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XXXI. « Machines de guerre » : entre concepts, institutions et expérimentation sociale

Pages 373 à 384

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  • Schaepelynck, V.
(2019). XXXI. « Machines de guerre » : entre concepts, institutions et expérimentation sociale. Dans
  • A. Querrien,
  • A. Sauvagnargues
  • et A. Villani
Agencer les multiplicités avec Deleuze (p. 373-384). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.heurg.2019.01.0373.

  • Schaepelynck, Valentin.
« XXXI. “Machines de guerre” : entre concepts, institutions et expérimentation sociale ». Agencer les multiplicités avec Deleuze, Hermann, 2019. p.373-384. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/agencer-les-multiplicites-avec-deleuze--9782705695774-page-373?lang=fr.

  • SCHAEPELYNCK, Valentin,
2019. XXXI. « Machines de guerre » : entre concepts, institutions et expérimentation sociale. In :
  • QUERRIEN, Anne,
  • SAUVAGNARGUES, Anne
  • et VILLANI, Arnaud,
Agencer les multiplicités avec Deleuze. Paris : Hermann. Colloques de Cerisy, p.373-384. DOI : 10.3917/herm.heurg.2019.01.0373. URL : https://shs.cairn.info/agencer-les-multiplicites-avec-deleuze--9782705695774-page-373?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.heurg.2019.01.0373


Notes

  • [1]
    Gilles Deleuze, Empirisme et subjectivité, Paris, PUF, 1953.
  • [2]
    Id., Instincts et institutions, Paris, Hachette, 1955.
  • [3]
    Id., Présentation de Sacher-Masoch, Paris, éditions de Minuit, 1967.
  • [4]
    Id., « Trois problèmes, de groupe », in Félix Guattari, Psychanalyse et transversalité, Paris, Maspero, 1972.
  • [5]
    Félix Guattari, De Leros à La Borde, Paris, Lignes, 2012.
  • [6]
    Georges Daumézon et Philippe Koechlin, « La psychothérapie institutionnelle française contemporaine », Anais portugueses de psiquiatria, vol. 4, n° 4, décembre 1952.
  • [7]
    Jean Oury et Marie Depussé, À quelle heure passe le train. Conversations sur la folie, Paris, Calmann-Lévy, 2003, p. 296.
  • [8]
    François Tosquelles, « Les Tertulias des Tavernes », entretien avec Ignacio Gárate Martínez, in Conversations psychanalytiques, Paris, Hermann, 2008.
  • [9]
    François Zourabichvili, « Les deux pensées de Deleuze et de Negri. Une richesse et une chance », Multitudes, n° 9, 2002.
  • [10]
    Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille plateaux, Paris, éditions de Minuit, 1980 ; Guillaume Sibertin-Blanc, Politique et état chez Deleuze et Guattari. Essai sur le matérialisme historico-machinique, Paris, Actuel Marx, 2013.
  • [11]
    Félix Guattari et Suely Rolnik, Micropolitiques, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond, 2007.
  • [12]
    Franco Basaglia, L’institution en négation, Paris, Arkhê, 2012 [rééd.].
  • [13]
    Félix Guattari, « Guérilla dans la psychiatrie », in Psychanalyse et transversalité, Paris, Maspero, 1972.
  • [14]
    Félix Guattari et Suely Rolnik, Micropolitiques, op. cit.
  • [15]
    Pierre Clastres, La société contre l’état, Paris, éditions de Minuit, 1974.
  • [16]
    Marc Abélès, Penser au-delà de l’état, Paris, Belin, 2014.
  • [17]
    Jean Oury, « Les résistances », in Patrick Chemla (dir.), Résistances et transferts, Paris, érès, 2004.
  • [18]
    Félix Guattari, De Leros à La Borde, op. cit.
  • [19]
    Jean-Paul Sartre, Critiques de la raison dialectique I, Paris, Gallimard, 1960.

En 1990, à Toni Negri qui l’interrogeait sur la permanence de la question politique dans son œuvre, Gilles Deleuze répondait que, son intérêt s’étant toujours davantage porté vers les « créations collectives » que vers les « représentations », il a pu rencontrer dans les institutions « un mouvement qui se distingue à la fois des lois et des contrats ». Dès le début des années 1950, il repère en effet dans la philosophie de Hume une conception de l’institution qui fait de celle-ci non « une limitation comme la loi », mais au contraire « un moyen d’action, un système inventé de moyens positifs, une invention positive de moyens indirects ». À rebours de ce qu’affirment les philosophies politiques du contrat, qui voient dans la loi l’essence de la société, et qui situent le social du côté du négatif, de la limitation et de l’aliénation, Hume affirme que le législateur est celui qui institue et non celui qui légifère, et que si les humains entrent en société, c’est précisément parce qu’ils n’ont pas de droits préexistants. Le social doit être abordé à partir du versant « créateur », « inventif », et « positif » de ses moyens, et ce qui doit être en revanche regardé comme « hors du social », c’est le négatif, le manque, le besoin. Certes, toute institution se donne comme satisfaction d’une tendance. Mais elle se différencie de l’instinct en ceci qu’elle n’est jamais déterminée directement ni expliquée par celle-ci, et ne la satisfait que par un ensemble de moyens obliques et indirects…


Date de mise en ligne : 23/09/2021

https://doi.org/10.3917/herm.heurg.2019.01.0373

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