Chapitre VII
Fuite et capture, 1945-1960
- Par David Cesarani,
- Traduit de l’anglais par Olivier Ruchet
Pages 257 à 302
Citer ce chapitre
- CESARANI, David,
- Traduit de l’anglais par RUCHET, Olivier,
- Cesarani, David.,
- et al.
- Cesarani, D.,
- Traduit de l’anglais par Ruchet, O.
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- Cesarani, D.,
- Traduit de l’anglais par Ruchet, O.
- Cesarani, David.,
- et al.
- CESARANI, David,
- Traduit de l’anglais par RUCHET, Olivier,
Notes
-
[1]
Voir Enregistrements Sassen, 13, p. 7. Pour une version abrégée en anglais, Life magazine, 6 décembre 1960, p. 158.
-
[2]
Cité in B. F. Smith, Reaching Judgment at Nuremberg, op. cit., p. 115.
-
[3]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 193.
-
[4]
Peter Z. Malkin et Harry Stein, Eichmann in My Hands, New York, 1990, p. 161.
-
[5]
« Meine Memoiren », les mémoires de prison d’Eichmann parurent sous forme de feuilleton dans Die Welt, à partir du 12 août 1999. Cet extrait est tiré de la première partie.
-
[6]
IAE, p. 423, et Enregistrements Sassen, 13, p. 7. Pour une version abrégée en anglais, Life magazine, 6 décembre 1960, p. 158. Pour différentes versions de l’indicent de la gifle, voir G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 352 et Vera Eichmann citée in Daily Express, 12 décembre 1961.
-
[7]
IAE, p. 421-425. Voir Enregistrements Sassen, 13, p. 7, et, pour une version abrégée en anglais, Life magazine, 6 décembre 1960, art. cité, p. 157-158. Voir aussi G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 354.
-
[8]
IAE, p. 421.
-
[9]
IAE, p. 426. Voir aussi Enregistrements Sassen, 4, p. 3, et 11, p. 1, et Life magazine, 6 décembre 1960, p. 158-159. Voir également G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 354.
-
[10]
IAE, p. 58-59 et 426-427.
-
[11]
IAE, p. 428.
-
[12]
IAE, p. 429 ; Q. Reynolds, Minister of Death, op. cit., p. 183-186 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 46-48 ; Robert Pendorf, Murder und Ermordete. Eichmann und die Judenpolitik des Dritten Reiches, Hambourg, 1961, p. 136-138.
-
[13]
Voir Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 46-48, 51-52 ; Q. Reynolds, Minister of Death, op. cit., p. 187, ainsi que les photographies. Témoignage d’Otto Lindhorst, « I Met Adolf Eichmann », BBC2 TV (2002).
-
[14]
David Cesarani, Justice Delayed. How Britain Became a Refuge for Nazi War Criminals, Londres, 1994, p. 162-177 ; Antony Glees, « The making of British policy on war crimes : history as politics in the United Kingdom », Central European History, 1 : 1 (1992), p. 174-181 ; et, en général, voir Tom Bower, Blind Eye to Murder. Britain, America and the Purging of Nazi Germany – A Pledge Betrayed, Londres, 1983.
-
[15]
IAE, p. 429-430 ; S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 85-88 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 51-52. Feiersleben lui succéda à la ferme : témoignage d’Otto Lindhorst, « I Met Adolf Eichmann ».
-
[16]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 193 ; U. Goni, The Real Odessa, op. cit., chap. I.
-
[17]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 17-24, 65-71, 140-160.
-
[18]
Ibid., p. 40-43, 103-107.
-
[19]
Ibid., p. 93-99, 229-237.
-
[20]
Ibid., p. 123-124.
-
[21]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 193.
-
[22]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 148. Pour la version courte et pauvre en information d’Eichmann, voir IAE, p. 430.
-
[23]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 284-285, 299, et note 504, p. 361. Q. Reynolds, Minister of Death, op. cit., p. 188, et Otto Lindhorst, « I Met Adolf Eichmann ».
-
[24]
G. Lewy, The Catholic Church and Nazi Germany, op. cit., p. 282-283. Le St Raphaelverein apparaît sur la liste de l’Aktenplan, la liste des fichiers détenus par le Referat IV-B4, numéro de classement 3621, YVA, 0.51-11. Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 55.
-
[25]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 232-237, 398, et note 505, p. 361. Moshe Pearlman a, dès 1960, saisi l’essentiel de cette histoire : voir The Capture of Adolf Eichmann, op. cit., p. 88-89.
-
[26]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 299-300.
-
[27]
Rapports de police sur Adolf Eichmann dans les archives de la police de Tucumán, 13 février 1952, USHMM. Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 65-66 ; U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 300-330.
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[28]
Ibid., p. 301-302. Pour les photographies, voir l’encart dans Ich, Adolf Eichmann.
-
[29]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 67.
