts d’Alger en est l’un des témoins.
Le monument aux morts d’Alger est une commande de la ville d’Alger au sculpteur français Paul Landowski. Un concours fut lancé en 1920 et la réalisation en est confiée à deux sculpteurs (Landowski et Bigonet, l’un pour la ronde-bosse, l’autre pour les bas-reliefs) et à deux architectes (Gras et Monestès). Il est situé sur une place centrale d’Alger en haut d’un escalier imposant. Sa taille en fait un repère dans la ville, un symbole de la nouvelle Alger qui est en train de se moderniser et un lieu de rassemblement lors de toute manifestation.
Il fut érigé grâce à une souscription publique lancée par un comité que présidaient Charles de Galland, qui fut maire d’Alger jusqu’en 1919, et Paul Celly.
Le monument est en pierre de Lens…


Date de mise en ligne : 01/01/2019

https://doi.org/10.3917/puv.nard.2017.01.0113

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