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CHAPITRE 9. La littérature comme on l'enseigne : analyse comparée de la construction d'un objet complexe à travers deux pratiques enseignantes

Pages 195 à 214

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  • Ronveaux, C.
  • et Dufays, J.-L.
(2006). CHAPITRE 9. La littérature comme on l'enseigne : analyse comparée de la construction d'un objet complexe à travers deux pratiques enseignantes. Dans
  • B. Schneuwly
  • et T. Thévenaz-Christen
Analyses des objets enseignés : Le cas du français (p. 195-214). De Boeck Supérieur. https://doi.org/10.3917/dbu.schne.2006.01.0195.

  • Ronveaux, Christophe.
  • et al.
« CHAPITRE 9. La littérature comme on l'enseigne : analyse comparée de la construction d'un objet complexe à travers deux pratiques enseignantes ». Analyses des objets enseignés Le cas du français, De Boeck Supérieur, 2006. p.195-214. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/analyses-des-objets-enseignes--9782804152437-page-195?lang=fr.

  • RONVEAUX, Christophe
  • et DUFAYS, Jean-Louis,
2006. CHAPITRE 9. La littérature comme on l'enseigne : analyse comparée de la construction d'un objet complexe à travers deux pratiques enseignantes. In :
  • SCHNEUWLY, Bernard
  • et THÉVENAZ-CHRISTEN, Thérèse,
Analyses des objets enseignés Le cas du français. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Perspectives en éducation et formation, p.195-214. DOI : 10.3917/dbu.schne.2006.01.0195. URL : https://shs.cairn.info/analyses-des-objets-enseignes--9782804152437-page-195?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dbu.schne.2006.01.0195


Notes

  • [1]
    Ce texte applique les recommandations orthographiques de l’Académie française.
  • [2]
    Université de Genève
  • [3]
    Université catholique de Louvain
  • [4]
    Ce terme de « leçon » pourrait correspondre à la notion de « séquence » dans son sens minimal de « succession de séances de cours définie par une unité quelconque ». Dans ce sens minimal, il est difficile de lui associer l’un des contenus précis qu’attribuent aujourd’hui à la « séquence » tant les instructions officielles (belges, par exemple : cf. FESEC, 2000) que les didacticiens (genevois en particulier, cf. Dolz, Noverraz & Schneuwly, 2001, 2002). Notons cependant au passage tout l’intérêt qu’il y aurait à confronter les représentations de la « leçon » qui émanent de la pratique enseignante avec les définitions institutionnelles et didacticiennes de cette notion.
  • [5]
    La question des unités d’analyse se confond avec celle des unités d’investigation par lesquelles l’enseignant organise et structure la progression des apprentissages. Cette question n’est pas neuve et est inlassablement posée par la recherche en didactique, depuis la « saynète » (François, 1990), concept relayé par Nonnon (1996/1997), à l’ « épisode » (Schneuwly, 2000).
  • [6]
    Voir le découpage séquentiel et hiérarchique des deux leçons dans les deux tableaux ci-après. La différence du principe de découpage s’explique par le fait que chacune des deux leçons se situe dans un contexte différent donné par les leçons qui suivent et qui impliquent une analyse structurelle différente.
  • [7]
    On remarquera que ces deux opérations sont en parfaite concordance avec les prescriptions officielles les plus récentes (FESEC 2000 : cf. supra) : seulement, là où le programme demande explicitement que soit mise en œuvre une « lecture littéraire » complexe alternant des postures de lecture complémentaires (rationnelle et affective, compréhensive-interprétative et évaluative, pragmatique-éthique et formelle-esthétique) (Dufays, 1996, 2002a), les deux enseignants font plutôt le choix de privilégier une polarité particulière de la lecture. Bien sûr, nous n’avons ici affaire qu’à deux heures de leçons, mais il parait difficile sur la base des données observées de parler de « lecture littéraire ».

Épistémologiquement, on le sait, la question de l’objet véritablement enseigné dans un cours de littérature fait problème. La littérature, en effet, qu’est-ce à dire ? Un corpus de textes et d’auteurs ? Un ensemble de types et de genres textuels ? Un champ institutionnel ? L’histoire des rapports que l’homme a entretenus avec le langage et le monde ? Une certaine manière d’écrire et de dire ? Une certaine manière de lire et d’entendre ? Plus globalement, corpus et champ littéraire d’un côté et lecture/écriture/oralité littéraire de l’autre sont-ils deux objets distincts ou des composantes d’un même objet (Dufays, 1999, 2001) ? Quelle est la nature de ce ou de ces objets, de ces composantes ? Quelle est la nature du lien par lequel ils et elles s’articulent ? Il n’existe évidemment pas de réponse unique à ces questions. Depuis trois décennies au moins, que ce soit au sein des spécialistes du fait littéraire ou entre les auteurs des instructions officielles ou encore parmi les enseignants du terrain, les conceptions les plus opposées coexistent (Dufays, 2002a), et cette absence de consensus n’est sans doute pas pour rien dans le diagnostic de « crise » qui est souvent posé à propos de ce champ d’étude. Il est d’autant plus intéressant d’étudier, sur la base de cas concrets, ce qui se joue et se noue sous l’appellation de « cours de littérature ».
L’objectif de notre exposé, qui fait suite à un première étude comparable (Dufays 2002b), est de rendre compte avec le plus de précision possible de la manière dont cet objet incertain a pris forme chez deux enseignants de …


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/dbu.schne.2006.01.0195

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