L’émergence d’une histoire environnementale
- Par Grégory Quenet
Pages 191 à 203
Citer ce chapitre
- QUENET, Grégory,
- GRANGER, Christophe,
- Quenet, Grégory.
- Quenet, G.
- C. Granger
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Notes
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[1]
Tableau raisonné dans Fabien Locher et Grégory Quenet, « L’histoire environnementale : origines, enjeux et perspectives d’un nouveau chantier », Revue d’histoire moderne et contemporaine, n° 56-4, 2009, p. 7-37. Pour une discussion critique : Alice Ingold, « Écrire la nature. De l’histoire sociale à la question environnementale ? », Annales HSS, n° 66-1, 2011, p. 1-29.
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[2]
John R. McNeill, « Observations on the Nature and Culture of Environmental History », History and Theory, n° 42, 2003, p. 29.
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[3]
Elle est, sur ce point, proche de la philosophie de l’environnement, comme en témoigne l’itinéraire de John Callicott.
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[4]
Emmanuel Le Roy Ladurie, « Pour une histoire de l’environnement : la part du climat », Annales ESC., n° 25-5, 1970, p. 1459-1470 ; et « Histoire et environnement », ibid., n° 29-3, 1974, p. 537.
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[5]
Florian Charvolin, L’Invention de l’environnement en France, Paris, La Découverte, 2003.
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[6]
Marie-Claire Robic (dir.), Du milieu à l’environnement. Pratiques et représentations du rapport homme/nature depuis la Renaissance, Paris, Economica, 1992.
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[7]
Michel de Certeau, L’Écriture de l’histoire, Paris, Gallimard, 1975, p. 81.
-
[8]
Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen au temps de Philippe II, Paris, Armand Colin, 1966, p. 249-262.
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[9]
Kendall E. Bailes (dir.), Environmental History. Critical Issues in Comparative Perspective, Boston, University Press of America, 1985.
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[10]
William Cronon, Changes in the Land. Indians, Colonists, and the Ecology of New England, New York, Hill and Wang, 1983.
-
[11]
William Cronon, « Revisiting the Vanishing Frontier: the Legacy of Frederick Jackson Turner », The Western Historical Quarterly, n° 18-2, 1987, p. 157-176 (cit. p. 172).
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[12]
John Opie, « Environmental History: Pitfalls and Opportunities », Environmental Review, n° 7-1, 1983, p. 8-16.
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[13]
William Cronon, « The Trouble with Wilderness: or, Getting Back to the Wrong Nature », Environmental History, n° 1-1, 1996, p. 7-28.
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[14]
Ainsi John Opie (« Environmental History », art. cité) déclarant : « L’historien de l’environnement le plus indiscutable et conscient est toujours Fernand Braudel de l’école des Annales française. » Cependant, comme il le fait remarquer, la longue durée est peu adaptée à un contexte états-unien fait de temporalités plus courtes.
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[15]
Gérard Noiriel, Sur la « crise » de l’histoire, Paris, Belin, 1996, p. 70-89.
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[16]
Richard White, « From Wilderness to Hybrid Landscapes: the Cultural Turn in Environmental History », The Historian, n° 66-3, 2004, p. 557-564.
-
[17]
William Cronon, « A Place for Stories: Nature, History, and Narrative », The Journal of American History, vol. 4, n° 78, 1992, p. 1347-1376.
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[18]
Bruno Latour, Changer de société. Refaire de la sociologie, Paris, La Découverte, 2006, p. 20-21.
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[19]
Ramachandra Guha, « Radical American Environmentalism and Wilderness Preservation: a Third World Critique », Environmental Ethics, n° 11, 1989, p. 71-83.
-
[20]
Ranajit Guha, Elementary Aspects of Peasant Insurgency in Colonial India, Delhi, Oxford University Press, 1983 ; et The Unquiet Woods. Ecological Change and Peasant Resistance in the Himalaya, Oxford, Oxford University Press, 1989.