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[30]
Voir T. Bower, Blind Eye To Murder, op. cit. ; Henry Friedlander, « The Judiciary and Nazi War Crimes in Post-War Germany », in Simon Wiesenthal Centre Annual, 1 (1984), p. 27-44 ; Adalbert Rüekerl, The Investigation of Nazi War Crimes 1945-1978. A Documentation, Heidelberg, 1979, p. 1-40 ; Toni Bower, The Paperclip Conspiracy. The Battle for the Spoils and Secrets of Nazi Germany, Londres, 1987 ; Christopher Simpson, Blowback. America’s Recruitment of Nazis and Its Effect on the Cold War, Londres, 1988.
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[31]
La majeure partie de la littérature sur ce sujet est sensationnaliste et faiblement documentée. Voir Michael Elkins, Forged in Fury : A True Story of Courage, Horror and Revenge, Londres, 1971, p. 169-216 ; Rich Cohen, The Avengers, Londres, 2000, p. 159-217. Pour une analyse dépassionnée, voir T. Segev, Le Septième Million. Les Israéliens et le génocide, op. cit., p. 171-185.
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[32]
T. Friedman, The Hunter, op. cit., p. 21-120.
-
[33]
Pour son autobiographie, voir S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit. Voir aussi Hella Pick, Simon Wiesenthal, A Life in Search of Justice, Londres, 1996, p. 34-107.
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[34]
T. Friedman, The Hunter, op. cit., p. 122 ; S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 81.
-
[35]
T. Friedman, The Hunter, op. cit., p. 128-129 ; S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 81-83. Eichmann, qui entendit parler de l’assaut, put penser qu’il s’agissait peut-être d’une tentative d’assassinat. L’un au moins des « vengeurs » affirma qu’ils tentèrent d’assassiner Eichmann et crut qu’ils y étaient parvenus. Voir T. Segev, Le Septième Million. Les Israéliens et le génocide, op. cit., p. 180.
-
[36]
R. Overy (dir.), Interrogations, op. cit., p. 355-371 ; Bericht, signé par Wisliceny, 27 octobre 1946, YVA, O.51-108. Pour les fac-similés des interrogatoires, voir J. Mendelsohn et D. Detweiler (dir.), The Holocaust, op. cit., vol. 12, p. 6-55, et vol. 17, p. 130-141.
-
[37]
T. Friedman, The Hunter, op. cit., p. 154, 169-176 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 48-50. Voir M. Diamant, Geheimauftrag : Mission Eichmann, op. cit., p. 203-217 et 217-228.
-
[38]
S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 90.
-
[39]
S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengance, op. cit., p. 90 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 67-69.
-
[40]
T. Friedman, The Hunter, op. cit., p. 187-188, 191-192, 198 ; S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 88 ; D. Cesarani, Justice Delayed, op. cit.
-
[41]
T. Friedman, The Hunter, op. cit., p. 210-211 ; S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 90-91.
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[42]
Daily Express, 12 décembre 1961 ; interview de Klaus Eichmann, Quick, no 1, 1966 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 67-68 ; U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 302-303.
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[43]
Daily Express, 12 décembre 1961 ; interview de Klaus Eichmann, Quick, no 1, 1966.
-
[44]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 303-304.
-
[45]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 70 ; U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 303-304, 309, note 523, p. 362.
-
[46]
Interview de Klaus Eichmann, Quick, no 1, 1966. Voisins interrogés dans « I Met Adolf Eichmann », TAE, 155.
-
[47]
Daily Express, 12 décembre 1961 ; TAE, 1 : 155-156 : TAE, 4 : 1600 ; interview de Klaus Eichmann, Quick, no 1, 1966 ; TAE,155-156. Voir également C. Gerlach, « The Eichmann Interrogations in Holocaust Historiography », art. cité, p. 439 et note 93, p. 450. Voir aussi G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 357.
-
[48]
TAE, 4 : 1796. U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 304-306.
-
[49]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 283-287 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 150.
-
[50]
TAE, 4 : 1796. U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 306-308. Voir « Eichmann’s Ghost Writer », Wiener Library Bulletin, 15 : 1 (1961), p. 2, et I. Wojak, Eichmann Memoiren, op. cit., p. 22-25.
-
[51]
TAE, 4 : 1664-1665. Sur les origines de l’ordre, voir Enregistrements Sassen, 1, p. 6-8 ; 18, p. 4 ; et 46, p. 6-8 ; sur le nombre des tués, voir 3, p. 8-10, et 16, p. 1-5.
-
[52]
Enregistrements Sassen, 34, p. 4 ; 67, p. 9-10, cité in TAE, 4 : 1667, 1771, 1785.
-
[53]
Enregistrements Sassen, 67, p. 9. Voir également G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 34.
-
[54]
TAE, 4 : 1796. « Eichmann’s Ghost Writer », art. cité, p. 2 ; Ladislas Farago, The Aftermath, New York, 1974, p. 372-374 ; U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 306-308.
-
[55]
Enregistrements Sassen, 67, p. 10. I. Wojak, Eichmann’s Memoiren, op. cit., p. 48 et p. 217-218, note 15, a calculé qu’il y avait au moins 73 cassettes et 798 pages de retranscription. Voir également G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 34.
-
[56]
Pour la version défensive d’Eichmann sur la manière dont les enregistrements furent produits, voir TAE, 4 : 1619, 1663-1665, 1760-1762, 5795-5796.
