Introduction. Elections matter !
- Par Yves Déloye
- et Nonna Mayer
Pages 7 à 10
Citer ce chapitre
- DÉLOYE, Yves
- et MAYER, Nonna,
- Déloye, Yves.
- et al.
- Déloye, Y.
- et Mayer, N.
- Y. Déloye
- et N. Mayer
https://doi.org/10.3917/bru.deloy.2017.01.0007
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- Déloye, Y.
- et Mayer, N.
- Y. Déloye
- et N. Mayer
- Déloye, Yves.
- et al.
- DÉLOYE, Yves
- et MAYER, Nonna,
https://doi.org/10.3917/bru.deloy.2017.01.0007
L’abstention progresse dans les vieilles démocraties occidentales. Dans les 16 pays européens à avoir connu des élections libres sans interruption depuis la Seconde Guerre mondiale, le taux moyen de participation aux élections législatives rapporté aux inscrits est passé de 84 % à la fin des années 1970 à 73 % à la fin des années 2000. En France, dans le même temps, il a reculé de 21 points, passant de 82 % à 62 % (Delwit, 2013 : 47-48). Pourtant, l’acte de vote reste de loin le mode de participation politique le plus pratiqué, loin devant les formes d’action dites non conventionnelles. Ainsi, les élections européennes de juin 2014, malgré un taux record d’abstention frôlant les 58 %, ont mobilisé en France 18,9 millions d’électeurs et d’électrices, soit beaucoup plus que les 4 millions de personnes qui ont pris part aux marches républicaines des 10 et 11 janvier 2015 en réaction aux attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher (Mayer, Tiberj, 2016). Et les bulletins de vote comptent, que l’on songe à l’impact qu’aura la victoire du Brexit au Royaume-Uni, le 24 juin 2016, ou à celui qu’aura, plus encore, la victoire de Donald Trump lors de l’élection présidentielle américaine récente. Comprendre les mécanismes du comportement électoral est donc plus que jamais d’actualité, et essentiel en science politique.
L’objectif de cet ouvrage est de dresser un bilan comparatif des travaux existants et de pointer leurs avancées, tant sur le plan théorique que méthodologique. Dans le cadre de la nouvelle collection de…
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