-
[21]
Amita Baviskar, In the Belly of the River. Tribal Conflicts over Development in the Narmada Valley, Delhi, Oxford University Press, 1995.
-
[22]
William L. Thomas (dir.), Man’s Role in Changing the Face of the Earth, Chicago, 1956.
- [23]
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[24]
Richard Judd, « Approches en histoire environnementale : le cas de la Nouvelle-Angleterre et du Québec », Globe. Revue internationale d’études québécoises, n° 9-1, 2006, p. 67-92.
-
[25]
Stéphane Castonguay, « Faire du Québec un objet de l’histoire environnementale », Globe. Revue internationale d’études québécoises, n° 9-1, 2006, p. 17-49.
-
[26]
Geneviève Massard-Guilbaud, « France », Environment & History, n° 10-4, 2004, p. 513-514.
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[27]
Michael Bess, La France vert clair. Écologie et modernité technologique 1960-2000, Seyssel, Champ Vallon, 2011 [2003].
-
[28]
Alfred Crosby, The Columbian Exchange. Biological and Cultural Consequences of 1492, Wesport, Greenwood, 1972 ; John McNeill, Quelque chose de neuf sous le soleil. Une histoire environnementale du xxe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2010 [2000].
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[29]
Dipesh Chakrabarty, « The Climate of History: Four Theses », Critical Inquiry, n° 35, 2009, p. 197-222. L’anthropocène désigne une nouvelle ère géologique, commençant autour des années 1860, lorsque l’impact de l’espèce humaine sur la planète, de local et régional, devient global. Voir Paul J. Crutzen, IGBP Newsletter, n° 41, 2000.
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[30]
Richard White, Land Use, Environment, and Social Change. The Shaping of Island County, Seattle, University of Washington Press, 1980 ; et The Roots of Dependency. Subsistence, Environment, and Social Change among the Choctaws, Pawnees, and Navajos, Lincoln, University of Nebraska Press, 1983.
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[31]
François Walter, Les Formes paysagères de la Nation, Paris, Éd. EHESS, 1995 ; Richard White, « The Nationalization of Nature », Journal of American History, n° 86-3, 1999, p. 976-989.
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[32]
Richard C. Hoffmann, Nancy Langston, James C. McCann, Peter C. Perdue et Lise Sedrez, « AHR Conversation: Environmental Historians and Environmental Crisis », American Historical Review, n° 113, 2008, p. 1431-1465.
- [33]
Pourquoi qualifier d’émergent un champ de recherche établi depuis plusieurs décennies sous la bannière de l’histoire environnementale et comptant aujourd’hui plusieurs milliers de chercheurs affiliés à des sociétés académiques très actives ? Dans un certain nombre de pays, dont la France, l’histoire environnementale reste une nouveauté dans le paysage intellectuel et institutionnel. Certes, l’environnement n’a pas attendu l’histoire environnementale pour être pris en compte par les historiens et les sciences sociales, mais celle-ci en a transformé les schémas d’analyse, recomposant les traditions intellectuelles existantes. Cette histoire à la fois longue et courte rend plus complexe la présentation des catégories de pensée promues par l’histoire environnementale et de leur nouveauté : les contextes de production et de réception varient, en effet, d’un pays à l’autre et d’une décennie à l’autre. Les transferts culturels d’une recherche fortement internationalisée, les décalages de temporalité et la diversité des pratiques d’écriture sont propices aux contresens. Aux bilans historiographiques souvent de circonstance, on préférera la lecture de l’histoire environnementale elle-même, c’est-à-dire des études empiriques et des monographies qui ont démontré la fécondité des perspectives environnementales en histoire. Mais, face à une production qui a explosé, signe de la vitalité du champ, des repères sont nécessaires : s’il était encore possible en 1985 de lire l’ensemble de la littérature en un été, huit ans plus tard le volume de publications était multiplié par cent, et toute exhaustivité impossible aujourd’hu…
Date de mise en ligne : 17/09/2025
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