-
[57]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 100-101 ; interview de Klaus Eichmann, Quick, no 1, 1966.
-
[58]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 101.
-
[59]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 312-313.
-
[60]
I. Wojak, Eichmann’s Memoiren, op. cit., p. 26-27.
-
[61]
U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 312-313 ; I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 18-19.
-
[62]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 4.
-
[63]
Ibid., p. 2.
-
[64]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 78-79.
-
[65]
Ibid., p. 80-83.
-
[66]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 33-34. U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 313-314. Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 84.
-
[67]
Ibid., p. 7.
-
[68]
S. Wiesenthal, Justice n’est pas vengeance, op. cit., p. 91-93.
-
[69]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 32-33. Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 84. Michael Bar Zohar, The Avengers, trad. Len Ortzen, Londres, 1968, p. 573.
-
[70]
T. Segev, Le Septième Million. Les Israéliens et le génocide, op. cit., p. 386 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 84 ; I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 37, 110-111.
-
[71]
Le rapport d’Aharoni sur la mission est publié dans Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 88-100, 106-123. Le passage qui suit s’inspire directement de son rapport.
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[72]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, décrit avec force détail toutes les étapes de l’opération, et dresse une liste de toutes les personnes qui y participèrent. Bien que l’édition anglaise de 1997 donne les vrais noms de tous les agents, Aharoni est mentionné sous le nom de Yosef Kenet.
-
[73]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 110-111.
-
[74]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 126-140.
-
[75]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 128-151.
-
[76]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 131-138.
-
[77]
P. Z. Malkin et H. Stein, Eichmann in My Hands, op. cit., p. 181-187, donne une version de première main, étape par étape, de la capture.
-
[78]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 138-140 ; I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 166.
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[79]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 140-146.
-
[80]
Ibid., p. 142-143. Bormann était mort à Berlin en mai 1945 ; Mengele, quant à lui, était à Buenos Aires, mais s’était enfui au Paraguay lorsqu’il entendit la nouvelle de l’enlèvement d’Eichmann.
-
[81]
P. Z. Malkin et H. Stein, Eichmann in My Hands, op. cit., p. 208-231. I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 209. Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 152-154. Les traductions de Harel et Malkin/Dietl comportent de grandes différences. Pour la version française, voir G. Hausner, Justice à Jérusalem, op. cit., p. 362.
-
[82]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 146-147.
-
[83]
P. Z. Malkin et H. Stein, Eichmann in My Hands, op. cit., p. 203-219.
-
[84]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 572, 182, 189, 194-195.
-
[85]
Ibid., p. 208-209.
-
[86]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 257-270 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 159.
-
[87]
Interview de Klaus Eichmann, Quick, no 1, 1966. U. Goni, The Real Odessa, op. cit., p. 315-316. I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 179-181.
-
[88]
Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 179 ; I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 270-272.
-
[89]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 272-274.
-
[90]
Ibid., p. 281-283.
-
[91]
Ibid., p. 283-284. Voir aussi T. Segev, Le Septième Million. Les Israéliens et le génocide, op. cit., p. 386.
-
[92]
I. Harel, La Maison de la rue Garibaldi, op. cit., p. 283-284 ; Z. Aharoni et W. Dietl, Operation Eichmann, op. cit., p. 167 ; M. Pearlman, The Capture of Adolf Eichmann, op. cit., p. 124.
Le monde d’Eichmann se désintégra le 8 mai 1945. Ce jour-là, raconta-t-il quinze ans plus tard, « j’ai compris qu’il allait dorénavant me falloir mener une vie difficile, sans chef, une vie solitaire. Je ne recevrais plus d’instructions de quiconque, plus aucun ordre ou consigne ne me seraient transmis, plus aucune ordonnance utile à consulter – en bref, une vie totalement inconnue m’attendait. » Regardant en arrière, Eichmann ne se souvenait plus parfaitement de certains événements, voire de ses propres mouvements au cours des dernières heures du IIIe Reich, même si quelques incidents, parfois étranges, ressurgirent alors qu’il tentait, avec un sens aigu du détail, en bon bureaucrate qu’il était resté, d’affronter les conséquences de ses actions passées et de se préparer à ce qui devait suivre. La guerre perdue, il s’était en premier lieu préoccupé de sa famille.
Vera avait établi domicile au 8, Fischerndorf Strasse à Altaussee, en Autriche, dans une région située dans la « redoute alpine » où de nombreux officiers SS avaient déplacé leurs femmes et leurs enfants lors des derniers mois du conflit. Eichmann descendit alors de la montagne pour la voir, pour ce qui fut certainement la dernière fois avant son entrée dans la clandestinité et sa capture. Vera était en larmes. Eichmann se fit amèrement la réflexion que, à la différence des autres officiers du RSHA, lui n’avait pas rempli ses poches de devises étrangères, d’or ou de bijoux, et qu’il n’avait quasiment rien à lui donner pour les aider, elle et les garçons, à faire face aux temps difficiles à venir…
Date de mise en ligne : 01/12/2015
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