11
- Par Dorothée Lépine
Pages 223 à 249
Citer ce chapitre
- LÉPINE, Dorothée,
- Lépine, Dorothée.
- Lépine, D.
Citer ce chapitre
- Lépine, D.
- Lépine, Dorothée.
- LÉPINE, Dorothée,
Notes
-
[*]
Notamment propriétaire de Marie Claire, Jean Prouvost (1885-1978) a été, début juin 1940, un éphémère ministre de l’Information dans le gouvernement de Paul Reynaud, puis haut-commissaire à la Propagande dans le premier cabinet Pétain, fonctions dont il démissionne, le 10 juillet 1940, quand Pétain prend les pleins pouvoirs.
-
[*]
Journal clandestin de la Résistance, fondé par Louis Aragon en 1943. Il est « l’organe du Comité national des écrivains de la zone sud ». Il disparaît en 1946.
-
[*]
Arrêté en mai 1944, Louis Martin-Chauffier a été déporté en Allemagne, à Neuengamme puis à Bergen-Belsen. Son fils, Jean, arrêté fin septembre 1943, a été déporté à Buchenwald.
-
[1]
René Lavigne, « Profil : Andrée Viollis », France Journal, 24 mai 1945.
-
[2]
Journal de Louis Martin-Chauffier, 23 juin 1940.
-
[3]
Dans la préface de Poésies posthumes par René Leynaud, Gallimard, 1947.
-
[4]
Lettre de Louis Martin-Chauffier, BNF, Ms, NAF, Fonds Roger Martin du Gard, Corr., t. 117, f. 228, Villeurbanne, 18 octobre 1940, voir Anne Renoult, op. cit.
-
[5]
Lettre de Louis Martin-Chauffier, BNF, Ms, NAF, Fonds Roger Martin du Gard, Corr., t. 117, f. 240, Villeurbanne, 20 avril 1941, voir Anne Renoult, op. cit.
-
[6]
Journal de Louis Martin-Chauffier, 5 novembre 1940.
-
[7]
Louis Martin-Chauffier, « Au service des causes justes », Les Lettres françaises, 24 août 1950.
-
[8]
Simone Martin-Chauffier, À bientôt quand même, Calmann-Lévy, 1976.
-
[9]
Emmanuel d’Astier, Sept fois sept jours, Gallimard, 1961.
-
[10]
Andrée Viollis, Ce soir, octobre 1944.
-
[11]
Andrée Viollis, « Andrée Viollis fait revivre la lutte dans nos provinces », sans date.
-
[12]
Ibid.
-
[13]
Témoignage d’Andrée Viollis pour les archives de la Résistance, « Dieulefit, refuge des intellectuels et son histoire », 1944, voir Sandrine Suchon-Fouquet, Résistance et Liberté. Dieulefit, 1940-1944, PUG, 2010.
-
[14]
Anne Vallaeys, Dieulefit ou le miracle du silence, Fayard, 2008.
-
[15]
Andrée Viollis, Ce soir, octobre 1944.
-
[16]
Louis Aragon, Livre d’or de l’école de Beauvallon, dimanche 5 juillet 1942.
-
[17]
Alexandre Fronty, Guillaume Loiret, Dieulefit, le village des justes, film documentaire, 52 min., 2010.
-
[18]
Lettre d’Andrée Viollis à Louise Weiss, 28 décembre 1942.
-
[19]
Louis Aragon, Livre d’or de l’école de Beauvallon, dimanche 5 juillet 1942.
-
[20]
Andrée Viollis, Livre d’or de l’école de Beauvallon, 25 septembre 1944.
-
[21]
Manuscrits d’Andrée Viollis, « The Underground French Press », et autres textes écrits aux États-Unis en 1945 (F.P.).
-
[22]
Témoignage d’Andrée Viollis pour les archives de la Résistance, « Dieulefit, refuge des intellectuels et son histoire », 1944, voir Sandrine Suchon-Fouquet, Résistance et Liberté. Dieulefit, 1940-1944, PUG, 2010.
-
[23]
Anne Vallaeys, op. cit.
-
[24]
Anne Vallaeys, op. cit.
-
[25]
Emmanuel Mounier, « Journal de Dieulefit », 9 juin 1944, Bulletin des amis d’Emmanuel Mounier, no 7-8, décembre 1955.
-
[26]
Brouillon du texte « Paris libéré » (F.P.), 24 août 1944.
-
[27]
Andrée Viollis, « Dieulefit, refuge des intellectuels, et son histoire », octobre 1944.
-
[28]
Lettre d’Andrée Viollis à Louis Aragon, BNF, CNRS/ITEM, Fonds Aragon-Triolet, Corr., Paris, 22 novembre 1944, voir Anne Renoult, op. cit.
-
[29]
Non signé, « Petite French Writer Sends Boat to Sea », The Times Shreveport (F.P.), 9 février 1945.
-
[30]
Andrée Viollis, Ce soir, 3 mars 1945.
-
[31]
Lettre d’Andrée Viollis à sa fille Claude (F.P.), Washington, 11 mars 1945.
-
[32]
Andrée Viollis, Ce soir, 15 mars 1945.
-
[33]
Andrée Viollis, « L’émouvante simplicité de ses funérailles », France-Amérique, 14 avril 1945.
-
[34]
Simone Martin-Chauffier, op. cit.
-
[35]
Andrée Viollis, « Le verdict de l’Histoire », La Marseillaise, 1945.
« À partir de ce jour, je ne doutai plus de rien. » Viollis est à Bordeaux quand elle entend l’appel du général de Gaulle à la radio. La veille, Philippe Pétain a liquidé la République en annonçant qu’« il fallait cesser le combat ». En un mois à peine, les militaires français ont plié devant les Panzer allemands. Près de deux millions d’hommes ont été faits prisonniers. C’est la débâcle. L’effondrement est total. Ce n’est pas seulement l’armée qui a été anéantie, mais la nation tout entière. L’administration, l’État, tout a volé en éclats sous le choc de l’invasion éclair. Partout, les mêmes scènes d’exode : des colonnes humaines au milieu de voitures qui roulent au pas, sept millions de personnes parcourent les routes, sans savoir où elles vont, soumises à la fuite. Au milieu de ce marasme, Andrée Viollis juge aussi plus sage de quitter la capitale, au moment où les troupes allemandes y font leur entrée. Insupportable image que celle de la croix gammée qui flotte au sommet de la tour Eiffel et des Invalides. Les familles évacuent les enfants à la campagne. Andrée dépose Jean-Claude à Villefranche-de-Rouergue dans la famille Viollis. Puis vient le temps de l’errance. Le gouvernement en exil passe de Bordeaux à Clermont-Ferrand avant de s’installer à Vichy. Une partie de la presse parisienne suit le même chemin, se déplaçant au jour le jour, sans essence ni véritable plan de route. La France se cherche un avenir, les journalistes aussi. À Bordeaux, Viollis retrouve Lolette, puis Louis Martin-Chauffier, lesquels, malgré leurs quinze ans de différence, vivent depuis plusieurs années une passion amoureuse…
Date de mise en ligne : 31/03/2026
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
21,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €