Chapitre d’ouvrage

La prochaine révolution technologique : quels avantages quantiques demain ?

Pages 124 à 131

Citer ce chapitre


  • Frion, L.
(2025). La prochaine révolution technologique : quels avantages quantiques demain ? Dans
  • H. De Courrèges
L'Année de la Défense Nationale - ADN 2026 : Incertitudes stratégiques (p. 124-131). La Documentation française. https://doi.org/10.3917/ldf.courr.2025.01.0124.

  • Frion, Louise.
« La prochaine révolution technologique : quels avantages quantiques demain ? ». L'Année de la Défense Nationale - ADN 2026 Incertitudes stratégiques, La Documentation française, 2025. p.124-131. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/annee-de-la-defense-nationale--9782111741164-page-124?lang=fr.

  • FRION, Louise,
2025. La prochaine révolution technologique : quels avantages quantiques demain ? In :
  • DE COURRÈGES, Hervé,
L'Année de la Défense Nationale - ADN 2026 Incertitudes stratégiques. Paris : La Documentation française. Hors collection, p.124-131. DOI : 10.3917/ldf.courr.2025.01.0124. URL : https://shs.cairn.info/annee-de-la-defense-nationale--9782111741164-page-124?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ldf.courr.2025.01.0124


Notes

La première révolution quantique trouve son origine dans un débat philosophique entre Niels Bohr et Albert Einstein sur la notion de localité. Einstein, Podolsky et Rosen formulent dès 1925 le paradoxe EPR, qui remet en question la nature de la réalité en physique quantique. Les chercheurs se demandent si des particules intriquées peuvent s’influencer instantanément à distance, contredisant l’idée selon laquelle l’information ne peut se propager plus vite que la lumière. Einstein défend l’idée de localité, selon laquelle tout phénomène doit être lié à la position dans l’espace, comme l’impose la relativité restreinte. Bohr défend au contraire l’idée de non-localité, selon laquelle deux particules intriquées peuvent rester corrélées instantanément, peu importe la distance qui les sépare. Cette vision suggère que l’espace-temps pourrait être un réseau de corrélations quantiques plutôt qu’une simple collection de points indépendants, ouvrant la voie à l’idée de dimensions ou réalités parallèles.
Ce nouveau système de pensée introduit l’idée selon laquelle des objets à l’échelle microscopique, comme les atomes et les particules, pourraient exister simultanément dans plusieurs états à la fois, un phénomène connu sous le nom de superposition. Cette notion s’écarte radicalement des principes de la physique classique, qui stipulent que les objets existent dans un état bien défini à tout moment. Dans ce contexte, l’expérience de pensée dite du « chat de Schrödinger » est proposée en 1935. Elle vise à illustrer le paradoxe inhérent à la mécanique quantique selon laquelle un même objet peut se trouver dans plusieurs états simultanément…


Date de mise en ligne : 14/01/2026

https://doi.org/10.3917/ldf.courr.2025.01.0124

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