II. Entretien de Jean-Pascal Léger avec Anne de Staël à Cerisy : La Triade
- Par Jean-Pascal Léger
- et Anne de Staël
Pages 33 à 45
Citer ce chapitre
- LÉGER, Jean-Pascal
- et DE STAËL, Anne,
- YOUNÈS, Chris
- et FRÉROT, Olivier,
- Léger, Jean-Pascal.
- et al.
- Léger, J.-P.
- et De Staël, A.
- C. Younès
- et O. Frérot
https://doi.org/10.3917/herm.youne.2016.01.0033
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- Léger, J.-P.
- et De Staël, A.
- C. Younès
- et O. Frérot
- Léger, Jean-Pascal.
- et al.
- LÉGER, Jean-Pascal
- et DE STAËL, Anne,
- YOUNÈS, Chris
- et FRÉROT, Olivier,
https://doi.org/10.3917/herm.youne.2016.01.0033
Notes
-
[1]
Citations de lettres de Pierre Tal Coat adressées à Françoise Simecek, 1970-1972, publiées sous le titre Libre regard, Paris, Maeght, 1991.
J.-P. L. : Je suis particulièrement heureux d’avoir à mes côtés Anne de Staël. Anne s’est présentée hier soir sobrement : « Je suis Anne de Staël ». J’ajouterai qu’elle est l’auteur de Cingles, de La remarque de l’ours, du Cahier océanique et Du Trait à la Couleur, un livre majeur sur l’œuvre de son père. Elle fut la femme d’André du Bouchet, disparu en 2001.
Anne incarne ce « carrefour des sens » et cette rencontre entre la poésie et la peinture. Je crois que, depuis toujours, elle est amenée à y penser chaque jour, pour ne pas dire chaque minute. Avant d’aller voir à Coutances l’exposition La Triade, je lui demanderai de nous éclairer sur le rapport d’André du Bouchet à Pierre Tal Coat et aussi à Henri Maldiney. Du moment où il a rencontré Tal Coat jusqu’à sa propre disparition, André du Bouchet s’est interrogé sur l’œuvre de Tal Coat, sur son devenir, et sur le parcours de cet homme qui était pour lui un véritable interlocuteur.
André du Bouchet avait chez lui des œuvres majeures de Tal Coat. Voici d’abord les premières lignes d’une lettre d’André du Bouchet à son ami Tal Coat. La lettre est datée – cela aide beaucoup ceux qui font des classifications – « jeudi » – et on ne sait d’où elle est envoyée :
Cher Pierre, souvent je pense à l’œuvre que vous habitez comme à un pays illimité, en déplacement toujours et qui atteint à un point si précis pourtant, l’habitant n’est pas dans la limite et moi-même, survenant du dehors, je vous y accompagne, vous le savez, comme face aujourd’hui à nulle autre peinture…
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