Chapitre VI. Conclusion de la paix avec Tunis et Tripoli.
- Par Emile Dupuy
Pages 77 à 88
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- DUPUY, Emile,
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- Dupuy, E.
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Joël Barlow, resté à Alger, parvint assez facilement, sans quitter cette ville, à négocier un traité de paix avec la Régence de Tripoli.
Ce traité, conclu le 4 novembre 1796, fut signé par lui et expédié à David Humphreys le 3 janvier 1797. Il était suffisamment libéral, grâce à l’intervention d’Hassan-Pacha, qui, dans son contentement d’avoir enfin reçu les sommes qui lui étaient dues par les Etats-Unis, avait, comme nous l’avons vu, consenti non seulement à donner sa garantie personnelle, mais encore à avancer les cinquante-six mille dollars nécessaires.
Une stipulation portait que la délivrance de cette somme et des présents qui devaient être donnés en même temps, entraînerait paiement définitif et complet, sans aucun tribut annuel ultérieur. Réserve n’était faite que pour les cadeaux à remettre pour la présentation de chaque nouveau consul.
Il n’est pas sans intérêt de signaler en passant l’article XI ainsi conçu : « Comme le gouvernement des Etats-Unis ne repose en aucune façon sur l’exercice de la religion chrétienne et qu’il ne sera professé aucune inimitié vis-à-vis des lois et coutumes des musulmans, il est formellement entendu entre les deux parties contractantes qu’aucune discussion, née de questions religieuses, ne viendra troubler l’harmonie existant entre les deux pays ».
Peu de temps après, le Pacha de Tripoli eut connaissance des conditions plus avantageuses consenties à Alger et, s’il n’y avait eu intervention formelle du Dey d’Alger au traité sous forme de sa propre signature, il est probable que les choses eussent mal tourné…
Date de mise en ligne : 01/02/2017
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