Chapitre d’ouvrage

Entretien. Une carrière à défendre : le métier d’agent de surveillance

Rencontre avec Didier G. Ministère de la Culture et de la Communication

Pages 221 à 228

Citer ce chapitre


  • Monjaret, A.
(2017). Entretien. Une carrière à défendre : le métier d’agent de surveillance Rencontre avec Didier G. Ministère de la Culture et de la Communication. Dans
  • F. Mairesse
  • et A. Monjaret
Accueillir et surveiller : Les métiers du gardien de musée (p. 221-228). La Documentation française. https://doi.org/10.3917/ldf.maire.2017.01.0221.

  • Monjaret, Anne.
« Entretien. Une carrière à défendre : le métier d’agent de surveillance : Rencontre avec Didier G. Ministère de la Culture et de la Communication ». Accueillir et surveiller Les métiers du gardien de musée, La Documentation française, 2017. p.221-228. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/accueillir-et-surveiller--9782111454286-page-221?lang=fr.

  • MONJARET, Anne,
2017. Entretien. Une carrière à défendre : le métier d’agent de surveillance Rencontre avec Didier G. Ministère de la Culture et de la Communication. In :
  • MAIRESSE, François
  • et MONJARET, Anne,
Accueillir et surveiller Les métiers du gardien de musée. Paris : La Documentation française. Musées-Mondes, p.221-228. DOI : 10.3917/ldf.maire.2017.01.0221. URL : https://shs.cairn.info/accueillir-et-surveiller--9782111454286-page-221?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ldf.maire.2017.01.0221


A. M. : Au musée d’Orsay, vous êtes assigné aux réserves et au mouvement des œuvres. Vous découvrez les peintres du xixe siècle, vous souvenez-vous des œuvres qui vous ont marqué ?D. G. : J’étais content parce que c’étaient quand même des œuvres relativement simples à décoder. Peut-être que les historiens d’art auraient fait apparaître telle ou telle subtilité, ou telle ou telle inspiration […]. J’appréciais ces beautés […]. J’avais été très content de pouvoir me promener […], même dans nos réserves, de pouvoir voir des œuvres qui ont été ou qui n’ont jamais été exposées, à Orsay […].A. M. : Vous décelez la composante sociale de certains tableaux du xixe et, bien plus tard encore, vous regrettez que cette dimension ne soit pas mieux valorisée par ce musée qui développe une vision principalement artistique.D. G. : Par exemple, ils avaient fait en 1995 une exposition sur Schneider et, à la même époque, c’étaient les cent ans de la CGT. Le patronat, une vision marteau-pilon, l’exode rural, mais je m’étais dit : « C’est quand même dommage de ne pas avoir ces aspects-là […]. » Tous ces aspects-là manquaient un peu dans la programmation, pour moi.A. M. : Votre regard est marqué par une dimension sociale. Alors que le musée d’Orsay est en chantier quand vous commencez à y travailler, vous prenez progressivement la mesure d’une non-reconnaissance de la fonction d’agent de surveillance, est-ce cela qui va motiver ensuite votre engagement syndical ?D. G. : C’était un chantier ! Même nos encadrants avaient du mal, parce que, nous, on arrivait par vagues, et comme il n’y avait pas encore d’œuvres dans les salles, etc…


Date de mise en ligne : 04/04/2024

https://doi.org/10.3917/ldf.maire.2017.01.0221

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