Une cause de dépression chez les adolescents
- Par Francis Pasche
Pages 41 à 46
Citer ce chapitre
- PASCHE, Francis,
- GUTTON, Philippe,
- Pasche, Francis.
- Pasche, F.
- P. Gutton
https://doi.org/10.3917/greu.gutto.1999.01.0041
Citer ce chapitre
- Pasche, F.
- P. Gutton
- Pasche, Francis.
- PASCHE, Francis,
- GUTTON, Philippe,
https://doi.org/10.3917/greu.gutto.1999.01.0041
Notes
-
[1]
Cf. l’introduction de F. Ladame à la discussion sur la « crise suicidaire », p. 243-245.
-
[2]
Ce point important est implicitement repris dans la discussion posant l’acte suicidaire comme moment psychotique faisant l’objet d’une réobjectalisation. F. Ladame se demandait si, dans l’hypercondensation mort, amour et psychose décrite par F. Pasche, il n’y avait pas effacement d’une topique par contraste avec la dépression (NdlR).
Je dois dire tout d’abord que je n’ai pas d’expérience thérapeutique des adolescents, des adolescents déprimés en particulier, mais que naturellement j’en ai vu en consultation et autour de moi, comme tout un chacun. Je ne pense pas qu’il y ait plusieurs dépressions en leur fond ; dépression d’infériorité ou dépression de culpabilité, dépressivité, divers modes de défense contre la dépression, ont une unité, celle que nous a apprise Freud, c’est-à-dire un conflit entre le Moi et le Sur-Moi. Il n’est pas de forme de dépression qui n’exprime ce conflit ou qui n’en constitue des modes de défense ou de camouflage. S’il y a une dépression chez l’adolescent, elle concernera son Moi et son Sur-Moi. Or, il doit y avoir une différence entre la dépression chez l’adolescent et chez l’adulte. Cette différence, je ne crois pas qu’elle soit de nature. Je pense qu’elle est de degré, parce que, selon moi, l’adolescence est interminable. Comment considérer l’évolution du Sur-Moi en regard de l’adolescence ? Vous savez que le Sur-Moi est constitué par beaucoup d’éléments : d’abord c’est essentiellement un clivage du moi (je n’aime pas ce terme, il est un peu trop utilisé), disons une scission du Moi qui le verticalise. En outre, si les forces du Ça à caractère libidinal et agressif constituent le Sur-Moi, leurs formes sont constituées par les images parentales. Or, et à mon avis c’est cela qui caractérise l’adolescence, le Sur-Moi y est encore peu intériorisé, à cheval sur le monde extérieur et sur le sujet…
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