Chapitre d’ouvrage

La honte à l'adolescence

Pages 55 à 75

Citer ce chapitre


  • Brusset, B.
(1999). La honte à l'adolescence. Dans
  • P. Gutton
Affliction : Monographie de la revue Adolescence (p. 55-75). Éditions GREUPP. https://doi.org/10.3917/greu.gutto.1999.01.0055.

  • Brusset, Bernard.
« La honte à l'adolescence ». Affliction Monographie de la revue Adolescence, Éditions GREUPP, 1999. p.55-75. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/affliction--2825706353-page-55?lang=fr.

  • BRUSSET, Bernard,
1999. La honte à l'adolescence. In :
  • GUTTON, Philippe,
Affliction Monographie de la revue Adolescence. Paris : Éditions GREUPP. Adolescence, p.55-75. DOI : 10.3917/greu.gutto.1999.01.0055. URL : https://shs.cairn.info/affliction--2825706353-page-55?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/greu.gutto.1999.01.0055


Notes

  • [*]
    Communication prononcée lors de la 10e journée scientifique sur l’adolescence, organisée par Philippe Gutton (Université Paris VII, Unité de Recherche sur l’Adolescence) et Philippe Jeammet (Université Paris VI), le 19 octobre 1991 sur le thème : « Clinique de la honte ».
  • [1]
    Freud S. (1887-1902), La naissance de la psychanalyse, tr. fr., Paris, PUF, 1979.
  • [2]
    Freud S. (1900), L’interprétation des rêves, tr. fr., Paris, PUF, 1967.
  • [3]
    Freud S. (1913), La disposition à la névrose obsessionnelle, in Névrose, psychose et perversion, tr. fr., Paris, PUF, 1981, 189-198.
  • [4]
    Freud S. (1923), Le moi et le ça, in Essais de psychanalyse, tr. fr., Paris, Payot, 1963, p. 226.
  • [5]
    Freud S. (1932), Nouvelles conférences sur la psychanalyse, tr. fr., Paris, Gallimard, 1974.
  • [6]
    Guillaumin J., La honte, culpabilité et dépression, Rev. Fr. Psychanal., 1973, 27, 5/6, 983-1006.
  • [7]
    Cf. Brusset B. et coll., La boulimie, Paris, PUF, 1991.
  • [8]
    Piers G., Singers M.B. (1953), Shame and guilt. A psychoanalytic and cultural study, W.W. Morton and Co., 1971.
    Green A., Narcissisme de vie et narcissisme de mort, Paris, Minuit, 1983.
    Goldberg J., La culpabilité. Axiome de la psychanalyse, Paris, PUF, 1985.
  • [9]
    Mannoni O., Ça n’empêche pas d’exister, Paris, Le Seuil, 1982.
  • [10]
    Cf. Rosolato G., L’axe narcissique des dépressions. Nouvelle Revue de Psychanalyse, 1975, 11, 5-34.
  • [11]
    Lacan J., Ecrits, Paris, Le Seuil, 1966.
  • [12]
    Freud S., Le moi et le ça, op. cit.
  • [13]
    Rosolato G., L’axe narcissique des dépressions, op. cit.
  • [14]
    Anzieu D., Le Moi-peau, Paris, Dunod, 1985.
  • [15]
    Wurmser L., The mask of shame, Baltimore and London, J. Hopkins Univ. Press. 1981.
  • [16]
    Herman I. (1943), L’instinct filial, Paris, Denoël, 1972.
  • [17]
    Guillaumin J., La honte entre la dépression et la culpabilité, op. cit.
  • [18]
    Goldberg J., La culpabilité, op. cit.
  • [19]
    Cf. l’article de Ph. Gutton, Idéal du moi et processus d’adolescence dans ce même numéro.
  • [20]
    Guillaumin J., La honte entre la dépression et la culpabilité, op. cit.
  • [21]
    Goldberg J., La culpabilité, op. cit., p. 73.
  • [22]
    Laufer M. et M.E., Adolescence et rupture du développement, tr. fr., Paris, PUF, 1989.
  • [23]
    Pasche F., De la dépression, Rev. Fr. Psychanal., 1963, 27, 2/3, 191-222.
  • [24]
    Kohut H., Le Soi. Psychanalyse des transferts narcissiques, tr. fr., Paris, PUF, 1974.
  • [25]
    Wurmser L., The mask of shame, op. cit., p. 216 sqq.
  • [26]
    Brusset B., Du miroir aux liens. Journal de la Psychanalyse de l’Enfant, 1989, 7, 103-123.
  • [27]
    Anzieu D., Le Moi-peau, Nouvelle Revue de Psychanalyse, 1974, 9, 195-208.
  • [28]
    Jacobson E., Le soi et le monde objectal, tr. fr., Paris, PUF, 1975.
  • [29]
    Lichtenstein H., Shame and guilt. About Lynd, J. Am. Psychoanal. Ass., 1963, 11, 1.
  • [30]
    Lavie J.-C., Espaces, 1988, 16.

L’enseignement de la clinique comme l’expérience commune, montre à l’évidence que la honte peut prendre une grande place à l’adolescence. Mais la honte adolescente a-t-elle des spécificités au moins relatives ? Est-il justifié de parler, quand elle occupe une grande place, de « maladie de la honte », de « syndrome de honte », de « psychose de honte » ? Quelle place lui donner dans la théorie ? La honte à l’adolescence révèle-t-elle quelque chose de la honte en général ? Et, dans l’autre sens, que révèle-t-elle de l’adolescence ?
Si ces questions sont rarement envisagées, c’est qu’elles sont d’abord difficiles. La honte a de multiples aspects et un grand nombre de thématiques, de sorte que la forme prise pour type, explicitement ou implicitement, détermine le discours tenu sur elle et porte à la généralisation d’un aspect partiel. De plus, l’universalité et la richesse affective de l’expérience, à fortiori à propos de l’adolescence, induisent facilement les cliniciens à des considérations générales qui, évitant la théorie, parfois malgré un vocabulaire psychanalytique, aboutissent à une sorte de phénoménologie existentielle dans laquelle se dissolvent les différences cliniques au profit de la production littéraire. En effet, le thème de la honte mobilise la subjectivité et suggère immédiatement la référence non pas tant à la clinique qu’à l’expérience personnelle d’une part, à la littérature d’autre part.
L’enquête terminologique et étymologique, comme pour toutes les émotions, accroît l’incertitude : ambiguïté, chevauchement avec des termes voisins (déshonneur, pudeur, vergogne, infamie, ignominie, etc…


Date de mise en ligne : 01/04/2012

https://doi.org/10.3917/greu.gutto.1999.01.0055

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