Chapitre d’ouvrage

10. Le travailleur social, le soignant et l’organisation

Pages 239 à 274

Citer ce chapitre


  • Arcand, M.
  • et Brissette, L.
(2024). 10. Le travailleur social, le soignant et l’organisation. Accompagner sans s'épuiser : Guide à l'intention des professionnels de la relation d'aide (p. 239-274). érès. https://shs.cairn.info/accompagner-sans-s-epuiser--9782749281216-page-239?lang=fr.

  • Arcand, Michelle.
  • et al.
« 10. Le travailleur social, le soignant et l’organisation ». Accompagner sans s'épuiser Guide à l'intention des professionnels de la relation d'aide, érès, 2024. p.239-274. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/accompagner-sans-s-epuiser--9782749281216-page-239?lang=fr.

  • ARCAND, Michelle
  • et BRISSETTE, Lorraine,
2024. 10. Le travailleur social, le soignant et l’organisation. In : Accompagner sans s'épuiser Guide à l'intention des professionnels de la relation d'aide. Toulouse : érès. Travail social et handicap - Essai, p.239-274. URL : https://shs.cairn.info/accompagner-sans-s-epuiser--9782749281216-page-239?lang=fr.

Notes

  • [1]
    H.J. Freudenberger, G. Richelson, Burn-out : The High Cost of High Achievement, New York, Bantam Books, 1981, p. 145.
  • [2]
    F. Baumann, Burn out. Quand le travail rend malade, Paris, Josette Lyon, 2007, p. 115-124.
  • [3]
    C. Vasey, Burn-out : le détecter et le prévenir, préface de A. Vicario, Genève, Jouvence Éditions, 2007, p. 15-28.
  • [4]
    D. McNeese-Smith, M. Nazarey, « A nursing shortage : Building organizational commitment among nurses », Journal of Healthcare Management, vol. 46, n° 3, 2001, p. 173-186.
  • [5]
    R. Vandeberghe, A.M. Huberman (sous la direction de), Understanding and Preventing Teacher Burnout : A Sourcebook of International Research and Practice, Cambridge University Press, 2006.
  • [6]
    C. Färber, Jobwechsel, Munich, Gräfe und Unzer, 2000.
  • [7]
    Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail de l’université Laval, « La santé psychologique au travail », www.cgsst.com
  • [8]
    M. Mikolajczak, I. Roskam, Le burn-out parental. L’éviter et s’en sortir, Paris, Odile Jacob, 2017 (testez votre niveau d’épuisement parental sur leur appli gratuite : « Dr Mood, Burn-out parental »).
  • [9]
    J. Grenier, M. Bourque, N. Saint-Amour, « La souffrance psychique au travail : une affaire de gestion », Intervention, n° 144, 2016, p. 9-20.
  • [10]
    D. Bernier, C. Larivière, Le soutien organisationnel aux pratiques d’intervention en contexte de changement, Groupe d’étude sur le soutien à l’intervention sociale (gesis), école de service social, université de Montréal, 1995, p. 36.
  • [11]
    C. Larivière, Styles de gestion, satisfaction au travail et efficacité organisationnelle perçus dans 11 clsc, thèse de doctorat en sociologie, université de Montréal, 1994, citée dans D. Bernier, C. Larivière, Le soutien organisationnel aux pratiques d’intervention en contexte de changement, op. cit., p. 37.
  • [12]
    A.M. Pines, E. Aronson, D. Kafry, Le burnout, Montréal, Éditions Le Jour, 1990.
  • [13]
    Ibid.
  • [14]
    A. Duquette, S. Kérouac, B. Sandhu, P. Saulnier, Étude longitudinale de déterminants psychosociaux de la santé au travail de l’infirmière en gériatrie, faculté des sciences infirmières, université de Montréal, 1995, p. 5.
  • [15]
    J.A. Rosenthal, E. Waters, « Predictors of child welfare worker retention and performance : Focus on title IV-E, Funded Social Work Education », Journal of Social Service Research, vol. 32, n° 3, 2006, p. 67-85, https://www.tandfonline.com/journals/wssr20
  • [16]
    M.E. Rautkis, G.F. Koeske, « Maintaining social workers morale : When supportive supervision is not enough », Administration in Social Work, vol. 18, n° 1, 1994, p. 39.
  • [17]
    G.F. Koeske, R.D. Koeske, « Work load and burnout : Can social support and perceived accomplishment help ? », Social Work, vol. 34, n° 3, 1989, p. 243.
  • [18]
    J. Poulin, C. Walter, « Retention plans and job satisfaction of gerontological social workers », Journal of Gerontological Social Work, vol. 19, n° 1, 1992, p. 99.
  • [19]
    M.E. Rautkis, G.F. Koeske, « Maintaining social workers morale : When supportive supervision is not enough », op. cit., p. 39.
  • [20]
    N. Lessard, Comprendre la réalité de l’épuisement professionnel chez les intervenants sociaux œuvrant dans la région de l’Outaouais, mémoire présenté à l’école de service social en vue de l’obtention de la maîtrise en service social, sous la direction de K. Croteau, université d’Ottawa, septembre 2019.
  • [21]
    É. Zucman, citée dans J. Vachon, « Burn out : les travailleurs sociaux à l’épreuve du syndrome », ash, n° 1819, 1993, p. 9-10.
  • [22]
    F. Lesemann, « Le rapport Rochon et le social : une interprétation », Intervention, n° 80, 1988, p. 66-74.

Tout au long de cet ouvrage, nous avons tenté de cerner quelle est la part de responsabilité du travailleur social et du soignant en tant qu’individu dans le processus pouvant conduire à l’épuisement. Que peut-il faire pour protéger ses énergies et sa santé dans cette profession à haut risque d’épuisement ? Nous allons maintenant porter notre regard sur la place qu’occupe le contexte organisationnel dans ce phénomène. C’est en effet très souvent ce contexte qui est visé comme cause première de l’épuisement par les différents acteurs du milieu du travail.
Si le contexte organisationnel est désigné comme étant la cause principale de l’épuisement, il convient de prendre le temps d’aborder cette affirmation en cherchant à identifier la part de responsabilité qui lui est réellement attribuable dans l’épuisement des travailleurs sociaux. Pour ce faire, nous allons prendre connaissance de ce que disent les chercheurs et les experts à propos du phénomène du burn out ou de l’épuisement. Nous avons déjà indiqué que les causes de l’épuisement sont multifactorielles, il ne sert donc à rien de vouloir chercher un coupable : l’individu ou l’organisation ?
C’est Herbert J. Freudenberger, psychologue et psychothérapeute américain, qui a identifié et nommé le syndrome d’épuisement professionnel, ou burn out en 1980. Freudenberger a d’abord observé le phénomène du burn out en 1974 auprès de jeunes travailleurs sociaux qu’il décrit comme idéalistes, dans un contexte où le travail représentait, pour bon nombre de ces jeunes professionnels, un engagement profond pour la défense des droits des personnes ayant moins d’autonomie sociale…


Date de mise en ligne : 27/09/2024

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