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3. Après les Littératures

Pages 97 à 143

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  • Faerber, J.
(2018). 3. Après les Littératures. Après la littérature : Écrire le contemporain (p. 97-143). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/apres-la-litterature--9782130811657-page-97?lang=fr.

  • Faerber, Johan.
« 3. Après les Littératures ». Après la littérature Écrire le contemporain, Presses Universitaires de France, 2018. p.97-143. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/apres-la-litterature--9782130811657-page-97?lang=fr.

  • FAERBER, Johan,
2018. 3. Après les Littératures. In : Après la littérature Écrire le contemporain. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Perspectives critiques, p.97-143. URL : https://shs.cairn.info/apres-la-litterature--9782130811657-page-97?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir notamment Jean-Luc Nancy, La Communauté désavouée, Paris, Galilée, « La Philosophie en effet », 2014, p. 41.
  • [2]
    Stéphane Bouquet, Le Mot frère, Seyssel, Champ Vallon, « Recueil », 2005, p. 71.
  • [3]
    Stéphane Bouquet, Les Amours suivants, Seyssel, Champ Vallon, « Recueil », 2013, p. 33.
  • [4]
    Voir Roland Barthes, « Écrire : verbe intransitif ? », in Œuvres complètes III, 1968-1971, Paris, Seuil, 2002, p. 617-626.
  • [5]
    Camille de Toledo, Visiter le Flurkistan ou les illusions de la littérature monde, op. cit., p. 64.
  • [6]
    Dominique Maingueneau, Contre Saint-Proust ou la fin de la littérature, Paris, Belin, 2016.
  • [7]
    Simon Johannin, L’Eté des charognes, Paris, Allia, 2017, p. 10.
  • [8]
    Sur le caractère homérique de Faulkner, voir Pierre Bergounioux, Agir, écrire, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 2008, p. 12-15.
  • [9]
    Sur l’histoire à rebrousse-poil, voir Walter Benjamin, « Sur le concept d’histoire », in Œuvres, tome III, Paris, Gallimard, « Folio/Essais », 2000, p. 433.
  • [10]
    Célia Houdart, Les Merveilles du monde, Paris, P.O.L., 2007, p. 13.
  • [11]
    Voir Tanguy Viel, « Pour une littérature post-mortem », in Christine Jérusalem et Jean-Bernard Vray (dir.), Jean Echenoz : « une tentative modeste de description du monde », op. cit.
  • [12]
    Stéphane Bouquet, Les Amours suivants, op. cit., p. 43.
  • [13]
    Stéphane Bouquet, Nos Amériques, Seyssel, Champ Vallon, « Recueil », 2010, p. 11.

Toujours la Littérature reviendrait-elle, inouïe et inaccomplie, d’entre les morts.
Telle serait sans doute la loi ferme et première du geste d’écrire, de sa puissance à innerver le monde et à faire resurgir les lignes depuis des instants d’incroyable où la Littérature s’est crue arrêtée et comme suspendue à elle-même. Depuis plus d’un siècle à présent mais peut-être aussi depuis la Révolution romantique jusqu’à notre contemporain, la Littérature ne naîtrait que depuis son envers mortifère. Elle ne surgirait que depuis ce moment interdit, qui ajoute du temps au Temps, qui sait le supplémenter, qui trouve un temps d’Après au cœur duquel elle sait qu’elle a succombé. Un temps où les hommes sont des hommes inachevés de Littérature et voient, contre toute attente, s’imposer parmi eux un homme qui sait, à parler comme Laurent Mauvignier, apprendre à finir – à savoir continuer dans la fureur neuve et emportée d’un verbe intransitif.
Ainsi la Littérature naîtrait-elle toujours dans ces instants acharnés de non-œuvre, quand plus rien ne se fait entendre, quand la Fin fait de la Littérature une non-expérience à l’horizon des hommes. Comme si, depuis plus d’un siècle, la Littérature portait en soi la trame de sa propre disparition ; comme si, sans répit, elle devait s’affronter à l’hypothèse critique toujours rejouée mais toujours perdante de sa propre suppression devant le souhait de l’œuvre même. Comme si la Littérature devait toujours s’entendre comme un espace non pas absolu mai…


Date de mise en ligne : 13/02/2021

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