Chapitre 5. Interactions langagières et apprentissage au travail
Pages 87 à 98
Citer ce chapitre
- FILLIETTAZ, Laurent,
- BOURGEOIS, Étienne
- et DURAND, Marc,
- Filliettaz, Laurent.
- Filliettaz, L.
- É. Bourgeois
- et M. Durand
https://doi.org/10.3917/puf.bourg.2012.01.0087
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- Filliettaz, L.
- É. Bourgeois
- et M. Durand
- Filliettaz, Laurent.
- FILLIETTAZ, Laurent,
- BOURGEOIS, Étienne
- et DURAND, Marc,
https://doi.org/10.3917/puf.bourg.2012.01.0087
Notes
-
[1]
S. Billett, Learning in the Workplace : Strategies for Effective Practice, Crows Nest, Allen & Unwin, 2001.
-
[2]
P. Pastré, P. Mayen et G. Vergnaud, « La didactique professionnelle », Revue française de pédagogie, 2006, n° 154, p. 145-198.
-
[3]
P. Mayen, « Des situations potentielles de développement », Éducation permanente, 1999, n° 139, p. 65-86.
-
[4]
P. Kunégel, Les Maîtres d’apprentissage. Analyse des pratiques tutorales en situation de travail, Paris, L’Harmattan, 2011.
-
[5]
L. Filliettaz, I. de Saint-Georges et B. Duc (dirs.), « “Vos mains sont intelligentes !” : Interactions en formation professionnelle initiale », Université de Genève - Cahiers de la Section des Sciences de l’Éducation, n° 117, 2008.
-
[6]
A. Fuller et L. Unwin, « Learning as apprentices in the contemporary UK workplace : Creating and managing expansive and restrictive participation », Journal of Education and Work, 2003, vol. 16, n° 4, p. 407-426.
-
[7]
L. Filliettaz, « Une perspective interactionnelle et multimodale sur les pratiques de formation professionnelle initiale : de la conduite d’un programme de recherche à la conception de dispositifs de formation de formateurs », Travail et apprentissages, 2012, n° 9.
Si les individus sont capables d’apprendre au travail, c’est non seulement parce qu’ils s’y trouvent confrontés à des problèmes pratiques qu’ils doivent surmonter, mais aussi parce qu’ils disposent pour ce faire de ressources qu’ils peuvent trouver auprès d’autres travailleurs, avec lesquels ils interagissent. Ces interactions comportent souvent une importante part langagière mais ne se limitent pas à l’usage de conventions linguistiques. Elles jouent un rôle essentiel dans les apprentissages professionnels, dans le sens où elles permettent aux travailleurs non seulement de collaborer en vue de réaliser le travail, mais encore d’organiser la perception de leurs actions et de renouveler ou d’élargir le répertoire de ressources dont ils disposent. Telles sont quelques-unes des thèses avancées par la didactique professionnelle, la psychologie culturelle de l’apprentissage ou encore la linguistique du travail et de la formation, et dont ce chapitre vise à rappeler la teneur.
Au fil du temps et des courants disciplinaires qui s’en sont emparé, la notion d’interaction langagière a fait l’objet de multiples appropriations. On la définira ici comme le processus temporellement ordonné qui prend place lorsqu’au moins deux individus se trouvent dans un espace perceptuel partagé. Dans cet espace ils doivent recourir, entre autres, à des ressources langagières en vue de conduire collectivement une action conjointe, qui renvoie à un contexte social particulier. Nous nous intéresserons ici à des sortes d’actions conjointes spécifiques – des activités productives prenant place en contexte professionnel – conduites par des travailleurs entretenant mutuellement une relation de nature tutorale…
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